VISITE GUIDÉE DE LA MAISON DE JEAN GIONO « LE PARAÏS » à Manosque

Le Paraïs

Une visite guidée pour découvrir les différents bureaux de l’écrivain et pièces à vivre, sanctuaire de ses souvenirs, de sa vie quotidienne et de son oeuvre.
Jean Giono a laissé dans sa maison une bibliothèque personnelle comprenant plus de 8500 ouvrages, des lettres, photos, manuscrits, objets d’art et mobilier. Il s’installe en 1930 sur les flancs du Mont d’Or dans la montée des vrais richesses où il passera toute sa vie avec sa femme Elise et leurs deux filles. Acquis par la ville en 2016, siège de l’association les Amis de Jean Giono, le Paraïs est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, labellisé « patrimoine du XXème siècle » et « Maison des illustres ».

Redortiers – Le Contadour : bienvenue au pays de Giono !

Crapahuter sur le plateau du Contadour, à quelques encablures de Banon, est une expérience qui se veut mémorable. Il y a d’abord la quiétude de ces grands espaces qui semble ignorer le temps qui passe ; il y a ensuite ce décor encore marqué par la solitude qui animait au siècle dernier les bergers qui y coulaient des jours empreints de rudesse ; il y a encore cette végétation, qui certes a évolué depuis la grande période pastorale, mais qui conserve un aspect quasi originel ; il y a enfin ces bergeries, dont les vieilles pierres continuent de raconter des histoires… après avoir été de furieuses sources d’inspiration de Jean Giono.

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Nous sommes ici, en effet, au coeur de son univers. De ces « paysages fantastiques, d’une beauté tragique et lyrique extraordinaire » qu’il décrit notamment dans Le Hussard sur le toit et qu’il immortalisera plus tard, lors des mémorables scènes de Crésus, tourné in situ en 1960, avec Fernandel dans le rôle de Jules. Mais pour le rejoindre, il faudra avaler les virages serrés de la D950 puis de la D5 qui relie Banon à ce village perdu qu’est Redortiers – Le Contadour. On dépassera la mairie, poursuivra en direction du « Trait « , où l’on laissera notre véhicule sur l’aire aménagée, pour mettre le cap sur « Tinette ». Les 700 m que nous allons remonter constituent une excellente mise en jambes, avant d’être invité, une fois la ferme laissée sur notre droite, à cheminer sur une piste caillouteuse ; puis à suivre le GR de Pays (balisage rouge/jaune) et le sentier étroit qui s’élève assez sèchement pour débouler sur un champ de lavande dont on appréciera les vagues bleues en été avec en toile de fond le Mont Ventoux.

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Sur la tombe de Mistral à Maillane

Frédéric Mistral,1830-1914, écrivain de langue provençale,fondateur du Félibrige, natif de Maillane fit faire pour son tombeau, une réplique du pavillon de la Reine Jeanne, qu’il souhaita sans nom. Les modillons autour du dôme représentent une Mireille (jeune fille provençale), une Arlésienne, et ses 2 chiens (Pan Planet et Pan Perdu)
Inscription: « non nobis domine, non nobis , sed nomini tuo, et Provinciae nostrae da gloriam » qui se traduit par  » Non pas à nous, Seigneur, mais à ton nom et à notre Provence, donne gloire »

Les Baux-de-Provence, le village ressucité

https://www.detoursenfrance.fr/destinations/regions/provence-alpes-cotes-dazur/les-baux-de-provence-le-village-ressucite-3778

Du haut de son éperon rocheux, cet extraordinaire nid d’aigle domine la vallée des Alpilles et bien au-delà… Le bourg provençal, couronné par les ruines d’un château, a conservé tout son pouvoir d’enchantement.

Jugée sur un éperon rocheux, les ruines des Baux font l’attractivité de ce bourg.

« Des Baux, je ferais ma capitale » (Frédéric Mistral)

Avec à ses pieds, au nord, les formes chaotiques du val d’Enfer, et à l’ouest le vallon de la Fontaine, le rocher des Baux s’apparente à une nef minérale, étrange et fascinante, dont les chicots de pierre fantomatiques du château enflamment l’imaginaire. Au fil des ruelles et des places, des hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles côtoient des maisons Renaissance adossées parfois à des ruines ou à moitié taillées dans le roc.

Le village – une poignée d’habitants sur ces hauteurs – pourrait aujourd’hui obtenir, avec 1,5 million de visiteurs par an, le titre de capitale du tourisme… Au vu de l’affluence certains jours, on pourrait avoir envie de prendre ses jambes à son cou. Pourtant, à chaque fois, le visiteur est comme magnétisé ! Imaginez le tableau : sous vos yeux, un éperon rocheux de calcaire culminant à 245 mètres, long de 900 mètres sur 200 de largeur, est couronné par un vaisseau de pierre déchiqueté qui semble prolonger le roc… La beauté âpre du village, son corps à corps sauvage avec le paysage, son mélange de ruines et de demeures restaurées exercent une irrésistible attraction.

Une histoire mouvementée

Site d’occupation très ancien, les Baux doivent leur puissance aux seigneurs des Baux. Refusant toute vassalité, ces rebelles aventureux étendent leur popuvoir sur les « ‘terres baussenques », soit 79 fiefs (villes ou places fortes) répartis de la Drôme au Var.

