Patrimoine inconnu : l’église orthodoxe de SALIN DE GIRAUD


Il faut se replacer dans le contexte économique de Salin de Giraud pour expliquer la communauté grecque dans le secteur.
Les usines Solvay, en 1895, viennent exploiter le sel pour produire du carbonate de soude entrant dans la fabrication du savon de Marseille. L’industrie est florissante et son développement nécessite beaucoup de main d’œuvre, surtout, au moment de la première guerre mondiale. Les Français sont au front et le travail, bien trop dur, ne convient pas aux femmes ni aux enfants.
Les Grecs sont arrivés entre les deux guerres et se sont installés par regroupement familial. Ils ont gardé leurs coutumes, leur religion tout en s’intégrant à la Camargue et y faisant souche.
L’église pour le culte orthodoxe est construite en 1952. La compagnie des Salins du Midi en fera don à la Métropole Grec-orthodoxe de France, en 2009.
L’église trouve asile aux confins de la commune, près des marais salants et dans un des baraquements de Faraman où étaient «parqués» les Indochinois !! Et ceci est une autre histoire peu glorieuse de la Provence et de la façon dont étaient traités ceux qui participaient, de gré ou de force, au développement économique de la région et à l’enrichissement de certains.

source : https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=13904_2

Gigondas – coté vin

Gigondas

Un site hors du commun, naturel et protégé

Des coteaux façonnés par la main de l’Homme pour accueillir la vigne. Lové au pied des Dentelles de Montmirail dont les « racines » nourrissent celles des vignes du sommet de l’appellation, Gigondas recèle des merveilles. Les sols de calcaire gris qui en découlent constituent des terroirs structurés et uniques. Ils produisent ainsi des vins rouges aux arômes de fruits kirschés évoluant vers des notes de sous-bois et de truffe avec l’âge. Et des rosés chatoyants et complexes aux notes de fruits rouges, d’amande et d’épices.

Cépages & saveurs

Les Gigondas offrent un bouquet riche, aux arômes fins, fruités et épicés et une couleur ensoleillée, qui va du rubis au grenat foncé. Le nez dévoile un bouquet de fruits rouges et de fruits noirs très mûrs. En bouche, le Gigondas est corsé avec une attaque charnue. 

Pour les rouges : le Grenache Noir (50% maximum), libérant toute l’expression de sa puissance dans des vins rouges chatoyants aux tanins marqués, au corps charpenté et doté d’une grande aptitude au vieillissement. La Syrah et le Mourvèdre (15% minimum) renforcent leur couleur grenat et épicent leurs arômes. Tous les autres cépages de l’AOC Côtes du Rhône sont autorisés à hauteur de 10% maximum, à l’exception du Carignan. 

Pour les rosés : les cépages autorisés sont le Grenache noir à hauteur de 50% maximum et Tous les autres cépages de l’AOC Côtes du Rhône sont autorisés à hauteur de 10% maximum, à l’exception du Carignan.

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Balade guidée dans le vignoble provençal

Au cœur de la Provence

De Cassis à Bandol, les appellations les plus prestigieuses de la région offrent des paysages à couper le souffle. Les vignes les plus ensoleillées de France sont cultivées en restanques, sorte de terrasses typiques de la Provence, et peuvent trôner jusqu’à 150 mètres d’altitude. Enserrés dans un vaste amphithéâtre de montagne, les Domaines Bunan, à Bandol, dévoilent un écrin fabuleux. Dégustations accompagnées de mets d’exception (huître, truffes, cèpes…), smart balades ou expositions dans la salle des foudres, ce domaine familial propose aux amateurs une manière originale et chaleureuse d’appréhender le vin.
Les amateurs de vin blanc passeront par Cassis, à 30 km de là. Au pied de la falaise ocre du Cap Canaille, le Clos Sainte Magdeleine vaut le détour.

source : https://www.pluris.fr/publication/5-destinations-oenotouristiques_2-14-2329.php

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Un petit tour dans les vignes de la vallée du Rhone

