FRUITS CONFITS EN PROVENCE Lilamand, le confisage depuis 153 ans

Des fruits, souvent, des légumes, parfois, confits… Dans cette famille les secrets de fabrication se transmettent de génération en génération. Pierre Lilamand en est le dernier dépositaire.

Pierre Lilamand

Vos gestes et techniques ont-ils évolué en 153 ans ?

Pierre Lilamand : Très peu. Les seules évolutions notables ce sont les nouveaux fruits exotiques comme les kumquats, les ananas victoria ou les kiwis inconnus au XIXe siècle. La vapeur aussi a remplacé le charbon. Autrefois, le feu nu léchait les bassines de cuivre, désormais, c’est un flux constant de vapeur, plus douce.

Quelles sont les grandes étapes et les principes du confisage ?

Pierre Lilamand : L’essentiel réside dans la sélection. Certains doivent être pelés (poires, melons, ananas). On les blanchit, c’est-à-dire qu’on les plonge plus ou moins longtemps dans de l’eau plus ou moins bouillante afin de les ramollir et favoriser la pénétration de sucre. On plonge enfin le fruit dans un sirop de sucre. Le confisage, c’est une succession de 6 à 7 bouillons et de temps de repos de 3 semaines à 1 mois.

Où faites-vous votre marché ?

Pierre Lilamand : On travaille les variétés anciennes avec des producteurs d’ici dont certains vendaient déjà à mon père et à mon grand-père ! On achète surtout en Provence afin de décider avec le paysan du moment parfait de récolte. La maturité parfaite offre un gain gustatif irremplaçable. Nous avons aussi planté 200 abricotiers dans les Alpilles et 2150 amandiers à Maillanne pour garantir les approvisionnements.

SOURCE https://www.myprovence.fr/article/pierre-lilamand-specialiste-fruits-confits-en-provence

MAISON-MUSÉE FRÉDÉRIC MISTRAL à Maillane

Figure tutélaire de la Provence, Frédéric Mistral est un poète flamboyant aux multiples facettes, à l’œuvre foisonnante, ancrée dans son époque et consacrée par le prix Nobel de littérature en 1904. Son travail poétique volontiers épique traverse les thèmes, l’histoire, du légendaire et des modes de vie de la Provence. La demeure a été construite et meublée par Frédéric Mistral en 1876, en vue de son mariage. Il vivra de manière continue et créera nombre de ses œuvres dans cette demeure bourgeoise au décor sculpté évoquant les héroïnes mistraliennes et flanquée d’un grand jardin. Selon la volonté du poète, la maison est conservée, tel qu’il l’a aménagée, avec  la totalité des meubles d’origine. Les rideaux, bibelots, objets utilitaires qui s’y rattachent sont également présents et participent du caractère intime et authentique de cette demeure

C’est la maison dans laquelle Frédéric Mistral vécut avec son épouse et reçut de nombreuses personnalités : le grand chef de cuisine de la Reine d’Angleterre : Escoffier ;  le roi de Belgique ; le président Poincaré 

Gai lesert, béu toun soulèu, l’ouro passo que trop lèu e deman plóura belèu.
 » Gai lézard, bois ton soleil, l’heure ne passe que trop vite et demain il pleuvra peut-être. « 

C’est dans cette maison qu’il terminera Mirèio (œuvre commencée au Mas du Juge) et qu’il écrira Calendau.

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et pour les gourmands, prochain rendez vous chez le confiseur LILAMAND à Saint Rémy de Provence!

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Sur la tombe de Mistral à Maillane

Frédéric Mistral,1830-1914, écrivain de langue provençale,fondateur du Félibrige, natif de Maillane fit faire pour son tombeau, une réplique du pavillon de la Reine Jeanne, qu’il souhaita sans nom. Les modillons autour du dôme représentent une Mireille (jeune fille provençale), une Arlésienne, et ses 2 chiens (Pan Planet et Pan Perdu)
Inscription: « non nobis domine, non nobis , sed nomini tuo, et Provinciae nostrae da gloriam » qui se traduit par  » Non pas à nous, Seigneur, mais à ton nom et à notre Provence, donne gloire »

Les Baux-de-Provence, le village ressucité

https://www.detoursenfrance.fr/destinations/regions/provence-alpes-cotes-dazur/les-baux-de-provence-le-village-ressucite-3778

Du haut de son éperon rocheux, cet extraordinaire nid d’aigle domine la vallée des Alpilles et bien au-delà… Le bourg provençal, couronné par les ruines d’un château, a conservé tout son pouvoir d’enchantement.