Autant dire que l’archétype du paysage de provence est respecté ici !

En 1631, les remparts et le château sont détruits. La seigneurie est vendue à la ville, et les Baux-de-Provence passent aux mains de la famille Grimaldi. En parcourant les immenses ruines de ce château fantôme (7 hectares), on côtoie le fantastique, et il est difficille de ne pas songer au Testament d’Orphée, film de et avec Jean Cocteau, tourné en partie au Baux, et principalement au Val d’Enfer. Aux côtés de Jean Marais et Maria Cassarès , Pablo Picasso et Françoise Sagan, entre autres, y tinrent de petits rôles.

Dantesque val d’Enfer

En contrebas de ce village perché, le val d’Enfer est un site qui excite l’imaginaire depuis la nuit des temps. Creusé dans le plateau, ce vallon présente d’étranges roches calcaires, sculptées par le vent et l’eau, qui prennent un caractère fantastique, avec les jeux d’ombre et de lumière. Ce paysage torturé de roches de molasse aurait inspiré Dante pour sa Divine Comédie. Frédéric Mistral en parlait comme d’un « cataclysme de pierre ». Cocteau y tourna son Testament d’Orphée.

Puique que Frederic Mistral a été évoqué un peu plus haut, faisons quelques km pour nous rendre sur sa tombe à Maillane.

http://lesudmakesmehappy.com/wp-admin/post.php?post=2279&action=edit

La Provence éternelle de Frédéric Mistral – vidéo

https://www.arte.tv/fr/videos/087863-000-A/la-provence-eternelle-de-frederic-mistral/

Les reliefs accidentés couverts de garrigue composent le paysage des Alpilles, dans le Nord des Bouches-du-Rhône. Au bord du massif montagneux se tient Maillane, un petit village provençal qui a vu naître un géant de la littérature française : Frédéric Mistral. Récompensée d’un prix Nobel, son œuvre n’a eu de cesse de rendre hommage à sa terre natale et de défendre la culture et la langue provençales.

Charles Trenet et Narbonne

La pochette du 45 tours de l'époque.

La drôle d’histoire de la chanson de Trenet « Narbonne mon amie »

La chanson qui symbolisait l’attente téléphonique de la Ville a connu un destin incroyable. L’ancien disquaire Claude Guy se souvient…Hier – comme aujourd’hui – le destin d’une chanson peut parfois échapper à toute prévision. Ainsi, « Narbonne mon amie » n’aurait jamais dû sortir du fond du catalogue Trenet. C’était sans compter sur l’opiniâtreté d’un disquaire narbonnais, Claude Guy. Avec son épouse Annie, il tenait naguère boutique dans la rue du Pont-des-Marchands à Narbonne en affichant logiquement une passion pour la musique.

Deuxième face B

Il avait repéré « Narbonne mon amie » sur un super 45 tours sorti en 1961 : « C’était le deuxième morceau de la face B et, après épuisement des stocks du 45 tours, on ne la trouvait que dans un coffret de 13 disques 33 tours appelé ‘Toutes mes chansons’. Je pensais qu’il était important que l’on puisse diffuser ce disque à Narbonne. J’ai donc contacté au début des années 80 la maison de disques, Pathé Marconi qui, face à mon insistance, a accepté d’éditer un 45 tours spécial avec ‘Narbonne mon amie’ en face A et ‘Douce France’ en face B, à condition que nous réglions les frais. Mille disques ont été fabriqués ».

Pour illustrer le 45 tours, Claude Guy fait appel à Jean Fagedet, qui prendra le cliché sur le toit de la maison natale de Charles Trenet. En 1983 enfin, le disque arrive. Pendant que son épouse décore la vitrine du magasin avec les 45 tours, Claude Guy se rend à la mairie pour en offrir un exemplaire au maire, Hubert Mouly. Et là, surprise, il tombe nez à nez avec… Charles Trenet, accompagné par son secrétaire Georges : « Je réalise alors que je n’ai pas averti Trenet de ma démarche, se remémore Claude Guy. Je fais demi-tour pour dire à mon épouse de ne pas mettre le 45 tours en vitrine. Trop tard. Je reviens vers Trenet et je lui raconte l’histoire. Il rétorque : ‘C’est gentil, ça me fait plaisir parce que j’aime cette chanson’. Le disque a connu un grand succès. Et la chanson, méconnue, s’est retrouvée en pleine lumière ».

Charles Trenet et Saint Chinian

https://www.saint-chinian.pro/charles-trenet-saint-chinian,fr,8,18.cfm

CHARLES TRENET : SON ENFANCE À SAINT-CHINIAN

« La Maison aussi n’était pas sans évoquer mon vieux confessionnal que je venais de quitter.

Maison d
(La maison des vins est installée dans la maison d’enfance de Charles Trenet.)

Un hall d’entrée de larges pierres plates contenait, sans souffrir d’aucune vilaine proportion,

Un vaste escalier aux marches harmonieusement échelonnées, dont la rampe en fer forgé s’agrippait à une main courante en noyer lisse.« 

Charles Trenet «Mes jeunes années»1978

En janvier 1911 Lucien Trenet, notaire natif de Perpignan, prend en charge le notariat de Saint-Chinian, actuellement Maison des Vins, succédant à Maître LAUCAGNE en départ à la retraite. En 1909 Lucien Trenet avait épousé Marie-Louise CAUSSAT, une jeune narbonnaise de 19 ans, résidant chez ses parents à Narbonne, 2, avenue de Marcorignan, près de la gare.