De Vienne à Nîmes et Avignon, de part et d’autre du Rhône, le vignoble déploie une multitude de typicités géologiques et de cépages, dont les treize variétés de l’appellation Châteauneuf-du-Pape. Pour en découvrir toutes les spécificités, faites une halte au Château Beauchêne, à Piolenc, qui possède un jardin ampélographique pour vous exercer à identifier les cépages.
Sur la même appellation, faites escale à la Maison Ogier pour visiter (sur réservation) ses chais, parmi les plus grands de la région, et son conservatoire des 4 terroirs de Châteauneuf-du-Pape. L’occasion de parfaire sa connaissance complète du vignoble !
Plus au nord, la Maison Meffre, célèbre institution de négoce de Gigondas, accueille les visiteurs sur son Domaine de Longue Toque pour des ateliers de dégustation axés sur le terroir, la syrah ou encore la vinification.

source : https://www.pluris.fr/publication/5-destinations-oenotouristiques_2-14-2329.php

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Entre Sète et Marseillan : un vignoble unique au monde

Vous êtes, peut-être, déjà passé sur cette route  entre l’étang de Thau et la plage de Marseillan, dans l’Hérault, sans vous apercevoir qu’elle abrite un vignoble unique au monde.
Près de 4.000 cépages différents y sont soigneusement alignés, par rangs de cinq pieds de la même famille. Cette collection botanique inédite a démarré en 1876 avant de s’établir définitivement en 1949 au domaine de Vassal.
Les pieds de vigne s’y enracinent dans le sable, à l’abri de tout risque de contamination et du redoutable phyloxéra dont les ravages il y a deux siècles sont justement à l’origine de ce conservatoire.
Sur 27 hectares s’épanouissent aujourd’hui des cépages oubliés, comme des variétés inédites de Chardonnay, Pinot ou Merlot.
C’est l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique qui veille sur  cette collection d’exception qui n’accueille que de rares visiteurs mais reste accessible à des chercheurs et des vignerons du monde entier.
Quatre cents espèces sortent ainsi chaque année du domaine. Plusieurs grands noms du vin français ont pris l’habitude de venir y débusquer des cépages « oubliés ».
La famille Plageoles de Gaillac, dans le Tarn, s’en est même fait une spécialité. Elle s’applique à redonner vie à des vins d’un autre âge avec des cépages autochtones – Ondenc, Prunelard, Verdanel ou Mauzac –, conservés à Vassal.
En attendant, le domaine de Vassal continue d’enrichir sa propre collection. Près de 80 « échantillons » atterrissent chaque année au domaine dans l’espoir d’être identifiés. Ces boutures sont apportées par des vignerons qui veulent connaître l’origine de quelques pieds atypiques de leurs parcelles. Ou par des scientifiques partis en exploration « sauvage » dans la garrigue ou la montagne.
Elles peuvent aussi avoir été adressées par un institut sud-africain ou géorgien, qui compte sur Vassal pour les conserver.

source : https://www.grandsudinsolite.fr/964-34-herault-collectionneur-de-vignes.html

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Aude : le raisin de la Bible conservé à Embres-et-Castelmaure

https://www.lindependant.fr/2019/07/12/aude-le-raisin-de-la-bible-conserve-a-embres-et-castelmaure,8310021.php

C’est une promenade inédite dans un vignoble hors du commun qui a été dévoilée récemment à Embres-et-Castelmaure avec la visite du conservatoire de cépages. 

Où peut-on trouver le raisin de la Bible ? Ces grappes de 60 cm, lourdes de fruits dorées, gorgées de soleil de 60 cm chacune, évoquent la Palestine et Isarël. En Europe, c’est vers Embres-et-Castelmaure qu’il faut se tourner pour dénicher cette pépite parmi plusieurs cépages anciens non inscrits au catalogue.  

Le Conservatoire d’Embres regroupe 57 cépages différents qui attestent d’une biodiversité exceptionnelle allant du Royal, au Torrontes (argentin) en passant par un Rivairenc dont la particularité de la souche mutante est de présenter une partie grise et une blanche. Une autre surprise attend les visiteurs : une parcelle plantée de curiosités issues de vieux carignans, dont on a retrouvé 29 formes variétales différentes. Une mine d’or pour les ampélographes, présentée par la chambre d’agriculture, au travers de son service bois et plants de vigne, les vignerons de la cave d’Embres-et-Castelmaure, l’INRA, l’IFV et Supagro.