Jugée sur un éperon rocheux, les ruines des Baux font l’attractivité de ce bourg.

« Des Baux, je ferais ma capitale » (Frédéric Mistral)

Avec à ses pieds, au nord, les formes chaotiques du val d’Enfer, et à l’ouest le vallon de la Fontaine, le rocher des Baux s’apparente à une nef minérale, étrange et fascinante, dont les chicots de pierre fantomatiques du château enflamment l’imaginaire. Au fil des ruelles et des places, des hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles côtoient des maisons Renaissance adossées parfois à des ruines ou à moitié taillées dans le roc.

Le village – une poignée d’habitants sur ces hauteurs – pourrait aujourd’hui obtenir, avec 1,5 million de visiteurs par an, le titre de capitale du tourisme… Au vu de l’affluence certains jours, on pourrait avoir envie de prendre ses jambes à son cou. Pourtant, à chaque fois, le visiteur est comme magnétisé ! Imaginez le tableau : sous vos yeux, un éperon rocheux de calcaire culminant à 245 mètres, long de 900 mètres sur 200 de largeur, est couronné par un vaisseau de pierre déchiqueté qui semble prolonger le roc… La beauté âpre du village, son corps à corps sauvage avec le paysage, son mélange de ruines et de demeures restaurées exercent une irrésistible attraction.

Une histoire mouvementée

Site d’occupation très ancien, les Baux doivent leur puissance aux seigneurs des Baux. Refusant toute vassalité, ces rebelles aventureux étendent leur popuvoir sur les « ‘terres baussenques », soit 79 fiefs (villes ou places fortes) répartis de la Drôme au Var.

Autant dire que l’archétype du paysage de provence est respecté ici !

En 1631, les remparts et le château sont détruits. La seigneurie est vendue à la ville, et les Baux-de-Provence passent aux mains de la famille Grimaldi. En parcourant les immenses ruines de ce château fantôme (7 hectares), on côtoie le fantastique, et il est difficille de ne pas songer au Testament d’Orphée, film de et avec Jean Cocteau, tourné en partie au Baux, et principalement au Val d’Enfer. Aux côtés de Jean Marais et Maria Cassarès , Pablo Picasso et Françoise Sagan, entre autres, y tinrent de petits rôles.

Dantesque val d’Enfer

En contrebas de ce village perché, le val d’Enfer est un site qui excite l’imaginaire depuis la nuit des temps. Creusé dans le plateau, ce vallon présente d’étranges roches calcaires, sculptées par le vent et l’eau, qui prennent un caractère fantastique, avec les jeux d’ombre et de lumière. Ce paysage torturé de roches de molasse aurait inspiré Dante pour sa Divine Comédie. Frédéric Mistral en parlait comme d’un « cataclysme de pierre ». Cocteau y tourna son Testament d’Orphée.

Puique que Frederic Mistral a été évoqué un peu plus haut, faisons quelques km pour nous rendre sur sa tombe à Maillane.

http://lesudmakesmehappy.com/wp-admin/post.php?post=2279&action=edit

La Provence éternelle de Frédéric Mistral – vidéo

https://www.arte.tv/fr/videos/087863-000-A/la-provence-eternelle-de-frederic-mistral/

Les reliefs accidentés couverts de garrigue composent le paysage des Alpilles, dans le Nord des Bouches-du-Rhône. Au bord du massif montagneux se tient Maillane, un petit village provençal qui a vu naître un géant de la littérature française : Frédéric Mistral. Récompensée d’un prix Nobel, son œuvre n’a eu de cesse de rendre hommage à sa terre natale et de défendre la culture et la langue provençales.

Van Gogh en Provence

Avignon

– Visite du Musée Angladon où vous pourrez admirer le seul tableau de Van Gogh en Provence : Wagons de chemin de fer – août 1888.

