5 chiffres à retenir sur le Pont du Gard

source : https://www.france.fr/fr/occitanie-sud-de-france/liste/5-chiffres-a-retenir-sur-le-pont-du-gard

Monument antique le plus visité de France, aqueduc classé par l’Unesco, le Pont du Gard est l’un des vestiges romains les mieux conservés au monde.

Situé en Occitanie, entre Nîmes, Uzès et Avignon, cette merveille de l’Antiquité est une prouesse technique avec ses dimensions hors normes mais aussi un site magique redevenu naturel depuis son réaménagement dans les années 2000.

49 metres

C’est la hauteur de ce pont-aqueduc construit par les Romains au 1er siècle de notre ère, un record pour l’époque ! Il reste aujourd’hui le seul exemple de pont antique à 3 étages encore debout avec une triple rangée d’arcades superposées : 6 arches au niveau inférieur, 11 au deuxième et 35 au troisième.

50 kilomètres

Le pont faisait partie de l’aqueduc romain qui conduisait l’eau d’Uzès à Nîmes : 50 kilomètres de canalisations traversant la garrigue ou enfouies sous la terre sauf au passage du Gardon. Il fallut enjamber la rivière en construisant cet ouvrage long de 273 mètres aujourd’hui dans sa partie supérieure (360 à l’origine avec 12 arches supplémentaires).

2 000

L’an 2000 marque le début d’une autre histoire pour le Pont du Gard. Utilisé jusqu’au VIe siècle, puis péage au Moyen Âge, il fut pont routier du XVIIIe au XXe siècle. Une Opération Grand Site engagée en 2000 lui a rendu son cadre primitif, sans circulation automobile ni les constructions qui avaient proliféré alentours.

4500 m2 de musée

Un superbe espace muséographique enterré, sur la rive gauche du Pont, retrace de manière ludique et pédagogique l’histoire passionnante de la construction de l’aqueduc et sa fonction dans le mode de vie à l’époque romaine. Au total, 4 500 m2 pour se cultiver, à grand renfort de films, expos, reconstitutions virtuelles…

J.J.Rousseau au PONT DU GARD

Au Pont du Gard
par Jean-Jacques Rousseau

« Après un déjeuner d’excellentes figues, je pris un guide et j’allai voir le Pont du Gard. C’était le premier ouvrage des Romains que j’eusse vu. Je m’attendais à voir un monument digne des mains qui l’avaient construit. Pour le coup, l’objet passa mon attente et ce fut la seule fois de ma vie. Il n’appartenait qu’aux Romains de produire cet effet. L’art de ce simple et noble ouvrage me frappa d’autant plus qu’il est au milieu d’un désert où le silence et la solitude rendent l’objet plus frappant et l’admiration plus vive, car ce prétendu pont n’était qu’un aqueduc. On se demande quelle force a transporté ces pierres énormes si loin de toute carrière et a réuni les bras de tant de milliers d’hommes en un lieu où il n’en habite aucun. Je parcourus les trois étages de ce superbe édifice que le respect m’empêchait presque d’oser fouler sous mes pieds… Le retentissement de mes pas sous ces immenses voûtes me faisait croire entendre la voix de ceux qui les avaient bâties. Je me perdais comme un insecte dans cette immensité. Je sentais, tout en me faisant petit, je ne sais quoi qui m’élevait l’âme et je me disais : « Que ne suis-je Romain ! »
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, I ère partie, Livre VI.

vue du Pont du Gard en 1851 par Edouard Baldus.

Peinture à Montpellier : Jean Ranc au Musée Fabre

JEAN RANC - UN MONTPELLIÉRAIN À LA COUR DES ROIS

JEAN RANC (1674-1735), UN MONTPELLIÉRAIN À LA COUR DES ROIS

26 janvier 2020-26 avril 2020

Cet hiver, le musée Fabre présente la première exposition consacrée à Jean Ranc, peintre né à Montpellier en 1674 et qui accomplit une carrière internationale, entre Paris et Madrid. Spécialisé dans le portrait d’apparat, Jean Ranc développa un langage pictural fait d’élégance et de raffinement, pour servir le prestige de ses commanditaires.

D’abord formé dans l’atelier montpelliérain de son père Antoine, Jean gagne Paris en 1696 pour devenir collaborateur de Hyacinthe Rigaud. Reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1703,  il expose un ensemble de onze tableaux au Salon de 1704. Ses clients apprécient la beauté de ses tissus, la brillance de ses moirures et le charme de ses couleurs. Sa renommée lui permet d’exécuter le portrait de grands seigneurs tels que Joseph Bonnier de la Mosson, et même des personnages de rang royal, comme le jeune Louis XV ou le Régent Philippe d’Orléans.

