Sète,  » île singulière  » de Paul Valéry

 » Je suis né dans un de ces endroits où j’aurais aimé naître.  » Paul Valéry ne tarit pas d’éloges sur Sète, cette  » île singulière  » dans laquelle il vit le jour en 1871. De sa fenêtre, il voit le Canal Royal et les bateaux d’un port qui lui inspirera bien des écrits, dont Variété :  » Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’oeil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. « 

On suivra donc la rampe Paul Valéry, transversale à la grand-rue où se trouvait sa maison, et qu’il empruntait lorsqu’il était enfant pour accéder à ce canal d’où il observait les thoniers :  » Le dégoût que ce charnier me causait le disputait en moi à la sensation de beauté réelle et singulière de ce désordre. « 

De là, il faut, bien sûr, gagner le Cimetière marin, baptisé ainsi après que Valéry l’eut immortalisé dans le poème du même nom :  » Les morts cachés sont bien dans cette terre, Qui les réchauffe et sèche leur mystère.  » Le poète y repose depuis 1945. Juste au-dessus se trouve le Musée Paul-Valéry et la salle qui lui est réservée.

Source ARTICLE https://www.lemonde.fr/archives/article/1996/09/13/sete-ile-singuliere-de-paul-valery_3721959_1819218.html

oui, des Tampons encreurs mais pour tissus!

Le tampon SOULEIADO qui servait à estampiller les foulards imprimés à la main.
Bien plus qu’un logo : un gage de qualité et de savoir-faire français, depuis 1806.

Un savoir faire extraordinaire à découvrir…j’aurai l’occasion de vous en reparler!

Pont et voie romaine sur le site d’Ambrussum


Pour traverser la Vidourle qui sépare aujourd’hui
les dpt du Gard et de l’Hérault, nos ancêtres les
romains ont construit un magnifique pont sur l’axe
de la Via Domitia qui traversait la Gaule
transalpine. Sans atteindre la grandeur du Pont du
Gard, son voisin émérite, les restes que l’on voit
aujourd’hui sont tout aussi chargés d’émotion et
d’histoire, d’autant plus qu’une longue portion de
la Via Domitia subsiste à proximité et ne demande
qu’a être encore parcourue après 2000 ans de bons
et loyaux services.

source : https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=34340_1

5 chiffres à retenir sur le Pont du Gard

source : https://www.france.fr/fr/occitanie-sud-de-france/liste/5-chiffres-a-retenir-sur-le-pont-du-gard

Monument antique le plus visité de France, aqueduc classé par l’Unesco, le Pont du Gard est l’un des vestiges romains les mieux conservés au monde.

Situé en Occitanie, entre Nîmes, Uzès et Avignon, cette merveille de l’Antiquité est une prouesse technique avec ses dimensions hors normes mais aussi un site magique redevenu naturel depuis son réaménagement dans les années 2000.

49 metres

C’est la hauteur de ce pont-aqueduc construit par les Romains au 1er siècle de notre ère, un record pour l’époque ! Il reste aujourd’hui le seul exemple de pont antique à 3 étages encore debout avec une triple rangée d’arcades superposées : 6 arches au niveau inférieur, 11 au deuxième et 35 au troisième.

50 kilomètres

Le pont faisait partie de l’aqueduc romain qui conduisait l’eau d’Uzès à Nîmes : 50 kilomètres de canalisations traversant la garrigue ou enfouies sous la terre sauf au passage du Gardon. Il fallut enjamber la rivière en construisant cet ouvrage long de 273 mètres aujourd’hui dans sa partie supérieure (360 à l’origine avec 12 arches supplémentaires).

2 000

L’an 2000 marque le début d’une autre histoire pour le Pont du Gard. Utilisé jusqu’au VIe siècle, puis péage au Moyen Âge, il fut pont routier du XVIIIe au XXe siècle. Une Opération Grand Site engagée en 2000 lui a rendu son cadre primitif, sans circulation automobile ni les constructions qui avaient proliféré alentours.

4500 m2 de musée

Un superbe espace muséographique enterré, sur la rive gauche du Pont, retrace de manière ludique et pédagogique l’histoire passionnante de la construction de l’aqueduc et sa fonction dans le mode de vie à l’époque romaine. Au total, 4 500 m2 pour se cultiver, à grand renfort de films, expos, reconstitutions virtuelles…

Le saviez-vous?Ou trouve t-on, en Provence, le seul tableau de VAN GOGH peint durant son sejour en Provence?

Itinéraire touristique : Van Gogh en Provence
Van Gogh en Provence © Droits gérés Musée Angladon – Avignon

https://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/tendances/voyage/avignon-en-six-endroits-secrets_911905.html#photo-0

Vous avez trouvé la réponse?…

C’est à Avignon et on le sait peu voire pas du tout donc la prochaine fois arretez vous au musée ANGLADON pour y admirer en autre le tableau « Wagons de chemin de fer à Arles » peint en 1888

Musée de la Romanité à Nimes – On plante le décor!