En 1910 est né à la même adresse un premier fils prénommé Antoine.Vivant seul à Saint-Chinian le notaire retrouvait en fin de semaine son épouse Marie-Louise et son fils Antoine à Narbonne. Le 18 mai 1913, un dimanche, Mme Caussat-Trenet donne naissance, dans la maison familiale, à un deuxième fils qui sera baptisé Louis, Charles, Augustin, Claude.Depuis sa naissance, Charles, refusant tout biberon, sera alimenté 16 mois durant par une nourrice catalane de Perpignan, à l’accent marqué, prénommée Jeanne, engagée par le notaire Trenet.

En juillet 1913, deux mois après la naissance de Charles, Mme Trenet accompagnée de ses deux enfants et de la nounou Jeanne rejoint l’étude de Saint-Chinian.A Saint-Chinian, petite bourgade du Midi viticole alors prospère, le petit Charles, promené par sa nounou Jeanne, grandit sans histoires, bercé par le violon de son père, musicien et mélomane. La vie s’écoule heureuse et pourtant…

En janvier 1915 Lucien le père est mobilisé et doit rejoindre son unité à Perpignan. L’étude est confiée au clerc.

Mme Trenet raconte :

« Vingt-deux mois à Saint-Chinian, Nounou et les deux enfants qui jouaient sur la promenade, les difficultés domestiques, mon inexpérience entre une bonne-à tout faire incapable et une nourrice dévouée mais irascible, la maison notariale, grande caserne froide, sans aucun confort, si difficile à tenir, pas de gaz ni d’électricité, mais des lampes à pétrole et des lampes Pigeon, affreuses petites choses en métal chromé, à la flamme vacillante et fumeuse, enfin, la vie quotidienne avec ses devoirs, ses peines, ses joies […]. Je fis nos bagages et retournai vivre à Narbonne chez mes parents avec mes deux fils. »

A Narbonne la nounou Jeanne est congédiée au grand désespoir de Charles. Il va avoir deux ans et va vivre désormais entre son frère Antoine, sa mère Marie-Louise, sa grand-mère maternelle et son grand-père Augustin Caussat, marchand de bois, menuisier puis tonnelier improvisé à partir de 1914.

Plusieurs ouvriers travaillaient dans la Tonnellerie nouvelle à Narbonne. L’un d’eux était chanteur et entonnait La Marseillaise. C’était Auguste Affre de l’Opéra, natif de Saint-Chinian.

Charles Trenet écrit :

« La jeune et jolie Marie-Louise Caussat-Trenet, tire un trait sur son passé moelleux pour suivre « toujours infaillible » le beau Benno Vigny de Commercy en Lorraine, scénariste de théâtre et de cinéma, homme d’esprit et de culture qu’elle avait connu « en douce » en 1917 à l’hôpital de Cité à Narbonne où il soignait une blessure de guerre à une jambe, et où la grand-mère Caussat était infirmière en chef. »

A Narbonne les enfants Trenet sont élevés par les grands-parents Caussat, aidés par la tante célibataire Emilie d’Ouveillan venue habiter à Narbonne.

En 1918, grand-mère Caussat est décédée et le grand-père Auguste est allé se remarier à Toulouse avec une buraliste de tabac. Dorénavant, c’est tante Emilie qui va assurer l’intendance de la famille, 2, rue Marcorignan.

Le 11 novembre 1918, c’est enfin l’armistice. Démobilisé au printemps 1919 Lucien Trenet, après avoir embrassé ses enfants à Narbonne, retourne à l’étude de Saint-Chinian.

C’est en septembre 1919 qu’accompagnés de tante Emilie Antoine et Charles se rendent à Saint-Chinian passablement émus.

Dans Mes Jeunes Années, Charles Trenet raconte :

« Je vais donc vous expliquer comment je connus à Saint-Chinian des moments très heureux. D’abord je ne me sentis pas trop dépaysé. La grande allée de platanes qui borde la rue principale me rappelait la promenade des Barques à Narbonne. Quant au village, il n’était pas loin de ressembler à mon quartier natal : à Narbonne le quartier était notre village, ici le village était devenu notre quartier. La fin de l’été n’en finissait plus. Pourtant, l’ombre des platanes était plus fraîche et les courses sous les branches plus faciles, on respirait mieux en jouant aux gendarmes et aux voleurs… Papa chantait entre les heures de bureau des airs du folklore catalan. »

Et il est vrai que ce père qui soudain fait irruption dans leur existence jusque là paisible est un curieux personnage, à la fois notaire et taquinant la muse et surtout épris de musique et en particulier du violon qu’il pratique avec autant d’adresse que de plaisir.

A Saint-Chinian à cette époque les plaisirs sont rares et les nuits sont longues. Aussi, Lucien Trenet avait noué des relations avec des Saint-Chinianais partageant une même passion, la musique.