Sa carrière devient internationale lorsqu’en 1722, il est appelé par le roi d’Espagne Philippe V, petit fils de Louis XIV, pour devenir le portraitiste officiel de la cour. L’artiste exécute ainsi les effigies du roi, de la reine, des infants et infantes de la cour d’Espagne, et devient le témoin des échanges matrimoniaux et diplomatiques entre la monarchie française et espagnole.

Grâce aux prêts d’institutions prestigieuses telles que le Musée du Prado, le Patrimonio Nacional, le Musée national de Stockholm ou le Musée du château de Versailles, l’exposition permet de révéler le talent de l’auteur du très célèbre Vertumne et Pomone du musée Fabre. Avec le concours de nombreux collectionneurs particuliers, l’exposition révèle un très bel ensemble d’œuvres inédites.

à voir en urgence, une edition de « De humani corporis fabrica » de Vesale!au musée Fabre à Montpellier

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Dans le cadre de l’exposition « art et anatomie » il est exposé au musée Fabre de Montpellier un exemplaire de 1555 du fameux traité d’anatomie écrit par le médecin flamand, « Père de l’anatomie moderne », André VÉSALE dit Andreas Vesalius. (1514/1564).

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En toute honneteté, je suis restée schotchée devant cette oeuvre magistrale dont j’ai souvent parlé à mes etudiants lors du cours sur la Renaissance ou dans le cadre de mes visites. Mais là, l’avoir sous les yeux…c’est incroyable !

La Fabrica contient l’unique portrait de Vésale réalisé de son vivant, il est attribué à un élève du Titien, Jan Stephan van Calcar (1499-1546 ?).

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Cet ouvrage, le plus exact et le plus complet de l’époque, provoqua des débats passionnés, il fut un sujet d’admiration et de scandale, car tout y était En 1555, il en publie une deuxième édition dans laquelle il corrigera légèrement certaines erreurs de Galien, notamment à propos de la circulation sanguine.

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Vers 1533, Vésale ayant été le condisciple de Guillaume Rondelet dit Rondibili à la faculté de Montpellier; la légende veut que Vésale ait poursuivi ses études de médecine à Montpellier, mais son séjour dans cette ville ne peut être vérifié.

Vous l’aurez compris cet ouvrage est très peu exposé donc profitez-en!

pour la petite histoire, Vésale est condamné à être brûlé vif .

Heureusement, le roi Philippe II vient au secours du médecin. Il échappera au bucher s’il part faire pénitence à Jérusalem. C’est ainsi qu’André Vésale quitte sa maison, sa femme et ses enfants pour un long pèlerinage vers Chypre puis la Terre Sainte. Après une période de repentance, il a l’autorisation de rentrer. Justement, l’Université de Padoue lui propose de reprendre son poste de professeur d’anatomie. De quoi prendre un nouveau départ, loin de Madrid.

Il trouve une place sur un bateau de pèlerins qui doit le ramener en Italie. Seulement le voyage se transforme en cauchemar. Une tempête arrive et l’équipage n’est pas formé pour y faire face. De plus, la nourriture est avariée et l’hygiène à bord est catastrophique. André Vésale se sent mal, il pense avoir attrapé le scorbut comme de nombreux passagers. Le capitaine du navire le débarque alors sur l’île de Zante, au large du Péloponnèse. A bout de force, seul et sans aucun moyen de se soigner, le père de l’anatomie moderne meurt après quelques jours d’agonie. En réalité, il souffrait du typhus. Triste fin pour cette pointure du monde médical!

version en ligne https://memonum-mediatheques.montpellier3m.fr/viewer_pdf/viewer/bibnumerique.html?file=/bibliotheque_numerique/IFD_FICJOINT_TEXTE_IMPRIME_C0769_1_1.pdf

les Trésors du Vaucluse

Demandez moi le programme!

Petit tour au musée de la soie en Cévennes

Le musée
Le musée comporte plusieurs parties qui suivent l’ordre chronologique de l’activité séricicole.
Une première salle reconstitue une magnanerie avec la présence d’un taulier, vaste échafaudage de tables et de claies où vous pourrez observer, d’avril à octobre, un élevage de vers à soie vivants à tous les stades du cycle. Le matériel nécessaire à la gestion d’un tel élevage est également visible : boites à graine, incubateurs, paniers pour récolter les feuilles de mûrier, coupe-feuilles, matériel pour la sélection des vers, matériel pour maintenir une température et une hygrométrie adéquate dans la magnanerie…
Un espace est également consacré aux maladies des élevages de ver à soie, à Pasteur et au développement de la méthode de sélection par grainage cellulaire.