Une étonnante bio diversité

100 hectares de vieilles vignes inspectées rang par rang soit près de 300 000 souches pendant 5 ans. 

200 parcelles réservées visitées, plantées avant la sélection clonale : âge moyene, 60 ans. 

550 souches mères baguées et répertoriées.

550 tests sanitaires pour exclure les ceps atteints de maladies.

En 2017 début des plantations, 1004 pieds plantés , indification avec traçabilité de la souche mère avec le nom du cépage, le nom du propriétaire de la vieille vigne et du lieu-dit. 

Le conservatoire du carignan. Plantations  en 2017 et 218, 980 pieds plantés : 29 formes de carignan différentes.

Valmagne et les vins!

Depuis près de 900 ans, l’abbaye de Valmagne est un domaine lié au vin en Languedoc. Il est dirigé par la même famille depuis 1838. En 2018, Eleonor et Roland d’Allaines viennent de rejoindre Philippe et Laurence d’Allaines pour le développer dans toutes ses dimensions. En 1138 Raymond Trencavel, Vicomte de Béziers, fonda l’abbaye de Valmagne sur la commune de Villeveyrac, prés de Mèze et de l’étang de Thau. Elle fût rattachée, 20 ans après, à l’ordre de Cîteaux. Les moines cisterciens étaient connus pour savoir choisir les emplacements les mieux à même de produire un vin de qualité, comme ils l’ont fait en Bourgogne. Ce précieux savoir a contribué à façonner l’abbaye de Valmagne et sa production vinicole, qui a perduré jusqu’à aujourd’hui. Philippe d’Allaines et le bio au XX° siècle Le domaine a pris un tournant il y a plus de 30 ans avec Philippe d’Allaines. Juriste de formation, il convertit le vignoble de l’abbaye à l’agriculture biologique en 1999 et replante un cépage ancien oublié, le morastel. Pionnier, il vinifie en bouteille depuis 1985 et développe la vente directe au caveau.

Aujourd’hui, le domaine compte 45 hectares de vignes sur 350 hectares au total, entre bois, garrigue et blé. Philippe d’Allaines est aussi l’un des fondateurs de l’appellation Grés de Montpellier en 2003 et son premier président. Il leur consacre la plus belle parcelle du domaine, la plus en hauteur, sur des grès rouges, replantée de grenache au côté du mourvèdre. Sa vision du domaine réunit toutes ses facettes, un monument historique classé en 1947, un domaine viticole et un domaine agricole. Pour retrouver ce lien avec la vie de l’abbaye à l’époque monastique, Laurence d’Allaines, son épouse, a créé un jardin médiéval de plantes aromatiques, simples médicinales, légumes anciens, et ouvert la ferme-auberge de l’abbaye. Les récoltes du potager et les produits locaux composent une carte champêtre, accompagnée de vin, bière et tisane de Valmagne. Laurence d’Allaines développe en plus d’originaux ateliers de dégustation, allant des plantes au vin. Roland d’Allaines, la relève aux vignes Gérant depuis janvier 2018, Roland d’Allaines vient de s’installer comme jeune agriculteur, prenant le relais de son père, vigneron en retraite depuis l’automne. Avec un double cursus agronomie puis commercial, il arrive avec une vision claire de ses objectifs pour le vignoble. D’abord, il doit faire face à un problème drastique de baisse de rendements, 10 hectolitres/hectare sur la dernière vendange. Pour cela, il prévoit d’arracher et replanter, une démarche qui a déjà démarré. Il veut aussi, à terme, convertir le domaine à la biodynamie, et réfléchît à introduire des cochons noirs pour labourer les vignes. Fort de 5 ans dans la distribution de vins à Paris, il connaît bien le marché et ses attentes. Eleonor d’Allaines, formée en communication, a rejoint l’abbaye depuis 2014, en charge des visites, animations et réception. Elle œuvre maintenant en duo avec son père vous développer les nombreuses possibilités œnotouristiques de l’abbaye de Valmagne. Nouveau logo, nouvelles étiquettes Pour symboliser ces changements, toute l’identité graphique de la gamme a été refondue, avec l’agence Crayon à Papier de Montpellier. Le nouveau logo, ocre comme la terre, mêle les symboliques romanes et gothiques, et affiche la date de fondation de l’abbaye. Les étiquettes étaient inchangées depuis 25 ans. Elles sont entièrement renouvelées pour des gammes repensées. La gamme Vitrail (ex secret de Frêre Nonenque) en IGP Oc, zoome sur des détails colorés des vitraux ce l’abbaye. A 7 €, avec son étiquette très repérable, c’est la gamme de plaisir. La gamme Portalis (ex Bernard et Benoit), en AOC Languedoc, (10€), et habillée en sobriété, dans les couleurs de garrigue, pour un vin fin et souple. Le rosé L. de Nicolay, avec une étiquette en « 3D » et un bouchon en verre, est positionné en rosé de gastronomie. Le haut de gamme en Grès de Montpellier, la cuvée de Turenne et la cuvée Cardinal de Bonzi, élevées en barrique, promises à la garde, sont sobres et intemporelles, en noir et blanc et blasons.