Au retour de la guerre il retrouve son ami pâtissier Joseph LAURENS, domicilié au Temple des Douceurs, rue de l’Eglise et sa fille Isaure alors âgée de 20 ans, virtuose du piano. Avec les autres amis mélomanes : CARCANADE, Emile COLIAC, André CROS, Louis PHALIPPOU, Louis PIGOT, Maurice TRONC, Louis VIEU, Félix ROUANET et probablement d’autres, ils reconstituent leur groupe se réunissant le soir, soit à l’étude du notaire, soit dans l’arrière-boutique du pâtissier afin d’interpréter des airs du folklore catalan ou de la musique classique.

C’est à Saint-Chinian que Lucien Trenet avait acheté une voiture à deux places, flanquée d’un « spider » à l’arrière, sorte de banquette que l’on découvrait en tirant sur une poignée. Le notaire l’avait baptisée Caroline. Cette voiture faisait la joie des enfants et était rangée dans son garage attenant à la maison, un ancien entrepôt de pommes de terre et de caroubes qui fleurait bon la moisissure et l’essence. Charles Trenet raconte : « Nous l’astiquions, armés de chiffons dérobés à Pauline la vieille cuisinière à tout faire… »

Le 30 septembre un gros incendie avait éclaté dans les granges du moulin Martinet. Le notaire avait emmené les enfants avec Caroline pour voir cet événement. A la rentrée scolaire Antoine et Charles sont placés en pension à l’école de la Trinité, anciennement avenue de Verdun, actuellement avenue Jean-Moulin. Ils viendront à Saint-Chinian quatre fois par mois les samedis et dimanches par le train d’intérêt local et tante Emilie d’Ouveillan, retirée à Narbonne, seule dans la maison des Caussat, ira à Béziers pour les faire sortir le jeudi, promenades sur les allées, au plateau des Poètes ou aux 7 écluses de Fontseranne. Séparés de leur mère remariée, de Tantoune Emilie et de papa, les enfants supportent mal le séjour en pension.

Charles Trenet écrit

Papa quand viendras-tu nous voir

Je pleure, tu sais, au dortoir

Je souffre de mille tourments

Quand viendras-tu, avec maman

Elle est paraît-il à Vienne

Toi tu restes à Saint-Chignan

Est-il bon que je m’en souvienne ? »

Plus tard il raconte : « Passer sous silence ma période biterroise à l’école libre de la Trinité ne serait pas honnête, encore moins d’écrire qu’elle fut exempte de langueur et de mélancolie. L’école était libre pour sûr, mais moi j’y étais enfermé entre la cour d’honneur, l’infirmerie, l’étude et le dortoir, prisonnier du préau, des platanes gardes-chiourme et même de la chapelle… Oui je dois reconnaître qu’un certain rythme de sorties rendait notre claustration supportable. »

L’année 1923 va enfin changer le destin de la famille Trenet. Dans Mes jeunes Années, Charles Trenet a écrit : « Mon vrai papa de Saint-Chinian, officier ministériel et guitariste montmartrois, ruminait une idée de derrière les archives. Il songeait à s’établir ailleurs, à Perpignan par exemple, sa ville natale. Ce fut tante Emilie qui, la première, nous mit au courant des projets paternels. A Saint-Chinian mon père s’affairait au milieu des malles, de paquets et de vieux clients qu’il refilait à son successeur, Maître Bordes de Perpignan, jeune homme timide, nouvellement diplômé de l’Ecole de notariat de Toulouse. La vieille Pauline apportait assistance en rechignant un peu ; c’était dans sa nature de servante classique… Non, elle n’irait pas à Perpignan. Elle resterait au service du nouveau notaire. Elle faisait partie de la vente. Toi Charlot, tu resteras avec moi pour la fête, j’ai des tas de choses à te dire.

Quel était ce tas de choses promises par papa ? D’abord, fêter la Saint-Charles, le 4 novembre 1922 chez son ami Joseph Laurens le pâtissier. Pour sûr qu’il y aurait un gâteau !

Il y eut aussi la séance traditionnelle de musique dans l’arrière-salon de la pâtisserie, situé de telle manière qu’il était inévitable pour y accéder de traverser la pièce où l’on confectionnait les tartes à la crème. Je restais béat devant le pétrin qui embaumait la violette de Toulouse. J’aurais bien voulu moi aussi mettre la main à la pâte, mais bernique, d’abord la musique ! Le père Laurens n’attendait pas. Ses derniers ordres donnés aux mitrons, n’oubliez pas la cannelle, un peu plus de beurre dans le moka, arrêtez la cuisson des religieuses !

Il installait son pupitre et commençait à souffler dans son basson dont l’anche double profilait son ombre sur le carrelage. L’éclairage vacillant dû aux bougies, fournies par M. Tronc, propriétaire du moulin à huile, qui en était marchand mais les offrait en échange de quelques éclairs, conférait à la réunion une sorte d’allure conspiratrice… Papa debout, le violon collé dans les plis du menton frottait rageusement son archet sur la chanterelle…

Allons-y ! Animons, coordonnons, quittons le père Laurens, retournons à l’étude avec papa, les oreilles rassasiées de concerti brandebourgeois, de clavecins bien tempérés et l’estomac farci de millefeuilles.