Une seconde salle est consacrée à la filature c’est-à-dire à la fabrication du fil de soie à partir des cocons. Les objets exposés sont des objets qui ont été réellement utilisés soit par les « tireurs de soie » à domicile (bassines de battage, bassines de dévidage …), soit par les grands ateliers de filature avec, par exemple, présence d’une grande « bassine de filature » mais aussi de plusieurs bancs à dévider. On peut également observer le matériel permettant de contrôler la qualité du fil : son titrage, sa résistance…

La troisième salle est dédiée au tissage et au tricotage. Vous pourrez observer plusieurs machines d’époque différentes retraçant les différentes étapes du tissage : volumineux ourdissoir permettant de mettre en place, sur un tambour, les fils de chaîne qui seront ensuite transférés sur les métiers à tisser. Métiers à tisser manuels ou mécaniques, mécaniques Jacquard …
Le secteur tricotage, activité plus spécifique des Cévennes, est également bien équipé avec plusieurs machines à tricoter ayant fonctionné dans des ateliers cévenols et avec une exposition de bas de soie brodés …

Plus loin, vous accédez à l’espace découverte enfant avec une vidéo adaptée, des jeux (quiz, collage, coloriage …), de petits métiers à tisser et des vers à soie à observer de près qu’il est permis de toucher.

le génie romain : le Pont du Gard

http://rmcdecouverte.bfmtv.com/le-genie-romain/program_5257/

L´architecture de l´aqueduc de Nîmes a révolutionné les techniques de construction. Emblématique de l´ingénierie romaine, vers 50 Av. J-C, il a amélioré la qualité de vie des habitants de la cité en supportant la canalisation d´eau sur 50 km et en acheminant des millions de litres d´eau pour assainir la ville. De nombreuses fontaines, des thermes, de magnifiques jardins et de riches demeures ont été créés. L´aqueduc apparaît comme un ouvrage significatif des qualités des bâtisseurs romains, en raison de ses dimensions exceptionnelles et surtout de sa remarquable conservation. Des spécialistes ont remonté les étapes de sa construction pour percer les secrets du génie scientifique romain.

Plus que quelques jours pour retrouver Soulages en tete à tete à Montpellier!

Collection Soulages

27 NOVEMBRE 2019 – 29 MARS 2020

À l’occasion des cent ans de Pierre Soulages, le musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole vous convie, au travers d’un parcours enrichi de nouvelles œuvres, de documents d’archives et de témoignages littéraires, à (re) découvrir sous un nouvel angle, subjectif et intime, le travail de Pierre Soulages, dont les liens privilégiés avec Montpellier remontent à son plus jeune âge. Des commentaires de l’artiste, qui a fréquenté assidûment le musée tout au long de sa carrière et fut marqué par nombre de ses œuvres, viennent ponctuer les salles des collections permanentes du musée.

Inaugurées en 2007, avec la réouverture du musée Fabre après un vaste chantier de rénovation, les salles Soulages, au cœur du parcours consacré à l’art moderne et contemporain du musée, abritent sur 600 m² un ensemble unique constitué grâce aux dons et dépôts de l’artiste. La nouvelle aile du musée, conçue comme un « écrin de lumière » a été spécialement dessinée pour y présenter ses grands formats. Elle offre des conditions idéales pour admirer l’œuvre de l’artiste : certains polyptyques suspendus à l’aide de câbles semblent flotter dans l’espace, tandis que le mur de verre filtre la lumière permettant un dialogue subtil entre la lumière du midi et la surface des Outrenoirs.

Les parcours lumineux du musée Fabre

Certes, l’article date un peu mais il donne une idée de la diversité de ce Grand musée!

https://www.lesechos.fr/2007/02/les-parcours-lumineux-du-musee-fabre-521589

Montpellier est un bon exemple de la façon dont une vieille institution peut retrouver fierté et dynamisme. Georges Frêche, inépuisable entrepreneur et président de la Communauté d’agglomération de Montpellier, laquelle a financé 75 % du coût total de l’opération, estimé à 62 millions d’euros, ne peut que s’en féliciter. Mais au-delà de l’investissement, c’est la stratégie qui compte. La bonne idée est d’avoir su rallier au projet deux artistes contemporains majeurs : Daniel Buren, qui réinvente l’entrée du musée depuis l’esplanade Charles-de-Gaulle, et Pierre Soulages, qui effectue une donation de vingt tableaux, pour lesquels est conçu un espace spécifique. Le pari est aussi de conduire une réhabilitation-extension complète qui apporte souffle et cohérence au musée en lui permettant à la fois d’étendre ses collections et de mieux accueillir le public.