 » Un écrin pour les exceptionnelles collections de la ville, témoins de l’influence romaine »

Avant d’entamer notre déambulation dans ce musée où fourmille pas moins de 5000 pièces exposées, il faut prendre un peu de temps pour découvrir ce musée de l’extérieur. La première réaction quand on regarde ce batiment c’est tout d’abord la surprise : quand meme faire cohabiter 2000 ans d’histoire sur quelques mètres, il faut oser!

Et celle qui a osé c’est Elisabeth de Portzamparc qui remporte le concours en 2011. « Face aux arènes, masse de pierre au dessin magnifique des arcs que Rome a laissé, le nouveau projet rayonne en une présence claire, lumineuse, une architecture presque fluide et diaphane qui semble en lévitation sur le site et sur le jardin archéologique ». Elizabeth de Portzamparc

Alors, ce batiment il ressemble à quoi?

C’est un parallélépipède élégant, lumineux fait de transparence et de légéreté. Habillé d’une « peau »  constituée de 7000 lames de verre qui évoquent la mosaique romaine – une des richesse du musée – cette façade ondulée aux reflets changeants au cours de la journée fait écho aux Arènes. Vous l’aurez compris l’objectif de cette façade n’est pas de venir en concurrence de l’amphitheatre romain mais c’est de jouer la carte de la complémentarité et de créer un fil « imaginaire » entre ces 2 batiments. Bien vu Elisabeth!

D’ailleurs Nimes est une « habituée » dans le mélange des genres architecturaux : en 93, c’est l’inauguration du Carré d’Art – l’architecte, une pointure! Sir Norman Foster. Son batiment fait face à la Maison Carrée, c’est dire la difficulté!

Vous voilà initiez aux subtilités de la façade, prochain rendez-vous la déambulation muséographique. Le rendez-vous est pris!

 

http://www.elizabethdeportzamparc.com/fr/projet/musee-de-la-romanite/

https://museedelaromanite.fr/

 

En janvier, allons au musée!

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Profitons de la réouverture depuis juin 2017 du musée Rigaud pour faire une escapade en terre roussillonaise. Je vous propose la visite du muée en matinée et l’après midi  une balade à Collioure.

 Rénové et agrandi, le musée d’art Hyacinthe Rigaud présente en effet des collections exceptionnelles allant du XIVe au XXIe siècle. Au travers d’un parcours riche de nombreux chefs-d’œuvre, le visiteur découvre l’histoire de Perpignan et des grands artistes qui y ont laissé leur empreinte. Notamment de l’illustre artiste perpignanais Hyacinthe Rigaud. Au total, pour l’accrochage d’ouverture, ce ne sont pas moins de 438 œuvres qui sont données à voir au public.

 

Musée d’art Hyacinthe Rigaud
21 rue Mailly à Perpignan
Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h
Nocturnes les jeudis et vendredis jusqu’à 21h

Bazille à Aigues-Mortes

On le sait peu mais en mai 1867, Frédéric Bazille se rend à Aigues-Mortes. Le jeune peintre est l’étoile montante d’un mouvement en train d’éclore, l’impressionnisme. C’est un séjour décisif pour cet artiste montpelliérain. Fasciné par ce haut lieu historique, il va y peindre 3 oeuvres majeures une se trouve au Musée Fabre de Montpellier, les deux autres toiles dans des musées americains.

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bazillePar plans successifs, on trouve l’eau, la terre, les reflets dans l’eau, les fortifications, le ciel… et tous les jeux qu’ils permettent.

Frédéric Bazille est né il y a 175 ans tout juste à Montpellier. Etudiant en médecine issu d’un milieu protestant fortuné, il monte à Paris dans les années 1860 mais change vite de voie. Il commence à peindre et côtoie dans différents ateliers Claude Monet, Auguste Renoir ou encore Alfred Sisley. Autant « de jeunes lions qui veulent changer le monde » selon l’expression de Kimberley Jones.

« Bazille est né au bon moment dans ces années 1860 qui furent sans doute parmi les plus décisives de l’histoire de l’art. Mais il est mort trop tôt!  En août 1870, Bazille s’engage au 3e régiment de zouaves. Il est tué trois mois plus tard, le 28 novembre, lors de la Bataille franco-prussienne de Beaune-la-Rolande dans le Loiret, en essayant de protéger héroïquement un groupe de femmes et d’enfants.

A découvrir ou re-découvrir au musée Fabre et en balade à Aigues mortes!