Pauline soupire devant l’amoncellement hétéroclite des objets qui jonchent le sol…

Le notaire retrouve sa ville natale et réalise enfin le rêve de sa vie : installer son étude à Perpignan, rue de la Cloche-d’Or. La famille s’établit alors rue Villaseca dans une petite maison avec jardin (que Charles Trenet possédait toujours à sa mort).

Quelques années plus tard à Perpignan, Charles Trenet, évoquant un épisode du passé lors d’une soirée musicale organisée par le notaire avec ses nouveaux amis catalans, a écrit : « Je songe à l’arrière-boutique du père Laurens, aux tartes à la crème, aux mitrons, au pétrin de Saint-Chinian, aux sonates de Mozart dont il n’est pas exclu que certaines aient été écrites par le grand prodige à l’âge de dix ans après absorption de Mehlspeisen dans les pâtisseries de Salzburg. »

En 1929 à Perpignan le notaire Lucien Trenet se remarie avec Françoise, une belle catalane d’Arles-sur-Tech. La même année naît de cette union Claude, Jean, Philippe Trenet, demi-frère de Charles et d’Antoine. En 1970 il viendra à Saint-Chinian tourner une séquence d’un film intitulé Trenet d’aujourd’hui, d’hier et de toujours.

A plusieurs reprises Charles Trenet est revenu à Saint-Chinian saluer de vieilles connaissances?: Isaure Laurens, devenue professeur de musique et organiste titulaire de la paroisse, filmée avec Charles par FR3, jouant à quatre mains sur le piano quart de queue du salon d’Isaure.

Amateur de voitures américaines des années 60, une Dodge beige, plus tard une Delahaye rose, Charles Trenet les garait parfois devant la banque Bordelaise ou près de l’étude. Il aimait revoir le notariat où il avait vécu avec son frère Antoine et son père Lucien. Il avait revu plus tard Maître Bordes de Perpignan le successeur de son père qui avait pris ses fonctions en 1923 en même temps que sa jeune clerc de Saint-Chinian Mme Rose Cros-Chabert alors âgée de 23 ans. Il fit plus tard une visite à Maître Loubet et dédicaça un de ses croquis à la clerc Rose Chabert. Il rencontra ses anciens voisins Henri Lignon, Louis Vieu et son ami Marcel Fraisse, Isaure Laurens et Ginette Guiraud à qui il offrit le croquis dédicacé qu’elle nous a aimablement communiqué. Charles Trenet a certainement rencontré d’autres saint-chinianais aujourd’hui disparus.

En décembre 2000, deux mois avant son décès, le 19 février 2001, accomplissant un dernier pèlerinage aux sources, il fit une halte devant la Maison des Vins de Saint-Chinian (ancien notariat). Très handicapé et assis à l’arrière de sa dernière Rolls-Royce beige, conduite par Georges son secrétaire, Charles Trenet fit appeler Mme Nelly Belot œnologue de la Maison des Vins de Saint-Chinian et lui demanda : « Madame, l’escalier de l’étude est-il toujours là  » (le grand escalier de l’étude dont ils dévalaient les marches quatre à quatre, avec son frère Antoine, disparu).

Nos remerciements à toutes les personnes avec qui nous avons eu de longs et fructueux entretiens : Isaure Laurens, 1er prix de conservatoire de piano à Toulouse et à Paris, 1er prix de conservatoire de harpe à Toulouse, professeur de musique et organiste titulaire de la paroisse ; Solange Petit-Sidoine, musicienne et organiste ; Rose Cros-Chabert, clerc de notaire de Bordes (Belleville – mas de Cruzy) et Loubet ; René Cros, Ginette Guiraud-Nocent, Claudine et Maurice Blayac qui nous ont communiqué le film réalisé par Claude Trenet, demi-frère de Charles, Marthe Coliac et Rose Vallette qui recevaient souvent les visites de la nounou catalane Jeanne (avant 1915), Nelly Belot pour son émouvant témoignage.

Charles Trenet aimait dire : « Je resterai fidèle à des choses sans importance pour vous, à des riens qui pour moi font un tout ! »

Claude Pinel

Van Gogh en Provence

Avignon

– Visite du Musée Angladon où vous pourrez admirer le seul tableau de Van Gogh en Provence : Wagons de chemin de fer – août 1888.

Itinéraire touristique : Van Gogh en Provence

Puis direction Saint Rémy de Provence

A voir / à faire :

-Visite du monastère de Saint Paul de Mausole, transformé au XIXe siècle en asile et où Van Gogh trouvera refuge au cours de l’année 1889/1890 juste avant de se suicider. Dans l’allée du monastère, un buste en bronze rappelle le séjour du peintre.

Traversée des Alpilles par l’impressionnant Val d’Enfer.

Rejoindre Arles

A voir / à faire :

-Passage devant l’Abbaye de Montmajour qui inspira le peintre (possibilité de visite).

-Visite de la ville d’Arles. Son patrimoine romain et roman, Ville de Van Gogh, capitale de la Camargue et chaque année le rendez-vous de la photographie, de la musique, de la tauromachie… Arles est une ville d’art et d’histoire, classée par l’UNESCO comme Patrimoine mondial de l’Humanité. – www.arlestourisme.com

-Évocation de la vie de l’artiste sur les lieux où il vécut et qui lui inspirèrent ses plus belles toiles (L’Hôpital Van Gogh, le Pont Langlois, les Alyscamps, la Place Lamartine…).