Composé de bâtiments de différentes époques et de cinq cours enchâssées dans la ville, le vieux musée Fabre manquait par trop de lisibilité. Le projet mené conjointement par l’agence Brochet-Lajus-Pueyo de Bordeaux et l’atelier Nebout de Montpellier lui redonne une unité au travers d’un parcours fluide guidé par la lumière et respectueux de l’identité de chacun des bâtiments.
Clef du projet, la position du nouveau hall creusé sous la cour Bazille permet de différencier clairement les parcours. En amont se déploient les espaces en libre accès : la boutique et le centre de documentation ainsi que l’auditorium, le restaurant et l’espace Médiation, organisés autour de la cour Vien. En aval, deux options sont proposées : soit la visite de la collection permanente amorcée à partir d’un vaste atrium sous verrière, soit l’accès direct à la grande salle d’expositions temporaires creusée sous la cour Bourdon, de plain-pied avec le hall.

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La collection permanente s’organise ainsi au fil des bâtiments existants, depuis l’hôtel de Massilian, enclave historique du musée fortement remaniée au XIXe siècle, jusqu’à l’ancien collège de jésuites datant du XVIIe siècle. Tout au long de cette boucle historique, le travail des architectes a consisté à restituer les volumes et les ambiances d’origine, en particulier dans la suite magistrale de la salle du Jeu de paume, la salle des Griffons et la salle des Colonnes, mais aussi dans les anciens appartements des Fabre, reconquis pour l’occasion. Au-delà de la restitution, la gageure a été de mettre en place les chaînons manquants pour fédérer le parcours, par exemple avec la création de trois nouvelles salles dans l’ancienne bibliothèque. Respectueuse du bâti, l’intervention l’est tout autant des oeuvres avec un parti pris de discrétion dans les prescriptions, optant notamment pour une résine gris mat au sol et des parois ton sur ton. « Nous avons choisi de faire disparaître les murs avec une dématérialisation sol-paroi-plafond, tous du même ton gris clair. Les oeuvres apparaissent accrochées de la manière la plus élégante, comme en lévitation. L’espace est révélé par la lumière, vrai fil conducteur du musée », commente Emmanuel Nebout.
Un cocon de verre et de béton
L’objectif est d’obtenir des ambiances continues, avec une diffusion égale de la lumière naturelle et de la lumière artificielle. Selon les configurations des salles, plusieurs dispositifs ont été mis en oeuvre : plaques de verre diffusantes, puits de lumière, rails suspendus… Parmi les plus réussies, la salle Courbet campe sous un immense puits de lumière qui fait quasiment disparaître le plafond : « Une sorte d’abat-jour hypertrophié permet une diffusion le plus naturelle possible », note Emmanuel Nebout.
Au fur et à mesure, tous les bâtiments sont mis en relation. Les différentes séquences sont reliées entre elles par des passages bien identifiés, entièrement habillés de bois sombre de wengué, qui accueillent les circulations verticales, les aires de détente ou les espaces multimédias. « Ces scansions apportent des repères à petite échelle dans le dispositif. Elles sont conçues à l’image de mobilier tels des seuils ou des coins en bois », fait valoir Olivier Brochet.

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La collection trouve ses aises dans les nouveaux espaces, avec des surfaces d’exposition plus que doublées. Point d’orgue du parcours, l’aile contemporaine, dédiée aux oeuvres de Soulages, se dresse au fond de la cour Bourdon, sous laquelle est logée la salle d’exposition temporaire. L’équerre bâtie ainsi constituée en regard du pignon de l’église Notre-Dame-des-Tables se distingue par son traitement contemporain radical, entre minimalisme et abstraction. Le sol de la cour est composé de bandes alternées de marbre de Carrare et de lés de verre qui dessinent un parterre parfaitement réglé. La paroi du bâtiment créé prend la forme d’un mur de lumière. « Nous avons travaillé le thème de la lumière jusqu’à faire disparaître le mur », explique Emmanuel Nebout.
Laiteuse de jour et irradiante la nuit, la présence magique de cette cimaise grandeur nature est en réalité due à une double paroi de verre assujettie à une charpente métallique parcourue de tubes fluorescents. A l’extérieur, des plaques de différentes dimensions en verre « bullé » créent un grand motif en relief. A l’intérieur, des panneaux réglés en verre extraclair procurent un effet de calque aux nuances changeantes. Pierre Soulages, qui avoue avoir eu quelques doutes au départ, a laissé faire les architectes et s’estime aujourd’hui très satisfait. Ses grands tableaux noirs suspendus au plafond trouvent leur place exacte dans ce cocon de verre et de béton calibré sur mesure. Tenu de A à Z dans ses parties historiques comme dans son extension contemporaine, le musée Fabre met ainsi l’architecture en sourdine pour prendre le parti des oeuvres.