source / https://www.terredevins.com/actualites/abbaye-de-valmagne-nouvelle-generation-nouvelle-gamme

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Abbaye de Valmagne : une histoire de famille

https://www.youtube.com/watch?v=nshcccjEBcM

Fondé en 1139, ce Monument Historique prestigieux fait de Valmagne une des plus belles abbayes cisterciennes de France mais aussi un des plus anciens vignobles du Languedoc.

Ouverte aux visites depuis presque 40 ans, la famille propriétaire (depuis neuf générations) ouvre les portes de la cathédrale des vignes ; l’ancienne église dans laquelle se trouve les fameux foudres en chêne de Russie vieux de bientôt 200 ans. La visite se poursuit ensuite dans le cloître, la sacristie, la salle capitulaire, le parloir et le réfectoire ainsi que la fontaine-lavabo, lieu exquis et rare, préservé des aléas de l’Histoire.

en savoir plus :

Livre: L'abbaye de Valmagne, Diane de Gaudart d'Allaines, Éditions ...

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Et Sète créa la Pointe

La Pointe courte - Film (1956) - SensCritique

Au milieu du XIXe. l’arrivée du chemin de fer et le remblaiement de la ligne Bordeaux-Tarascon laisse derrière eux une butte de terre en bordure de l’étang. Ce terrain est squatté par les pêcheurs pour y stocker leurs filets dans des cabanons de fortune. Leurs familles les rejoignent et ils se sédentarisent.

En 1969, la mairie de Sète décide d’acheter ce terrain au domaine maritime et de leur revendre à prix coutant. Les premiers Pointus sont nés.

« Traverse des barreurs », « traverse des jouteurs », « traverse des pêcheurs » sont quelques noms des ruelles de ce quartier cher à Agnès Varda. La réalisatrice le met d’ailleurs en lumière avec son 1er film en 1954. Aujourd’hui, façon maisons de poupée, les façades colorées et les filets qui sèchent le long de l’étang donnent à ce bout de terre un cachet hors du temps très apprécié des promeneurs.

— “Le cinéma, des fois, c’est juste le fait d’avoir filmé des gens vivants dans un cadre vivant”, Agnès Varda

Après le confinement, le ravissement en Provence! Selection de quelques beaux hotels…

https://www.vogue.fr/lifestyle/voyages/diaporama/les-plus-beaux-hotels-de-provence/42740

dans les Alpilles : Mas de Chabran

Entre les murs d’un ancien moulin à huile du 18ème, le Mas de Chabran a été réalisé par l’architecte Alain Meylan et l’architecte d’intérieur Liliana Atilova. Un tandem à l’épicurisme contagieux, qui accueille, hiver comme été, voyageur et grandes tribus. Avec l’idée qu’on y vit comme dans une maison secondaire, le service d’un hôtel en plus. Faisant la part belle à un camaïeu organique apaisant (sable-blanc-brun), le lieu rassemble huit chambres habillées de rideaux Pierre Frey, des salles de bain avec des baignoires en cuivre, des salons cossus où trônent une cheminée. Sans oublier le fabuleux jardin qui cache des fontaines en pierre, des bassins coiffés de nénuphars, des fleurs sauvages et une grande piscine