Balade littéraire au PONT DU GARD

« Par bonheur pour le plaisir du voyageur né pour les arts, de quelque côté que sa vue s’étende, elle ne rencontre aucune trace d’habitation, aucune apparence de culture : le thym, la lavande sauvage, le genévrier, seules productions de ce désert, exhalent leurs parfums solitaires sous un ciel d’une sérénité éblouissante. L’âme est laissée tout entière à elle-même, et l’attention est ramenée forcément à cet ouvrage du peuple-roi qu’on a sous les yeux ». Stendhal / Mémoires d’un touriste /1837

« Le site sauvage, la solitude complète du lieu, le bruit du torrent ajoutaient une poésie sublime à l’architecture imposante qui s’offrait à mes yeux ». Mérimée / Notes d’un voyage dans le Midi de la France / 1835

« Tout à coup nous aperçûmes au-dessus du feuillage sombre des chênes verts et des oliviers, se détachant sur un ciel bleu, deux ou trois arches, à teinte chaude et jaunâtre : c’était la tête du géant romain. Nous continuâmes d’avancer, et au premier coude que fit la montagne, nous l’embrassâmes dans tout son ensemble, à cent pas à peu près de nous ». « Il est impossible de se faire une idée de l’effet produit par cette chaîne granitique qui réunit deux montagnes, par cet arc-en-ciel de pierre qui remplit tout l’horizon, par ces trois étages de portiques qu’ont splendidement dorés dix-huit siècles de soleil. J’ai vu quelques-unes des merveilles de ce monde » Alexandre Dumas / Midi de la France / 1837-1841

« J’accordai toute mon attention à cette grandiose construction. On s’en approche de très près avant de la voir : le ravin qu’il enjambe s’ouvre brusquement et découvre le spectacle, qui devient alors d’une extrême beauté ». Henry James / Voyage en France / 1877

Peinture à Montpellier : Jean Ranc au Musée Fabre

JEAN RANC - UN MONTPELLIÉRAIN À LA COUR DES ROIS

JEAN RANC (1674-1735), UN MONTPELLIÉRAIN À LA COUR DES ROIS

26 janvier 2020-26 avril 2020

Cet hiver, le musée Fabre présente la première exposition consacrée à Jean Ranc, peintre né à Montpellier en 1674 et qui accomplit une carrière internationale, entre Paris et Madrid. Spécialisé dans le portrait d’apparat, Jean Ranc développa un langage pictural fait d’élégance et de raffinement, pour servir le prestige de ses commanditaires.

D’abord formé dans l’atelier montpelliérain de son père Antoine, Jean gagne Paris en 1696 pour devenir collaborateur de Hyacinthe Rigaud. Reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1703,  il expose un ensemble de onze tableaux au Salon de 1704. Ses clients apprécient la beauté de ses tissus, la brillance de ses moirures et le charme de ses couleurs. Sa renommée lui permet d’exécuter le portrait de grands seigneurs tels que Joseph Bonnier de la Mosson, et même des personnages de rang royal, comme le jeune Louis XV ou le Régent Philippe d’Orléans.

Sa carrière devient internationale lorsqu’en 1722, il est appelé par le roi d’Espagne Philippe V, petit fils de Louis XIV, pour devenir le portraitiste officiel de la cour. L’artiste exécute ainsi les effigies du roi, de la reine, des infants et infantes de la cour d’Espagne, et devient le témoin des échanges matrimoniaux et diplomatiques entre la monarchie française et espagnole.

Grâce aux prêts d’institutions prestigieuses telles que le Musée du Prado, le Patrimonio Nacional, le Musée national de Stockholm ou le Musée du château de Versailles, l’exposition permet de révéler le talent de l’auteur du très célèbre Vertumne et Pomone du musée Fabre. Avec le concours de nombreux collectionneurs particuliers, l’exposition révèle un très bel ensemble d’œuvres inédites.

Qui était Sébastien Bourdon?

Né à Montpellier en 1616, formé à Rome et à Paris, peintre de cour de la reine Christine de Suède, Sébastien Bourdon compte parmi les personnalités les plus brillantes du XVIIe siècle français.

Sébastien Bourdon

Résumé de l’oeuvre picturale de Bourdon lors de sa retrospective au Musée Fabre en 2000.

La diversité d’inspiration de Bourdon révèle une exceptionnelle sensibilité, capable de s’attacher à des pensées diverses, sinon contradictoires, et d’en dégager la richesse intrinsèque. Sa science des volumes donne à ses compositions solidité et équilibre, alors que le dosage des couleurs fondamentales confère à ses œuvres un éclat incomparable. Il excelle dans tous les genres : bambochades et paysages appréciés de tout temps ; grands tableaux d’autel, baroques et sensuels ; tableaux d’Histoire où il se montre de plus en plus sensible au classicisme noble et méditatif de Poussin ; portraits élégants et raffinés à la manière de Van Dyck… Les plus grandes institutions ont accepté de consentir des prêts exceptionnels dont la National Gallery of Art de Washington D.C, avec le célèbre Moïse sauvé des eaux, l’extraordinaire Paysage au moulin de Providence, le Louvre avec plusieurs prêts exceptionnels dont La Présentation  au temple, de très nombreux musées de région en France (Lille, Lyon, Brest …), le Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg avec la Mort  de Didon ; le Prado à Madrid à qui l’on doit plusieurs prêts dont La Reine Christine  à cheval, œuvre mythique de l’artiste. Environ soixante-quinze tableaux, présentés chronologiquement, cinquante dessins et gravures, couvrent l’ensemble de la carrière de Bourdon et permettent de découvrir tous les aspects de son art, d’apprécier son classicisme élégant ainsi que l’extraordinaire richesse de sa palette colorée.