FLORENCE ACCORSI

Qui était Sébastien Bourdon?

Né à Montpellier en 1616, formé à Rome et à Paris, peintre de cour de la reine Christine de Suède, Sébastien Bourdon compte parmi les personnalités les plus brillantes du XVIIe siècle français.

Sébastien Bourdon

Résumé de l’oeuvre picturale de Bourdon lors de sa retrospective au Musée Fabre en 2000.

La diversité d’inspiration de Bourdon révèle une exceptionnelle sensibilité, capable de s’attacher à des pensées diverses, sinon contradictoires, et d’en dégager la richesse intrinsèque. Sa science des volumes donne à ses compositions solidité et équilibre, alors que le dosage des couleurs fondamentales confère à ses œuvres un éclat incomparable. Il excelle dans tous les genres : bambochades et paysages appréciés de tout temps ; grands tableaux d’autel, baroques et sensuels ; tableaux d’Histoire où il se montre de plus en plus sensible au classicisme noble et méditatif de Poussin ; portraits élégants et raffinés à la manière de Van Dyck… Les plus grandes institutions ont accepté de consentir des prêts exceptionnels dont la National Gallery of Art de Washington D.C, avec le célèbre Moïse sauvé des eaux, l’extraordinaire Paysage au moulin de Providence, le Louvre avec plusieurs prêts exceptionnels dont La Présentation  au temple, de très nombreux musées de région en France (Lille, Lyon, Brest …), le Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg avec la Mort  de Didon ; le Prado à Madrid à qui l’on doit plusieurs prêts dont La Reine Christine  à cheval, œuvre mythique de l’artiste. Environ soixante-quinze tableaux, présentés chronologiquement, cinquante dessins et gravures, couvrent l’ensemble de la carrière de Bourdon et permettent de découvrir tous les aspects de son art, d’apprécier son classicisme élégant ainsi que l’extraordinaire richesse de sa palette colorée.

Tableau de Bourdon dans la Cathédrale de Montpellier

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Après le retour de la ville sous l’autorité royale, le chapitre de Saint-Pierre passa commande d’un grand tableau d’autel au peintre Sébastien Bourdon (1616-1671), protestant converti, issu d’une famille d’artisans de Montpellier. Peintre renommé, membre de l’Académie royale de peinture, Bourdon prit  pour thème – à moins qu’il lui ait été imposé – un épisode des Actes des Apôtres (VIII, 9-24) rarement illustré par les peintres : la chute de Simon le magicien. Fameux parmi les Samaritains pour ses sortilèges, Simon, comme beaucoup d’entre eux, s’était fait baptiser. Lors de la venue de l’apôtre Pierre en Samarie, il voulut recevoir l’Esprit Saint en échange d’argent dans l’espoir de pouvoir, lui aussi, faire des miracles. Pierre refusa et le maudit pour avoir voulu acheter « le don gratuit de Dieu ». Le Concile de Trente avait condamné sévèrement le commerce des valeurs spirituelles et à Montpellier, au lendemain des violences religieuses, le thème choisi par Bourdon symbolisait clairement la victoire de la papauté sur l’hérésie, mais aussi la condamnation des pratiques qui l’avaient suscitée. Dans une composition novatrice et très virtuose, qui ordonne la scène en strates de plus en plus larges, Bourdon s’est représenté lui-même parmi une trentaine de témoins de la punition de Simon, qui, sous les yeux de l’empereur Néron, échoue à s’élever au ciel, comme l’avait fait Jésus. Malgré le scandale qu’il provoqua, le  tableau demeura longtemps au-dessus du maître-autel, jusqu’à ce que la transformation du chœur impose son déplacement.  C’est dans le transept droit qu’on peut aujourd’hui l’admirer, privé malheureusement de son spectaculaire cadre doré.

