En savoir plus sur les variétés d’olives de la vallée des Baux de Provence

La typicité des huiles d’olive de la vallée des Baux de Provence vient de l’association de 5 variétés d’olive sur un terroir unique. Ces variétés d’olives sont :

– La Salonenquetire son nom de Salon-de-Provence. L’arbre est sobre, résistant à la sècheresse, le port est retombant. Cette variété confère de l’onctuosité à l’huile. Son rendement est bon, variant de 18 à 22 %. Ce fruit est aussi utilisé pour la confiserie : olives cassées de la vallée des Baux de Provence, parfumées au fenouil.

– La Grossane est pulpeuse et de belle taille. Elle présente des arômes de pamplemousse…, son huile est douce. L’arbre est vigoureux, sa mise à fruit est longue, le port est érigé. Les fruits vont à la confiserie (olive noire de la vallée des Baux de Provence), puis au moulin pour l’huile. Le rendement varie de 15 à17 %. Les arbres de cette variété sont très attachés au terroir des Baux de Provence.

– La Béruguette ou Aglandau est une variété d’olive à huile, avec des rendements de 19 à 22 %. L’huile est d’un vert caractéristique et elle est ardente, ce qui lui procure des capacités de conservation prolongées. Elle peut aussi être utilisée en confiserie.

– La Verdale des Bouches-du-Rhône est typique de ce département, elle résiste correctement au froid. Le fruit long, peut-être utilisé pour la confiserie, en olive verte ou pour la production d’huile avec des rendements compris entre 14 et 15%.

– La Picholine est petite et pointue. Présente dans la vallée des Baux de Provence, elle est plutôt typique du département du Gard. Elle donne une huile au fruité intense avec un peu d’amertume. Le rendement est autour de 17%

De gauche à droite, la Salonenque, l'Aglandau, la Grossane, la Picholine, la Verdale

On s’oxygene!Balade virtuelle au coeur de la vallée des Baux de Provence

 Le Massif des Alpilles est le prolongement géoloqique des Alpes dont il tire son nom et du Luberon. Cette chaîne calcaire se trouve placée entre les villes d’Arles, Avignon et Salon de Provence. Petites dans leurs dimensions, les Alpilles s’étendent sur environ 40 kilomètres de long, entre Rhône et Durance, dominant la Crau et les plaines Rhodaniennes.

Composé de pelouses, garrigues, forêts, falaises, marais, cultures… le Massif est doté d’une faune et d’une flore riches – Il abrite en effet 960 espèces végétales, 90 espèces d’oiseaux, 19 espèces de chauves-souris, plusieurs centaines d’espèces d’insectes. Au fil des promenades peut-être aurez-vous la chance de croiser l’Aigle de Bonelli, un vautour percnoptère, ou un Minioptéré de Schreibers…

Depuis des millenaires, agriculteurs, bergers, et forestiers exploitent le massif constituant un écosystème unique et très minutieusement équilibré. Le paysage est formé en piémont de vignes et de vergers, de cultures maraîchères, séparées par des haies de cyprès. (Au sud prédominance de l’olivier.) Lorsque l’on se dirige vers les crêtes, on découvre les forêts de chêne vert et les grappes de pin d’Alep, et parfois de cèdre, au fil de l’altitude, les garrigues touffues parsemées de bottes d’asperges sauvages et de chênes kermès aux feuilles piquantes, puis « les pelouses »  à thym et à romarin de la ligne des crêtes.

Les Alpilles, comme tout espace aturel, sont un véritable lieu de vie. En ce sens, elles nécessitent de la part des visiteurs, une attitude et une attention vigilantes. Chacun est invité, avec toute la délicatesse et le respect que mérite chaque lieu d’habitation, avec plus de précautions, quand il s’agit d’un espace naturel inscrit dans la culture quotidienne et l’affectif de chaque habitant de ce très beau pays de Provence.