Le saviez-vous?Ou trouve t-on, en Provence, le seul tableau de VAN GOGH peint durant son sejour en Provence?

Itinéraire touristique : Van Gogh en Provence
Van Gogh en Provence © Droits gérés Musée Angladon – Avignon

https://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/tendances/voyage/avignon-en-six-endroits-secrets_911905.html#photo-0

Vous avez trouvé la réponse?…

C’est à Avignon et on le sait peu voire pas du tout donc la prochaine fois arretez vous au musée ANGLADON pour y admirer en autre le tableau « Wagons de chemin de fer à Arles » peint en 1888

le moulin d’Alphonse

 

Ecrivain, Auteur dramatique, Poète et Romancier. Il est né a Nîmes le13 mai 1840 et mort à  Paris 16 décembre 1897 (57 ans). Son nom et son oeuvre sont indissociables de la Provence! 

Aujourd’hui arretons nous au célèbre moulin à Fontvieille

Le moulin Saint-Pierre (ou Moulin Ribet), dit moulin de Daudet, a été construit en 1814, c’ est le moulin à vent le plus connu de Fontvieille. Contrairement à la légende locale, Daudet ne l’a jamais habité, c’est au château de Montauban chez les Ambroy qu’il réside, mais ce moulin l’aurait inspiré pour écrire « Le secret de Maître Cornille », l’une des nouvelles du recueil Les Lettres de mon moulin publié en 1869.

«Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite et de gauche, on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins.»
Si Alphonse Daudet quitta son Paris «sale et noir» pour les marches du perron
du moulin de Fontvieille, c’est que la vue devait en valoir la peine. Le Sud
et son mistral ont un jour compté des moulins par centaines. Aujourd’hui, peu
d’entre eux ont encore l’allure de s’appeler «moulin » et encore moins d’entre eux sont actifs. Celui de Fontvieille, le moulin des «Lettres de mon moulin» est ouvert à la visite.

En 1915. c’est la fin de l’activité du moulin, l’un des derniers à avoir cessé de tourner.

Alphonse Daudet n’ y a jamais habité mais il l’a décrit :

« Une ruine ce moulin ; un débris croulant de pierres et de vieilles planches, qu’on n’avait pas mis au vent depuis des années et qui gisait, inutile comme un poète, alors que tout autour sur la côte la meunerie prospérait et virait à toutes ailes ».

« Toute mon œuvre est là » confie Alphonse Daudet à l’un de ses amis à propos de la Provence.

Portrait de Mme Daudet par Renoir

à lire Sur les pas de Alphonse DaudetClaude Karkel. Editions Campanile.

https://www.h8-collection.com/h8-journal/Echappee.Vol.02.pdf

Escapade Sètoise

La mer d’un côté, l’étang de l’autre, entre les deux de jolis canaux… Et pourtant “l’île singulière” n’a rien de balnéaire. Car, même hors saison, le premier port de pêche du littoral français est toujours en effervescence.

En descendant au-delà de Montpellier, jusqu’à Sète, on s’attendait à retrouver l’atmosphère des stations balnéaires de notre enfance : du béton, des promenades saturées de marchands de glaces et de manèges, et des plages aménagées. Mais Sète ne ressemble ni à Palavas ni à La Grande-Motte. “L’île singulière”, comme l’avait baptisée Paul Valéry, enserrée entre la mer et l’étang de Thau, est avant tout un port de pêche, le premier du littoral français méditerranéen. Ses chalutiers, ses thoniers, sa criée en font une ville « travailleuse » et vivante. Une ville culturelle aussi, dont les canaux, les vieux quartiers de pêcheurs et les ruelles lumineuses continuent d’inspirer artistes et cinéastes.Depuis les halles, par le passage du Dauphin, on arrive le long du canal Royal, où s’alignent des centaines de bateaux de pêcheurs colorés. Les petits en repèrent même un qui a coulé à pic. C’est là qu’en août, à la Saint-Louis, ont lieu les fameux tournois de joutes. Perché sur un bateau, un jouteur protégé par un pavois (bouclier) tente de faire tomber l’adversaire à l’eau avec sa lance. La tradition remonte au Moyen Age, mais continue d’attirer locaux et touristes. La promenade le long du quai de la Marine, bordé de restaurants et de boutiques, est agréable. Au pont de la Savonnerie (2), embarquement immédiat dans l’un des bateaux de Sète Croisières, pour découvrir la ville au fil de l’eau. Le Canauxramapour une visite des canaux en passant sous les neuf ponts, ou L’Aquarius, qui sort en mer.