Villa La Coste pas très loin d’Aix en Provence

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Au cœur d’un vignoble du Lubéron, Villa La Coste est le spot parfait pour les mordus d’art. De l’entrée du domaine où gambade une araignée géante de Louise Bourgeois, à son centre d’art signé Tadao Ando, en passant par sa bibliothèque au mobilier Jean Prouvé, décorée d’une mosaïque réalisée par Pablo Picasso. Chaque recoin de l’hôtel comporte une pépite rare. Tandis que les chambres misent sur une décoration épurée et cossue avec leurs canapés en lin, leurs lits douillets ou encore leurs terrasses privées contemplant la nature provençale. Autres bons points, la table et le spa doté d’une gamme de produits de beauté bio.

La Bastide de Gordes

La Bastide de Gordes - Gordes

Aménagée dans les fortifications d’un des plus beaux villages de Provence, la Bastide de Gordes a fait peau neuve en 2015. Cantonné pendant des années à un style un brin désuet, l’hôtel cinq étoiles a fait l’objet d’un lifting complet. A l’image de ses quelques trente-quatre chambres et six suites habillées de mobiliers rares et qui gagnent au passage une poignée de piscines et un couloir de nage au-dessus des remparts. Côté table, le restaurant étoilé de Pierre Gagnaire séduit par sa cuisine fine aux accents provençaux. Tandis que les quelques 800m2 du spa Sisley offre une multitude de soins relaxants. Mais c’est surtout sa vue imprenable sur le Lubéron et les Alpilles qui en font l’un des écrins le plus magique de la région.

aux Baux de Provence : Baumanière

L'hôtellerie

Aux pieds des carrières du Val d’Enfer, Baumanière s’étale à travers un domaine provençal, où chaque bâtisse à sa petite histoire. De la maison mère : l’Oustau, considéré comme le premier Relais & Châteaux au monde, à La Cabro d’Or, un établissement plus familial, à quelques mètres de là et qui a toujours ses habitués. Rassemblé depuis peu en un grand ensemble de cinquante-cinq chambres, l’hôtel s’accorde aux envies de chacun, que l’on préfère louer l’intégralité d’un mas en famille, aux murs citron et volets bleu, un peu à l’écart ou s’installer dans une chambre cossue d’un des deux bâtiments principaux. Notre préférée? La nouvelle suite du Manoir, signée Philippine Lemaire et Clémence Boyer, habillée de marbre, de velours et de lin, qui s’étale sur 75m2 et qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. Une fois sur place, les possibles sont larges : grimper à la découverte du village des Baux de Provence, lézarder au bord des piscines ou encore s’offrir un massage relaxant ou un soin ciblé au spa bordé d’un joli jardin à l’anglaise. Enfin cerise sur le gâteau, la table de Jean-André Charial et Glenn Viel, deux étoiles au guide Michelin, qui sublime le terroir provençal grâce à une créativité culinaire sans bornes et un florilège de légumes issus du potager bio.

On va déguster : La truffe noire du Pays d’Uzès et Pont du Gard

La trufficulture apparaît comme une activité économique réelle, un facteur de développement local pour les régions traditionnelles de production. Les truffes et la trufficulture génèrent des activités directes (pépinières, laboratoires d’analyse et de conseil, matériels d’aspersion, de protection, recherche et expérimentation etc…) mais aussi indirectes (fabrications alimentaires, restauration, marchés et fêtes de la truffe ayant un effet d’appel pour les produits régionaux et favorisant un tourisme de contre saison). Ces activités ont un impact notoire pour dynamiser les régions françaises traditionnellement productrices de truffes. Les truffes et la trufficulture sont en outre au cœur d’un écosystème qui concourt au maintien de la diversité biologique et d’un environnement durable dont il contribue à la protection (entretien de territoires à l’abandon). En France, 90% de la truffe noire –tuber melanosporum- est produite sur une zone qui s’étend sur le Gard, la Drôme, l’Ardèche et le Vaucluse. On l’appelle aussi Truffe du Périgord, même si la production est plus importante sur notre territoire. D’autres variétés de truffes présentant un intérêt gastronomique sont également récoltées sur notre territoire (Tuber oestivum, dite truffe d’été ou encore Tuber brumale en hiver) mais de moindre notoriété que la truffe noire, Tuber Mélanosporum, le diamant noir de la gastronomie. Haut lieu de production française, la truffe du Gard concerne un marché spécialisé plutôt réservé aux courtiers, mais quelques producteurs sont présents sur le marché de la truffe d’Uzès situé Place aux Herbes. Ce champignon souterrain appelé Tuber Mélanosporum se récolte de novembre à mars. Pour se développer et fructifier, il doit s’associer aux racines d’un arbre comme le chêne, le noisetier, le tilleul… Il lui faut des sols calcaires, perméables et des conditions climatiques assez précises : été chaud et orageux, hivers doux. La production est présente dans plusieurs zones calcaires du département du Gard mais le terroir le plus renommé se situe autour d’Uzès qui célèbre la truffe tout au long du mois de janvier.

Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco dans le Gard

C’est au sens propre la classe internationale. Déjà doté de plus de 500 édifices classés ou protégés, le Gard abrite 3 lieux d’exception, élevés au rang de Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco : le Pont du Gard, l’Abbaye de Saint-Gilles et les grands espaces des Causses et Cévennes. Sans oublier les gorges du Gardon qui ont intégré en 2015 le Club des Réserves mondiales de Biosphère de l’Unesco. À voir absolument ! À tout seigneur tout honneur, le Pont du Gard est le joyau du département, la pièce maîtresse qui ne cesse de surprendre. Le monument antique, inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco depuis 1985, vous donnera tout simplement une idée du génie créateur humain. Construit il y a 2000 ans, le Pont du Gard est le plus important vestige de l’aqueduc romain de 52 km qui transportait l’eau aux 20000 Nîmois de l’époque, depuis la source d’Eure, près d’Uzès. Au-dessus du Gardon et en pleine garrigue, il vous étonnera par ses proportions et sa légèreté malgré un volume équivalent à celui de la Tour Eiffel. Le Pont du Gard, qui accueille aussi de nombreux événements, s’inscrit de plus dans un site culturel très complet avec musées sur 2500 m2, espace interactif pour les enfants et parcours découverte de l’environnement.

L’abbaye de Saint-Gilles est classée depuis 1998 au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, au titre d’étape sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Cette église du XIIème siècle était au Moyen-Âge un des principaux lieux de pèlerinage chrétiens. Vous serez tout d’abord frappés par les multiples saynètes de la façade romane sculptée et soulignée par d’étonnantes portes rouges. À l’intérieur, la nef de 50 mètres de long et la crypte monumentale s’imposeront à vous. Enfin, vous observerez avec émotion la prousse des courbes de l’escalier hélicoïdal qui émerge des vestiges de l’ancien chœur, aujourd’hui devenu une sorte de jardin romantique à ciel ouvert.

Les Causses et les Cévennes, inscrits en 2011 au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco au titre de “paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen”, s’étendent sur plus de 300 000 hectares. Sur ce territoire fascinant, fait de plateaux battus par les vents, de vallées escarpées et de sommets émoussés, c’est tout l’apport des élevages ovins, caprins et bovins qui est désormais reconnu. Cet agro-pastoralisme millénaire et toujours préservé a en effet profondément modifié le paysage, le traçant de drailles, ces sentiers de transhumance, ou le parsemant d’un patrimoine bâti unique. Où que vous y soyez, vous serez inévitablement plongés dans un monde hors du commun, connectés avec la magie profonde du Gard.

Enfin c’est officiel depuis le mardi 9 juin 2015 : les gorges du Gardon ont intégré le Club des Réserves mondiales de biosphère de l’Unesco. Une reconnaissance internationale de la valeur et de la biodiversité du paysage méditerranéen. Il appartient désormais au Syndicat mixte des gorges du Gardon (SMGG), et à l’ensemble des acteurs locaux de mener à bien des actions de préservation, d’éducation et de recherche afin que la connaissance de la zone cœur du territoire soit améliorée et que les choix effectués dans les zones tampon et de transition, en matière d’activités humaines, soient respectueuses de la biodiversité de la zone cœur.