Sébastien Bourdon (1616–1671), peintre montpelliérain

1658 Huile sur toile 6,50 x 4,70 m

Une nouvelle exposition au Musée de la Romanité à Nimes

https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/une-nouvelle-exposition-au-musee-de-la-romanite-1576766816

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À Nîmes, le Musée de la Romanité propose, à partir de ce vendredi 20 décembre 2019 et jusqu’au 8 mars 2020, une exploration virtuelle de l’Empire romain. Cette exposition est le fruit des nouvelles technologies de numérisation. Au cours de la visite, nous sommes invités à « voyager dans l’histoire, au fil de projections spectaculaires des sites archéologiques de Palmyre, Aphrodisias, Leptis Magna ou Pompéi… Alliant monuments méconnus et symboles du patrimoine mondial, l’exposition invite à découvrir les modèles urbains et architecturaux des cités romaines, si différents et à la fois si semblables ».

Le travail de relevés numériques 3D de tous ces sites patrimoniaux a été réalisé par la société Iconem qui a déjà conçu des expositions immersives numériques : « Sites éternels » au Grand Palais en 2016 et « Cités millénaires » à l’Institut du monde arabe en 2018. « Entièrement numérique, ce voyage didactique et émotionnel sera le prolongement logique d’une visite de la ville de Nîmes et de ses monuments antiques, remis dans leur contexte, à l’échelle d’un empire, dans une expérience sensorielle à la frontière du virtuel et du réel », promet le communiqué.

Le Musée de la Romanité est ouvert depuis juin 2018. Il a déjà accueilli plus de 370.000 visiteurs.

Venez voir l’As de Nimes!

L’As de Nîmes a circulé pendant plus de 60 ans, à l’époque christique, au sein du vaste Empire Romain. Bien que connu des amateurs de pièces anciennes, l’As est aussi connu pour donner à la ville son emblème à travers les millénaires.

L’As est certainement le premier emblème reconnu de Nîmes mais nous faisons erreur en le nommant ainsi! Il s’agit en réalité d’un Dupondius, une pièce qui a deux fois la valeur de l’As. Mais bon… Passons! Il y a 2044 ans, le premier As était frappé à Nîmes, une curiosité appelée à connaître une notoriété.

Commençons par le commencement. La République Romaine est déchirée, César vient d’être assassiné et deux camps se forment pour diriger « le monde connu ». A l’ouest, Octave, petit neveu et fils adoptif de César. A l’est, Marc Antoine, fidèle général et Cléopâtre, ancienne conquête du dictateur. L’ultime bataille entre les deux parties aura lieu sur la Méditerranée, à Actium en 31 avant JC. Et avec elle, c’est la République qui fait place à l’Empire.

A l’aide D’Agrippa, Octave remporte la bataille. Une fois Antoine et Cléopâtre suicidés, Octave devient Auguste, l’égal des dieux, et règne seul sur le nouvel Empire Romain. Le premier des empereurs veut notifier sa gloire et celle de ses généraux et demande en 27 avant notre ère qu’une monnaie soit frappée en souvenir de cette instant mémorable et historique.

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C’est maintenant que Nîmes devient importante. On connaît l’attachement d’Auguste à cette ville car on devra à l’empereur bon nombre de travaux pharaoniques… Mais celui qui reste aussi éphémère qu’immortel demeure l’emblème de la cité, le fameux As de Nîmes qui fera de la ville un des plus importants centres de monnaie de toutes les provinces de l’Empire.

Une belle pièce composée de cuivre et de zinc (rare), lourde de sens, voilà ce qu’est le Dupondius frappé à Nemausus. L’As au crocodile, comme on dit. Car sur cette pièce, on y trouve un crocodile enchaîné à une palme. C’est la soumission de la grande Egypte à l’immense Rome. On peut y lire COL NEM, Colonia Nemausus autrement dit colonie de Nîmes. En retournant le Dupondius, on voit une chose rare pour l’époque, deux bustes (peut-être pour la valeur du Dupondius que l’on divise en 2 pour avoir un As), celui d’Octave orné d’une couronne de lauriers et celui d’Agrippa (l’orfèvre de la victoire d’Actium), portant fièrement une couronne rostrale que seuls les vainqueurs d’une bataille navale peuvent porter. On peut lire, IMP DIVIF, Empereur, fils du divin César.