Retour face à la criée (3), devant laquelle une trentaine de chalutiers déchargent des cageots de poissons. De l’extérieur, cet immense hangar ne ressemble pas à grand-chose. C’est à l’intérieur que le ballet se joue, et que défilent bacs de dorades, de rougets, de seiches – il se vend jusqu’à 700 lots par heure aux enchères. Dommage, les acheteurs ne crient plus à l’ancienne, mais appuient simplement sur un bouton pour passer commande – la criée sétoise a été la première d’Europe à être informatisée.

Direction : “La Mamma”. Comme attiré par le clocher de la décanale Saint-Louis (4), qu’on aperçoit depuis les quais, on quitte le bord de l’eau pour rejoindre le Quartier haut. L’ancien fief des pêcheurs « marins » a gardé le charme d’antan, ses ruelles étroites, ses petites maisons de deux étages aux façades roses et jaunes. On s’arrête place de l’Hospitalet, devant l’opulente sculpture de Richard Di Rosa  : La Mamma. C’est face à cette femme pulpeuse aux lèvres charnues que l’on s’arrête pour dîner de quelques tapas, au café Le Social  : un bar de copains, fief d’une des sociétés de jouteurs sétoises, où l’ambiance est à la fois populaire et branchée.

article du Monde https://www.lemonde.fr/m-voyage-le-lieu/article/2016/02/16/deux-jours-a-sete-la-bouillonnante_4866317_4497643.html

Van Gogh à Saint Rémy de Provence

Van Gogh séjourna à Saint-Rémy-de-Provence.

Et Saint Rémy garde la mémoire de l’artiste. Je vous propose un circuit guidé dans la ville pour évoquer son passage, les lieux qu’il a peints et les paysages qui l’ont inspirés.

Une étape à l’hôpital psychiatrique Saint-Paul-de-Mausole on peut visiter la chambre reconstituée que l’artiste occupa pendant son hospitalisation de mai 1889 à mai 1890

 

Durant l’année où il est hospitalisé à Saint-Rémy-de-Provence Vincent va créer près de 150 peintures qui comptent parmi ses plus grands chefs-d’œuvre.

Partons donc à la découverte des paysages inchangés depuis un siècle

« … vous admirerez La Nuit étoilée de Saint-Rémy, point culminant de cette série frémissante de fièvre, qui inaugure une nouvelle manière de peindre et constitue un sommet inégalé dans l’art du paysage occidental ». (Jean-René Soubiran).

 

 

 

En tete à tete avec J.R. à Marseille

L’artiste français JR investit le J1 pour y mettre en scène l’amour porté par Marseille à la mer et aux voyages. Marseille, terre d’accueil, point de passage ou lieu de départ…

Dans ce géant de verre et de béton armé, paquebot éternellement à quai face à la digue du large, l’artiste imagine une installation monumentale. Prenez part à l’œuvre en fabriquant vous-même la trace de votre passage et laissez-vous surprendre par votre propre déambulation sur d’étonnants passages à emprunter.

Avec ce cheminement sur des parcours démultipliés, nous seront les visiteurs -voyageurs de nos propres histoires, de nos propres routes. Et au fur et à mesure de notre progression, nous serons rappelés à l’existence d’une destination devenue commune à tous….

un p’tit air de printemps!

Vous le sentez ? Mais oui, ce petit air de printemps qui commence à pointer le bout de son nez ! Il est partout : dans les champs avec les amandiers en fleurs, dans les collines avec les asperges sauvages qui n’attendent qu’une bonne omelette pour diffuser toutes leurs saveurs et dans les villes avec le retour des hirondelles ? Bref, il est grand temps de prendre l’air.

Demandez nous le programme!

 

Bazille à Aigues-Mortes

On le sait peu mais en mai 1867, Frédéric Bazille se rend à Aigues-Mortes. Le jeune peintre est l’étoile montante d’un mouvement en train d’éclore, l’impressionnisme. C’est un séjour décisif pour cet artiste montpelliérain. Fasciné par ce haut lieu historique, il va y peindre 3 oeuvres majeures une se trouve au Musée Fabre de Montpellier, les deux autres toiles dans des musées americains.

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bazillePar plans successifs, on trouve l’eau, la terre, les reflets dans l’eau, les fortifications, le ciel… et tous les jeux qu’ils permettent.

Frédéric Bazille est né il y a 175 ans tout juste à Montpellier. Etudiant en médecine issu d’un milieu protestant fortuné, il monte à Paris dans les années 1860 mais change vite de voie. Il commence à peindre et côtoie dans différents ateliers Claude Monet, Auguste Renoir ou encore Alfred Sisley. Autant « de jeunes lions qui veulent changer le monde » selon l’expression de Kimberley Jones.

« Bazille est né au bon moment dans ces années 1860 qui furent sans doute parmi les plus décisives de l’histoire de l’art. Mais il est mort trop tôt!  En août 1870, Bazille s’engage au 3e régiment de zouaves. Il est tué trois mois plus tard, le 28 novembre, lors de la Bataille franco-prussienne de Beaune-la-Rolande dans le Loiret, en essayant de protéger héroïquement un groupe de femmes et d’enfants.

A découvrir ou re-découvrir au musée Fabre et en balade à Aigues mortes!