Le territoire des Alpilles est une entité paysagère à part. L’empreinte de l’homme, à travers l’histoire et ses actuelles activités sur ce territoire, est omniprésente et a façonné ce paysage au fil des siècles. En effet, le massif des Alpilles est caractérisé par une agriculture traditionnelle et diversifiée, vivante, principale ressource économique de ce territoire avec le tourisme. Elle est une des composantes essentielles du paysage des Alpilles, et le façonne au fil des saisons et des années.

en savoir plus : https://www.franceculture.fr/emissions/ne-parle-pas-la-bouche-pleine/des-moulins-du-coeur-de-la-provence-mets-de-lhuile

Après le confinement, le ravissement en Provence! Selection de quelques beaux hotels…

https://www.vogue.fr/lifestyle/voyages/diaporama/les-plus-beaux-hotels-de-provence/42740

dans les Alpilles : Mas de Chabran

Entre les murs d’un ancien moulin à huile du 18ème, le Mas de Chabran a été réalisé par l’architecte Alain Meylan et l’architecte d’intérieur Liliana Atilova. Un tandem à l’épicurisme contagieux, qui accueille, hiver comme été, voyageur et grandes tribus. Avec l’idée qu’on y vit comme dans une maison secondaire, le service d’un hôtel en plus. Faisant la part belle à un camaïeu organique apaisant (sable-blanc-brun), le lieu rassemble huit chambres habillées de rideaux Pierre Frey, des salles de bain avec des baignoires en cuivre, des salons cossus où trônent une cheminée. Sans oublier le fabuleux jardin qui cache des fontaines en pierre, des bassins coiffés de nénuphars, des fleurs sauvages et une grande piscine

Villa La Coste pas très loin d’Aix en Provence

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Au cœur d’un vignoble du Lubéron, Villa La Coste est le spot parfait pour les mordus d’art. De l’entrée du domaine où gambade une araignée géante de Louise Bourgeois, à son centre d’art signé Tadao Ando, en passant par sa bibliothèque au mobilier Jean Prouvé, décorée d’une mosaïque réalisée par Pablo Picasso. Chaque recoin de l’hôtel comporte une pépite rare. Tandis que les chambres misent sur une décoration épurée et cossue avec leurs canapés en lin, leurs lits douillets ou encore leurs terrasses privées contemplant la nature provençale. Autres bons points, la table et le spa doté d’une gamme de produits de beauté bio.

La Bastide de Gordes

La Bastide de Gordes - Gordes

Aménagée dans les fortifications d’un des plus beaux villages de Provence, la Bastide de Gordes a fait peau neuve en 2015. Cantonné pendant des années à un style un brin désuet, l’hôtel cinq étoiles a fait l’objet d’un lifting complet. A l’image de ses quelques trente-quatre chambres et six suites habillées de mobiliers rares et qui gagnent au passage une poignée de piscines et un couloir de nage au-dessus des remparts. Côté table, le restaurant étoilé de Pierre Gagnaire séduit par sa cuisine fine aux accents provençaux. Tandis que les quelques 800m2 du spa Sisley offre une multitude de soins relaxants. Mais c’est surtout sa vue imprenable sur le Lubéron et les Alpilles qui en font l’un des écrins le plus magique de la région.

aux Baux de Provence : Baumanière

L'hôtellerie

Aux pieds des carrières du Val d’Enfer, Baumanière s’étale à travers un domaine provençal, où chaque bâtisse à sa petite histoire. De la maison mère : l’Oustau, considéré comme le premier Relais & Châteaux au monde, à La Cabro d’Or, un établissement plus familial, à quelques mètres de là et qui a toujours ses habitués. Rassemblé depuis peu en un grand ensemble de cinquante-cinq chambres, l’hôtel s’accorde aux envies de chacun, que l’on préfère louer l’intégralité d’un mas en famille, aux murs citron et volets bleu, un peu à l’écart ou s’installer dans une chambre cossue d’un des deux bâtiments principaux. Notre préférée? La nouvelle suite du Manoir, signée Philippine Lemaire et Clémence Boyer, habillée de marbre, de velours et de lin, qui s’étale sur 75m2 et qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. Une fois sur place, les possibles sont larges : grimper à la découverte du village des Baux de Provence, lézarder au bord des piscines ou encore s’offrir un massage relaxant ou un soin ciblé au spa bordé d’un joli jardin à l’anglaise. Enfin cerise sur le gâteau, la table de Jean-André Charial et Glenn Viel, deux étoiles au guide Michelin, qui sublime le terroir provençal grâce à une créativité culinaire sans bornes et un florilège de légumes issus du potager bio.

Les Baux-de-Provence, le village ressucité

https://www.detoursenfrance.fr/destinations/regions/provence-alpes-cotes-dazur/les-baux-de-provence-le-village-ressucite-3778

Du haut de son éperon rocheux, cet extraordinaire nid d’aigle domine la vallée des Alpilles et bien au-delà… Le bourg provençal, couronné par les ruines d’un château, a conservé tout son pouvoir d’enchantement.