Les ornements pontificaux et les reliques de saint Césaire à Arles

L’église d’Arles est l’une des plus anciennes de Gaule. A l’époque de Césaire (470-542) alors qu’Arles est devenue la capitale administrative des Gaules, la ville atteint son apogée grâce à la personnalité exceptionnelle de Césaire, évêque et futur vicaire du Pape en Gaule. A sa mort, il devient l’un des grands saints vénérés à Arles. De cette notoriété sont parvenues jusqu’à nous des reliques d’une valeur historique inestimable. Ces ornements d’unevaleur exceptionnelle sont exposés dans le cloitre Saint Tromphime et attestent du minutieux travail de restauration.

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(re) voir le portail de Saint Trophime d’Arles

Cathédrale Saint-Trophime d'Arles — Wikipédia

https://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Journees-Patrimoine-revisiter-tympan-Saint-Trophime-dArles-2017-09-14-1200876776

EXTRAIT

Un magnifique ouvrage collectif propose une lecture artistique et théologique du tympan de la cathédrale Saint-Trophime d’Arles. Un guide idéal pour redécouvrir ces sculptures romanes d’exception à l’occasion des Journées du patrimoine.

Les restaurations sont de belles occasions pour mieux connaître les monuments. À Arles, l’intervention de grande ampleur autour de la cathédrale Saint-Trophime – qui s’est échelonnée du milieu des années 1980 à 1996 – a fourni aux historiens d’art l’occasion d’étudier de manière exhaustive le programme iconographique exceptionnel de sa superbe façade romane du XIIe siècle

Un Christ « un, immobile, inaccessible »

L’ensemble dégage une impression de grande stabilité. « Parmi les nombreuses représentations romanes du Seigneur, le Christ d’Arles est un de ceux qui agissent le moins. Il est le Dieu qui est, éternellement, maître du monde et de la création, concentrant en sa personne tous les signes de la royauté : la couronne, le manteau, l’élévation du marchepied, le globe », indique l’historienne de l’art Dominique Rigaux.

« Tout concourt à magnifier celui qui trône depuis l’origine, « un, immobile, inaccessible » », insiste l’historienne. « L’image du Fils s’efface devant celle du Père, le Sauveur devant le Créateur ».

Si ce Christ dégage un sentiment d’intemporalité, il n’en est pas moins un vivant. Les tailleurs de pierre virtuoses lui ont insufflé vie en travaillant avec délicatesse sa longue tunique. Un souffle frémissant anime les plis de son manteau, soyeux et ondulants.

Une méditation sur la béatitude éternelle

L’ensemble de la composition converge vers ce Christ en gloire, entouré des symboles des quatre évangélistes. Le registre inférieur du tympan est consacré au destin des élus et des damnés. Les premiers s’avancent calmement en procession régulière, unis par un geste fraternel : chacun pose la main sur l’épaule de celui qui le précède. De l’autre côté, les damnés sont soudés par une lourde chaîne. Leurs jambes se confondent avec les flammes de l’enfer.

À Arles, l’essentiel ne réside pas dans le jugement, mais dans la Révélation. « Le portail de Saint-Trophime nous donne à voir l’actualité de l’éternité. Ce qui importe, ce n’est pas tant le moment du jugement que son résultat : la contemplation de Dieu » par les élus, note Dominique Devaux

Une vision paisible du jugement

Dans ce tympan, l’enfer se fait d’ailleurs très discret ! Il se réduit même à sa plus simple expression : Satan et un lac de feu sur lequel flotte la barque des réprouvés, conduite par un démon. La faute d’Adam et Ève n’est évoquée qu’en marge. L’expulsion du paradis terrestre n’est pas représentée.

De plus, élus et damnés ne sont pas franchement séparés : il suffirait à Ève de se retourner pour se retrouver dans la file des sauvés. Un détail qui rappelle l’appel, toujours renouvelé, à la conversion…

Pour traiter de l’avenir des justes, les médiévaux ont choisi de miser sur la délicatesse et la tendresse. Conduits par les anges, les élus sont accueillis, deux par deux, sur les genoux des trois patriarches (Abraham, Isaac et Jacob) qui les entourent de leurs bras avec douceur et affection.

