Il y a toujours de bonnes raisons pour aller à Arles cet hiver!

Il y a des villes qui se livrent l’hiver…Arles en fait partie.

C’est le moment révé pour flaner dans les rues et partir à la découverte de cette belle cité que j’affectionne. C’est le moment de venir apprécier les vestiges gallo-romains : l’amphithéatre, le theatre antique, les thermes de Constantin et les impressionnantes cryptoportiques.

Mais ce n’est pas tout : direction l’Hotel Dieu, un havre de paix et une première rencontre avec un hote illustre : Van Gogh dont j’aurai l’occasion de vous reparler; le fameux autoportrait de  » l’homme à l’oreille bandée », ca vous parle?

 

Vous n’etes pas encore rassasié…. il y a ce magnifique portail de la Cathedrale Saint Trophime : un regal pour nos yeux, l’élégante façade de l’hotel de ville et la charmante place aux hommes sur laquelle trone la statue de F.Mistral. On termine par une balade atypique le long des quais du Rhone, ca vous dit? pour avoir une autre vision de la ville et on comprend que ce fleuve, le Rhone a façonné le developpement urbain et économique de la ville

 

 http://www.patrimoine.ville-arles.fr/index.php?action=edifice&id=37

 

Musée de la Romanité à Nimes – On plante le décor!

 » Un écrin pour les exceptionnelles collections de la ville, témoins de l’influence romaine »

Avant d’entamer notre déambulation dans ce musée où fourmille pas moins de 5000 pièces exposées, il faut prendre un peu de temps pour découvrir ce musée de l’extérieur. La première réaction quand on regarde ce batiment c’est tout d’abord la surprise : quand meme faire cohabiter 2000 ans d’histoire sur quelques mètres, il faut oser!

Et celle qui a osé c’est Elisabeth de Portzamparc qui remporte le concours en 2011. « Face aux arènes, masse de pierre au dessin magnifique des arcs que Rome a laissé, le nouveau projet rayonne en une présence claire, lumineuse, une architecture presque fluide et diaphane qui semble en lévitation sur le site et sur le jardin archéologique ». Elizabeth de Portzamparc

Alors, ce batiment il ressemble à quoi?

C’est un parallélépipède élégant, lumineux fait de transparence et de légéreté. Habillé d’une « peau »  constituée de 7000 lames de verre qui évoquent la mosaique romaine – une des richesse du musée – cette façade ondulée aux reflets changeants au cours de la journée fait écho aux Arènes. Vous l’aurez compris l’objectif de cette façade n’est pas de venir en concurrence de l’amphitheatre romain mais c’est de jouer la carte de la complémentarité et de créer un fil « imaginaire » entre ces 2 batiments. Bien vu Elisabeth!

D’ailleurs Nimes est une « habituée » dans le mélange des genres architecturaux : en 93, c’est l’inauguration du Carré d’Art – l’architecte, une pointure! Sir Norman Foster. Son batiment fait face à la Maison Carrée, c’est dire la difficulté!

Vous voilà initiez aux subtilités de la façade, prochain rendez-vous la déambulation muséographique. Le rendez-vous est pris!

 

http://www.elizabethdeportzamparc.com/fr/projet/musee-de-la-romanite/

https://museedelaromanite.fr/

 

Tête à tête avec César!

logoMAPA

Direction, Arles et le musée de l’Arles Antique.

J’aime ce musée, tout d’abord pour sa localisation qui correspond à l’ancien port romain et situé face à l’ancien cirque.

“ Telle est la situation de cette ville… qu’il n’y a pas au monde d’endroit mieux désigné pour répandre en tous sens les produits de la terre.” (Edit de l’empereur Honorius, mai 418 à Arles)

J’aime ce bâtiment contemporain bleuté aux couleurs de la méditerranée qui abrite les collections archéologiques d’Arles et de son territoire, depuis le Néolithique jusqu’à la fin de l’Antiquité tardive .

enfin, Je ne me lasse pas d’observer ce buste de Jules César sous toutes les coutures, il s’en dégage un magnétisme que je ne peux expliquerCg13_Copyright_MdAa_Buste_Julescesar

Notre parcours permet de découvrir l’évolution de la ville grace à de superbes maquettes, de comprendre la position stratégique de la ville et de son port, éternelle rivale de Marseille, de son plonger au coeur de la vie quotidienne romaine.

MusŽe Departemental de l'Arles antique

Visite commentée du musée d’une durée de 2 heures : 8 euro/personne adulte + l’entrée au musée

Musée du Pont du Gard- mode d’emploi

« Le Pont du Gard n’est qu’un maillon. Dans ce musée nous avons voulu restituer le viaduc sur ses 50 kilomètres et raconter le pourquoi du Pont », explique Sonia Sabatier, médiatrice culturelle et responsable du musée.

Nîmes est en bonne place avec ses riches notables romains qui à l’époque de chauffe-eau, baignoire.

« L’eau c’est un fil conducteur, c’est la raison pour laquelle le bruit de l’eau qui coule accompagne le visiteur ».

Et cette semi-pénombre qui surprend ? « Dans les tuyaux qui amenaient l’eau, explique Sonia Sabatier, il faisait sombre. C’est cette ambiance qui a été reconstituée ».

Durant la visite qui dure plus d’une heure, il y a du spectaculaire. Avec la reconstitution grandeur réelle d’une carrière et de deux arches du dernier étage du pont. On s’y croirait !

« Ce qui me frappe, insiste la responsable du musée, c’est la technique surprenante et la fabuleuse organisation mise en place par les gallo-romains pour faire aboutir ce chantier. Tout cela a pu se faire car ils avaient une formidable connaissance de la pierre et de la topographie du terrain. »

Maquettes, dessins, reconstitution d’habitats… l’épopée du Viaduc, dans le musée, s’étale sur 2 500 m2. Une visite ludique et pédagogique. Pourquoi le pont est toujours là. C’est aussi expliqué !

« Simplement parce qu’il a eu, résume Sonia Sabatier, une nouvelle jeunesse. Sa réutilisation en pont routier pour franchir la rivière l’a sauvé. »