Aux portes de Montpellier et de Nîmes: un patrimoine et des traditions à découvrir en calèche

Ici, L’homme, le cheval et le taureau vivent en parfaite communion et ce n’est pas un cliché. La preuve, je vous emmène à la découverte de la Manade Vitou, créée en 1983, l’homme, le cheval et le taureau vivent en parfaite communion.

Une passion de la bouvine transmise par Pierre le père à ses deux fils Jean-Pierre et Nicolas, puis à Pierre et Estelle, ses petits-enfants.

Situé sur la commune de Castries, à quelques kilomètres de Montpellier, le Mas Saint-Léonard offre aux visiteurs un milieu naturel protégé, une faune et une flore uniques préservées, un véritable havre de paix.

Différents services et activités y sont proposés. Des réceptions : de groupes avec la possibilité de se restaurer dans la salle pouvant accueillir de 50 à 200 personnes. Des ferrades : avec des explications sur la tradition sont orchestrées pour montrer le travail des gardians.

Parmi les activités proposées : le tri des veaux, la ferrade

Les visites en calèche tractée par un cheval de trait (2 h 30 environ), la manade étant la seule à proposer une telle prestation.

A partir de deux personnes, deux parcours sont programmés en compagnie du manadier : le Mas Saint-Léonard, avec les taureaux et les chevaux de Camargue, le travail et la vie des gardians (rassemblement du troupeau, le tri du bétail à cheval), l’oliveraie millénaire et son huile d’olive (dégustation d’huile d’olive picholine), le vignoble et le terroir Languedocien ou bien les Marais de hautes plages (balade bucolique entre terre et mer).

Possibilité de réception de groupe avec plusieurs calèches (le programme peut être modifié suivant la période et le nombre de participants…). Une aire de pique-nique est mise à disposition.

En savoir plus sur les variétés d’olives de la vallée des Baux de Provence

La typicité des huiles d’olive de la vallée des Baux de Provence vient de l’association de 5 variétés d’olive sur un terroir unique. Ces variétés d’olives sont :

– La Salonenquetire son nom de Salon-de-Provence. L’arbre est sobre, résistant à la sècheresse, le port est retombant. Cette variété confère de l’onctuosité à l’huile. Son rendement est bon, variant de 18 à 22 %. Ce fruit est aussi utilisé pour la confiserie : olives cassées de la vallée des Baux de Provence, parfumées au fenouil.

– La Grossane est pulpeuse et de belle taille. Elle présente des arômes de pamplemousse…, son huile est douce. L’arbre est vigoureux, sa mise à fruit est longue, le port est érigé. Les fruits vont à la confiserie (olive noire de la vallée des Baux de Provence), puis au moulin pour l’huile. Le rendement varie de 15 à17 %. Les arbres de cette variété sont très attachés au terroir des Baux de Provence.

– La Béruguette ou Aglandau est une variété d’olive à huile, avec des rendements de 19 à 22 %. L’huile est d’un vert caractéristique et elle est ardente, ce qui lui procure des capacités de conservation prolongées. Elle peut aussi être utilisée en confiserie.

– La Verdale des Bouches-du-Rhône est typique de ce département, elle résiste correctement au froid. Le fruit long, peut-être utilisé pour la confiserie, en olive verte ou pour la production d’huile avec des rendements compris entre 14 et 15%.

– La Picholine est petite et pointue. Présente dans la vallée des Baux de Provence, elle est plutôt typique du département du Gard. Elle donne une huile au fruité intense avec un peu d’amertume. Le rendement est autour de 17%

De gauche à droite, la Salonenque, l'Aglandau, la Grossane, la Picholine, la Verdale

On s’oxygene!Balade virtuelle au coeur de la vallée des Baux de Provence

 Le Massif des Alpilles est le prolongement géoloqique des Alpes dont il tire son nom et du Luberon. Cette chaîne calcaire se trouve placée entre les villes d’Arles, Avignon et Salon de Provence. Petites dans leurs dimensions, les Alpilles s’étendent sur environ 40 kilomètres de long, entre Rhône et Durance, dominant la Crau et les plaines Rhodaniennes.

Composé de pelouses, garrigues, forêts, falaises, marais, cultures… le Massif est doté d’une faune et d’une flore riches – Il abrite en effet 960 espèces végétales, 90 espèces d’oiseaux, 19 espèces de chauves-souris, plusieurs centaines d’espèces d’insectes. Au fil des promenades peut-être aurez-vous la chance de croiser l’Aigle de Bonelli, un vautour percnoptère, ou un Minioptéré de Schreibers…

Depuis des millenaires, agriculteurs, bergers, et forestiers exploitent le massif constituant un écosystème unique et très minutieusement équilibré. Le paysage est formé en piémont de vignes et de vergers, de cultures maraîchères, séparées par des haies de cyprès. (Au sud prédominance de l’olivier.) Lorsque l’on se dirige vers les crêtes, on découvre les forêts de chêne vert et les grappes de pin d’Alep, et parfois de cèdre, au fil de l’altitude, les garrigues touffues parsemées de bottes d’asperges sauvages et de chênes kermès aux feuilles piquantes, puis « les pelouses »  à thym et à romarin de la ligne des crêtes.

Les Alpilles, comme tout espace aturel, sont un véritable lieu de vie. En ce sens, elles nécessitent de la part des visiteurs, une attitude et une attention vigilantes. Chacun est invité, avec toute la délicatesse et le respect que mérite chaque lieu d’habitation, avec plus de précautions, quand il s’agit d’un espace naturel inscrit dans la culture quotidienne et l’affectif de chaque habitant de ce très beau pays de Provence.

Le territoire des Alpilles est une entité paysagère à part. L’empreinte de l’homme, à travers l’histoire et ses actuelles activités sur ce territoire, est omniprésente et a façonné ce paysage au fil des siècles. En effet, le massif des Alpilles est caractérisé par une agriculture traditionnelle et diversifiée, vivante, principale ressource économique de ce territoire avec le tourisme. Elle est une des composantes essentielles du paysage des Alpilles, et le façonne au fil des saisons et des années.

en savoir plus : https://www.franceculture.fr/emissions/ne-parle-pas-la-bouche-pleine/des-moulins-du-coeur-de-la-provence-mets-de-lhuile