Jugée sur un éperon rocheux, les ruines des Baux font l’attractivité de ce bourg.

« Des Baux, je ferais ma capitale » (Frédéric Mistral)

Avec à ses pieds, au nord, les formes chaotiques du val d’Enfer, et à l’ouest le vallon de la Fontaine, le rocher des Baux s’apparente à une nef minérale, étrange et fascinante, dont les chicots de pierre fantomatiques du château enflamment l’imaginaire. Au fil des ruelles et des places, des hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles côtoient des maisons Renaissance adossées parfois à des ruines ou à moitié taillées dans le roc.

Le village – une poignée d’habitants sur ces hauteurs – pourrait aujourd’hui obtenir, avec 1,5 million de visiteurs par an, le titre de capitale du tourisme… Au vu de l’affluence certains jours, on pourrait avoir envie de prendre ses jambes à son cou. Pourtant, à chaque fois, le visiteur est comme magnétisé ! Imaginez le tableau : sous vos yeux, un éperon rocheux de calcaire culminant à 245 mètres, long de 900 mètres sur 200 de largeur, est couronné par un vaisseau de pierre déchiqueté qui semble prolonger le roc… La beauté âpre du village, son corps à corps sauvage avec le paysage, son mélange de ruines et de demeures restaurées exercent une irrésistible attraction.

Une histoire mouvementée

Site d’occupation très ancien, les Baux doivent leur puissance aux seigneurs des Baux. Refusant toute vassalité, ces rebelles aventureux étendent leur popuvoir sur les « ‘terres baussenques », soit 79 fiefs (villes ou places fortes) répartis de la Drôme au Var.

Autant dire que l’archétype du paysage de provence est respecté ici !

En 1631, les remparts et le château sont détruits. La seigneurie est vendue à la ville, et les Baux-de-Provence passent aux mains de la famille Grimaldi. En parcourant les immenses ruines de ce château fantôme (7 hectares), on côtoie le fantastique, et il est difficille de ne pas songer au Testament d’Orphée, film de et avec Jean Cocteau, tourné en partie au Baux, et principalement au Val d’Enfer. Aux côtés de Jean Marais et Maria Cassarès , Pablo Picasso et Françoise Sagan, entre autres, y tinrent de petits rôles.

Dantesque val d’Enfer

En contrebas de ce village perché, le val d’Enfer est un site qui excite l’imaginaire depuis la nuit des temps. Creusé dans le plateau, ce vallon présente d’étranges roches calcaires, sculptées par le vent et l’eau, qui prennent un caractère fantastique, avec les jeux d’ombre et de lumière. Ce paysage torturé de roches de molasse aurait inspiré Dante pour sa Divine Comédie. Frédéric Mistral en parlait comme d’un « cataclysme de pierre ». Cocteau y tourna son Testament d’Orphée.

Puique que Frederic Mistral a été évoqué un peu plus haut, faisons quelques km pour nous rendre sur sa tombe à Maillane.

https://lesudmakesmehappy.com/wp-admin/post.php?post=2279&action=edit

La Provence éternelle de Frédéric Mistral – vidéo

https://www.arte.tv/fr/videos/087863-000-A/la-provence-eternelle-de-frederic-mistral/

Les reliefs accidentés couverts de garrigue composent le paysage des Alpilles, dans le Nord des Bouches-du-Rhône. Au bord du massif montagneux se tient Maillane, un petit village provençal qui a vu naître un géant de la littérature française : Frédéric Mistral. Récompensée d’un prix Nobel, son œuvre n’a eu de cesse de rendre hommage à sa terre natale et de défendre la culture et la langue provençales.

Minerve, bastion cathare (Hérault) et site grandiose

Près des Corbières et du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc,
ce site cathare est un des Plus Beaux Villages de France,perché sur un promontoire et au coeur du vignoble AOC Minervois.

Au Moyen Age,cette cité puissante est un refuge pour les hérétiques cathares.
Le site de Minerve est un des plus surprenants du Languedoc. Une longue histoire géologique et un travail sans répit de l’eau a creusé le calcaire du causse, formant ainsi d’étroits canyons.Le Brian et la Cesse, les cours d’eau aux débits capricieux, sont à l’origine de cette véritable forteresse rocheuse. Mais plus surprenant encore, ces rivières ont formé des ponts naturels, sorte de tunnels percés dans la roche, que l’on peut arpenter à loisir en saison sèche.

minerve