« En balade » sur les pas de Daudet, Giono et Pagnol

C’est bien de lire les « Lettres de mon moulin », « Colline » et « Le château de ma mère ». C’est encore mieux de s’en aller respirer les lieux qui ont inspiré ces chefs-d’oeuvre signés Daudet, Giono et Pagnol.

C’est sur les traces de ces monstres sacrés de la littérature que je vous emmène.

On y croise aussi quelques peintres qui ont fait du Midi leur terre d’élection (Van Gogh, Cézanne, Monticelli…) et des iconoclastes comme Gassendi et Revoul-le-roi-du-carton.

Le principe : Au programme: une découverte de 1h à 2h30 autour d’un site qui a inspiré un artiste avant la visite d’un musée ou d’une maison natale qui donnera un supplément d’âme à notre sortie.

Le Temps des Papes EN PROVENCE : Visite guidée

En 1309 le Pape Clément V s’installe à Avignon. Le Palais des Papes construit à partir de 1335 en moins de 20 ans, se visite toujours aujourd’hui. Le Vaucluse porte alors le nom de Comtat Venaissin, il devient terre pontificale et Avignon capitale de la chrétienté.

Palais, livrées cardinalices, églises, fresques et décors fleurissent aux quatre coins du Comtat Venaissin. Les vignobles s’établissent. C’est à cette époque que les communautés juives et vaudoises trouvent sur les terres de l’Eglise, une terre d’accueil.

Visites possibles en plus de la visite du Palais des Papes : la Chartreuse du Val de Bénédiction à Villeneuve les Avignon, le musée du Petit Palais à Avignon et les vignobles prestigieux de Chateauneuf du Pape.

Demandez moi le programme!

Avignon

Avignon, Capitale de la Chrétienté au Moyen Âge,  a conservé l’empreinte de ce destin grandiose : le palais des Papes, le pont Saint Bénezet, dit « pont d’Avignon », connu dans le monde entier grâce à la chanson, des remparts, un ensemble monumental exceptionnel classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, des dizaines d’églises et de chapelles, autant de vestiges d’un passé riche en histoire qui donnent à la ville une atmosphère unique.

Berceau d’un prestigieux festival de théâtre contemporain, ville européenne de la culture en l’an 2000, Avignon est dotée de multiples musées, d’un opéra-théâtre, d’un parc des expositions et d’un centre de congrés à la pointe des nouvelles technologies intégré au cœur même du Palais des Papes.

A 2h40 de Paris, 1 heure de Lyon ou 30 mn de Marseille en TGV,  Avignon offre toute l’année de nombreuses  possibilités de visites, des animations, des manifestations et ne manque pas de jolies boutiques et de lieux pour découvrir la cuisine provençale, les spécialités locales et les vins des Côtes du Rhône…

Toutes les beautés de la Provence sont à deux pas. Villages perchés du Luberon et des  Alpilles, Camargue sauvage, villes Romaines, lavandes à perte de vue sur les plateaux du Vaucluse, reliefs des dentelles de Montmirail et du Mont Ventoux…

Laissez-vous séduire par cette cité provençale animée et pleine de charme !

Musée du Pont du Gard- mode d’emploi

« Le Pont du Gard n’est qu’un maillon. Dans ce musée nous avons voulu restituer le viaduc sur ses 50 kilomètres et raconter le pourquoi du Pont », explique Sonia Sabatier, médiatrice culturelle et responsable du musée.

Nîmes est en bonne place avec ses riches notables romains qui à l’époque de chauffe-eau, baignoire.

« L’eau c’est un fil conducteur, c’est la raison pour laquelle le bruit de l’eau qui coule accompagne le visiteur ».

Et cette semi-pénombre qui surprend ? « Dans les tuyaux qui amenaient l’eau, explique Sonia Sabatier, il faisait sombre. C’est cette ambiance qui a été reconstituée ».

Durant la visite qui dure plus d’une heure, il y a du spectaculaire. Avec la reconstitution grandeur réelle d’une carrière et de deux arches du dernier étage du pont. On s’y croirait !

« Ce qui me frappe, insiste la responsable du musée, c’est la technique surprenante et la fabuleuse organisation mise en place par les gallo-romains pour faire aboutir ce chantier. Tout cela a pu se faire car ils avaient une formidable connaissance de la pierre et de la topographie du terrain. »

Maquettes, dessins, reconstitution d’habitats… l’épopée du Viaduc, dans le musée, s’étale sur 2 500 m2. Une visite ludique et pédagogique. Pourquoi le pont est toujours là. C’est aussi expliqué !

« Simplement parce qu’il a eu, résume Sonia Sabatier, une nouvelle jeunesse. Sa réutilisation en pont routier pour franchir la rivière l’a sauvé. »