Itinéraire touristique : Van Gogh en Provence

Puis direction Saint Rémy de Provence

A voir / à faire :

-Visite du monastère de Saint Paul de Mausole, transformé au XIXe siècle en asile et où Van Gogh trouvera refuge au cours de l’année 1889/1890 juste avant de se suicider. Dans l’allée du monastère, un buste en bronze rappelle le séjour du peintre.

Traversée des Alpilles par l’impressionnant Val d’Enfer.

Rejoindre Arles

A voir / à faire :

-Passage devant l’Abbaye de Montmajour qui inspira le peintre (possibilité de visite).

-Visite de la ville d’Arles. Son patrimoine romain et roman, Ville de Van Gogh, capitale de la Camargue et chaque année le rendez-vous de la photographie, de la musique, de la tauromachie… Arles est une ville d’art et d’histoire, classée par l’UNESCO comme Patrimoine mondial de l’Humanité. – www.arlestourisme.com

-Évocation de la vie de l’artiste sur les lieux où il vécut et qui lui inspirèrent ses plus belles toiles (L’Hôpital Van Gogh, le Pont Langlois, les Alyscamps, la Place Lamartine…).


le moulin d’Alphonse

 

Ecrivain, Auteur dramatique, Poète et Romancier. Il est né a Nîmes le13 mai 1840 et mort à  Paris 16 décembre 1897 (57 ans). Son nom et son oeuvre sont indissociables de la Provence! 

Aujourd’hui arretons nous au célèbre moulin à Fontvieille

Le moulin Saint-Pierre (ou Moulin Ribet), dit moulin de Daudet, a été construit en 1814, c’ est le moulin à vent le plus connu de Fontvieille. Contrairement à la légende locale, Daudet ne l’a jamais habité, c’est au château de Montauban chez les Ambroy qu’il réside, mais ce moulin l’aurait inspiré pour écrire « Le secret de Maître Cornille », l’une des nouvelles du recueil Les Lettres de mon moulin publié en 1869.

«Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite et de gauche, on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins.»
Si Alphonse Daudet quitta son Paris «sale et noir» pour les marches du perron
du moulin de Fontvieille, c’est que la vue devait en valoir la peine. Le Sud
et son mistral ont un jour compté des moulins par centaines. Aujourd’hui, peu
d’entre eux ont encore l’allure de s’appeler «moulin » et encore moins d’entre eux sont actifs. Celui de Fontvieille, le moulin des «Lettres de mon moulin» est ouvert à la visite.

En 1915. c’est la fin de l’activité du moulin, l’un des derniers à avoir cessé de tourner.

Alphonse Daudet n’ y a jamais habité mais il l’a décrit :

« Une ruine ce moulin ; un débris croulant de pierres et de vieilles planches, qu’on n’avait pas mis au vent depuis des années et qui gisait, inutile comme un poète, alors que tout autour sur la côte la meunerie prospérait et virait à toutes ailes ».

« Toute mon œuvre est là » confie Alphonse Daudet à l’un de ses amis à propos de la Provence.

Portrait de Mme Daudet par Renoir

à lire Sur les pas de Alphonse DaudetClaude Karkel. Editions Campanile.

https://www.h8-collection.com/h8-journal/Echappee.Vol.02.pdf

Minerve, bastion cathare (Hérault) et site grandiose

Près des Corbières et du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc,
ce site cathare est un des Plus Beaux Villages de France,perché sur un promontoire et au coeur du vignoble AOC Minervois.

Au Moyen Age,cette cité puissante est un refuge pour les hérétiques cathares.
Le site de Minerve est un des plus surprenants du Languedoc. Une longue histoire géologique et un travail sans répit de l’eau a creusé le calcaire du causse, formant ainsi d’étroits canyons.Le Brian et la Cesse, les cours d’eau aux débits capricieux, sont à l’origine de cette véritable forteresse rocheuse. Mais plus surprenant encore, ces rivières ont formé des ponts naturels, sorte de tunnels percés dans la roche, que l’on peut arpenter à loisir en saison sèche.

minerve