Pendant plus de 60 ans et grâce à 3 tirages différents, cette monnaie nîmoise sera largement répandue aux 4 coins de l’Empire Romain. Avec tous ces voyages, c’est Nîmes qui récolte les lauriers de la reconnaissance! Mais ces lauriers seront bien tardifs… Ils ne viendront que sous François 1er, en 1536, quand Nîmes, après des Consuls ou un taureau d’or, prend officiellement le crocodile enchaîné à la palme comme emblème

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Bien plus tard, Philippe Starck, designer, retravaille la chose, épure les lignes et poursuit l’histoire. Aujourd’hui, la Place du Marché a un joli crocodile et un grand palmier, tous les monuments connus rappellent cet emblème historique, les joueurs du Nîmes Olympique sont communément appelés « les Crocos » et arborent un maillot floqué de l’emblème romain, la Mairie enchaîne 4 crocodiles flottants dans son grand escalier… Mais ça, c’est une autre histoire!

à Nimes, à chaque pierre sa fonction!

https://www.midilibre.fr/2016/02/18/ces-carrieres-romaines-qui-ont-construit-l-histoire-locale,1288579.php

Pour édifier leurs monuments à Nîmes, les Romains se rendaient tout près sur les gisements en pierres de Roquemaillère, Barutel et Lens. Une grande partie est toujours exploitée.

Tous les jours, plusieurs milliers de touristes viennent visiter les monuments romains de Nîmes et du Pont-du-Gard, pour s’enthousiasmer sur le génie des bâtisseurs d’alors qui travaillaient les pierres extraites des carrières locales.

Contrairement à notre époque où les décideurs sont capables de faire venir des pierres de Croatie ou d’Italie, les Romains n’avaient d’autres solutions, ne serait-ce que par rapport aux problèmes de temps de transports de la matière première (de 2 à 3 m3 par bloc à bouger !), que d’exploiter des carrières à proximité du lieu d’édification des monuments.

C’est pour cela que nous pouvons compter plusieurs carrières de pierres romaines toujours en activité en 2016 : celles de Roquemaillère, de Lens et de Barutel. Ce dernier site situé dans une combe au Nord de Nîmes, sur la route d’Alès, est d’ailleurs bien visible au bord de la RN 106 avec ce gros pan de mur de sept à huit mètres, ce front de taille de l’exploitation romaine. C’est la seule des trois carrières romaines de pierre dure à présenter des traces de l’extraction primitive à l’escoude, l’outil utilisé à l’époque pour récupérer des blocs.

La pierre de Lens destinée à la réalisation de statues

Le carrier nîmois Teddy Sala a racheté une partie du terrain à côté de l’endroit où se situe cette carrière dite aussi des Arènes. « Il appartenait à un notaire qui avait acheté ce bout de garrigue à une époque où l’on pensait que cette zone allait servir à des constructions immobilières. J’ai trouvé sur le terrain un petit mazet où étaient forgés et aiguisés les outils. Pour ouvrir à nouveau le site, j’ai bien sûr dû obtenir les autorisations d’études d’impacts, passer par une enquête publique, etc »

Aujourd’hui, Teddy Sala exploite cette carrière sur près de 8 000 m² et peut creuser jusqu’à trente mètres de profondeur. Tout près du site, l’entreprise Sele exploite aussi la pierre de Barutel, mais avec la qualification des monuments historiques. C’est ailleurs cette société qui restaure les arènes de Nîmes.

Véritable passionné de la pierre, Teddy Sala a notamment vendu celle de Barutel davantage sous le mandat de l’ancien maire Jean Bousquet, dans les années 1980-1990. « On pouvait le critiquer mais il voulait faire travailler des gens du coin. Les pierres de la carrière de Roquemaillère ont par exemple servi à réaliser la rue Régale ou à la place de la mairie. »

A chaque pierre son usage

Les pierres de Barutel, Teddy Sala les a plus utilisées pour réaliser la façade de la Coupole, il y a un peu plus de vingt ans. « J’avais pu faire aussi des petits pupitres dans les ronds-points, mais celui de la Cigale a été volé ! » La Barutel a servi également à la construction des églises de Saint-Baudile, Sainte-Perpétue, Saint-Paul, Saint-Charles et pour une partie de la cathédrale.

Au temps des Romains, chacune des pierres, de part leurs caractéristiques, avaient été choisies pour un usage bien défini. Ainsi, la pierre de Barutel, plus dure, plus grasse, a été taillée pour construire des voûtes, colonnes et soubassements.

Ainsi, si on se fie aux travaux sur les matériaux de construction du Gard de Théodore Picard en 1882 (à voir sur le site www.nemausensis.com), il est précisé que l’amphithéâtre nîmois a emprunté à ce calcaire dur ses décorations extérieures et une partie des gradins. On trouve de la Barutel aussi au Temple de Diane et à la Maison carrée.

La pierre de Lens, moins dure, était, pour sa part, utilisée pour sculpter des statues et embellir. Les colonnes, bases et chapiteaux de la Maison carrée, les décorations intérieures du Temple de Diane, ont été exécutés avec ce matériau. La Roquemaillère, dure et compacte, a servi aux trois quarts des gradins des arènes, aux pièces à grande portée formant linteaux au-dessus des vomitoires de la galerie supérieure, aux grands escaliers de communication.

Les Romains l’ont exploitée aussi pour édifier la Porte Auguste et une partie de la Porte-de-France, mais aussi pour la construction primitive du Temple de Diane, les voies romaines et les bornes milliaires.

Et deux mille ans après, si ces pierres extraites n’ont plus la même destination, elles font encore une belle… carrière, évidemment.

Neptune à Nimes

https://www.passesimple.net/restauration-statue-neptune

La statue-fontaine de Neptune a été découverte en 2006 lors des fouilles des allées Jean Jaur!s de Nîmes. La restauration s’est déroulée de 2011 à 2014 et a été dirigée par Benoit et Sandrine Coignard. La statue, ayant subi plusieurs phases de traitements et de remontage sur différents sites, sera exposée dans le futur musée de la romanité de la ville.

Cette statue – aujourd’hui isolé- aujourd’hui exposée au musée de la Romanité faisiat partie à l’origine d’une fontaine.

Restauration Neptune

bonjour Monsieur TRENET!

Visite de la maison natale du fou chantant à Narbonne

«Mes autres maisons m’appartiennent, mais j’appartiens à celle de Narbonne», disait Charles Trenet. Édifiée à la fin du XIXe siècle par ses grands-parents maternels, cette demeure à deux étages restera toute sa vie un refuge. Il y était né – le dimanche 18 mai 1913 à 15 heures – et l’avait chantée en 1935 (Maman, ne vends pas la maison). En 1994, il la cède à la Ville, puis, en 2000, inaugure lui-même l’ouverture au public de son univers familier, agrémenté de vidéos et de bandes sonores. Grâce à un karaoké de six titres, installé dans sa chambre, les visiteurs peuvent même chanter. De l’autre côté de l’avenue (rebaptisée à son nom de son vivant), se trouvait autrefois la tonnellerie de son grand-père, dont la porte du garage deviendra célèbre… 

Le succès de La Mer en a fait un hymne universel pour toutes celles du globe. Mais les rivages qui l’ont inspiré sont ici: la Méditerranée («Bergère d’azur») et les lagunes du delta de l’Aude («Voyez, près des étangs…») en symbiose au pied des massifs viticoles de la Clape, des Corbières et du Minervois. Ce petit territoire aux 50 km de côte est un étonnant patchwork de vignes, de garrigue et d’eau, semé de villages tout simples et ourlé de sable blond. Des «routes enchantées» s’y promènent entre les étangs: de Port-la-Nouvelle à Bages, via Sigean et Peyriac-de-Mer, puis jusqu’à «Gruissan mes amours» (1981), lové autour de sa tour de Barberousse: Trenet en raffolait. Ses plages préférées (intactes) se déroulent à La Franquie, modeste station balnéaire du début du XXe (la belle-famille d’Henry de Monfreid la créa) et à Leucate-Plage, où l’unique falaise du littoral offre un point de vue hors pair sur les fameux «golfes clairs».

https://www.lefigaro.fr/voyages/2013/06/05/30003-20130605ARTFIG00260-narbonne-sur-un-air-de-charles-trenet.php

dans le Gard, un Patrimoine romain d’exception!

Je vous accompagne à la découverte de cet héritage antique hors du commun…si,si, je pèse mes mots! Venez et vous verrez (Veni, Vidi!)

Découvrons : la maison Carrée pas si carrée tout de meme! Un des temples les mieux conservés de l’époque Romaine (entrée non incluse) ou encore la porte Auguste, vestige des remparts romains et le Jardin de la Fontaine jadis Augusteum, sans oublier l‘amphitheatre communément appelé les Arènes…bref il y a de quoi s’occuper!

le Pont du Gard

Continuation vers le fameux site du Pont du Gard ! Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, il est la partie la mieux conservée de l’aqueduc romain qui alimentait en eau potable la ville de Nîmes.Visite guidée sur le site et Temps libre pour découvrir le musée consacrée à la construction du Pont.