Tout autour du tympan, les anges, mains largement ouvertes, appellent à la résurrection. La jubilation du salut est particulièrement visible dans le traitement des visible dans le traitement des trois anges musiciens, figures dynamiques et gracieuses avec leurs mèches tressées et leurs larges ailes déployées. Ils font le grand écart au sommet de l’archivolte, sonnant avec ardeur les trompettes de la résurrection.

en savoir un peu plus : (1) Le portail Saint-Trophime d’Arles, Actes Sud/Ville d’Arles/World Monument Fund, 166 p., 32 €. Un autre ouvrage, toujours chez Actes Sud, est consacré au cloître de l’église.

pas très loin…. https://lesudmakesmehappy.com/wp-admin/post.php?post=2585&action=edit

Cette ou Sète… un peu d’histoire

Vous avez peut-être vu le nom de Sète orthographié de manière différente, entre autre, « Cette ». Ainsi démarre la visite guidée SETE HISTOIRE LA*, commentée par Lisa, Sophie ou Dany l’une des guides l’Office de Tourisme. On y apprend que Cetus, signifie cétacé en latin, devenu Ceta, Cète ou Cette comme on peut lire sur les cartes postales anciennes. Settim désignait également au temps des Phéniciens un emplacement boisé. A vous de voir! Si l’origine du nom reste nébuleuse, tous s’accordent à dire qu’il fait référence au mont qui surplombe la cité : le Mont Saint Clair et sa forme si particulière qui ont inspiré les armoiries de la ville : une baleine ! Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, couvert de pins, entouré de sables marécageux difficilement accessible aussi bien par terre que par mer. Merci à Louis XIV et ses grands travaux d’aménagement qui firent naître la ville (voir encadré). Mais c’est véritablement l’arrivée du chemin de fer en 1839, la 3e de France qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l’activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. Une ville venait de naître avec ses canaux, ses îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal.

en savoir un peu plus?

Du côté des livres L’histoire de Sète, par Gustave Brugidou, président de la SEHS (Société d’Études historiques et scientifiques. En vente (20€) dans les bonnes librairies sétoises.

Histoire de Sète, sous la dir. de Jean Sagnes (Privat).

Les Rues de Sète (Ville de Sète).

Saint-Clair et ses baraquettes, par Catherine Lopez- Dréau (éd. Singulières) Un air de Sète, par Jacques Rouré et Michel Descossy (Equinoxe).

la Mamma de Di Rosa à Sète

Située sur la place de l’Hospitalet, qu’on atteint depuis le port par la rue Romp-Cul (ou rue Rapide), cette statue aux formes opulentes et aux lèvres pulpeuses est une œuvre du Sétois Richard di Rosa. Alanguie sur son coussin de granit, elle trône au milieu de la place, semblant veiller sur les voitures du parking et sur les boulistes qui jouent à ses pieds. Dans le quartier, ne pas manquer une visite au Café Social, siège de la Jeune Lance Sétoise, une des grandes sociétés de joutes locales

Deux jours à Sète, la bouillonnante

https://www.lemonde.fr/m-voyage-le-lieu/article/2016/02/16/deux-jours-a-sete-la-bouillonnante_4866317_4497643.html

La mer d’un côté, l’étang de l’autre, entre les deux de jolis canaux… Et pourtant “l’île singulière” n’a rien de balnéaire. Car, même hors saison, le premier port de pêche du littoral français est toujours en effervescence. En descendant au-delà de Montpellier, jusqu’à Sète, on s’attendait à retrouver l’atmosphère des stations balnéaires de notre enfance : du béton, des promenades saturées de marchands de glaces et de manèges, et des plages aménagées. Mais Sète ne ressemble ni à Palavas ni à La Grande-Motte. “L’île singulière”, comme l’avait baptisée Paul Valéry, enserrée entre la mer et l’étang de Thau, est avant tout un port de pêche, le premier du littoral français méditerranéen. Ses chalutiers, ses thoniers, sa criée en font une ville « travailleuse » et vivante. Une ville culturelle aussi, dont les canaux, les vieux quartiers de pêcheurs et les ruelles lumineuses continuent d’inspirer artistes et cinéastes.

Premier jour

10 heures : Tielle matinale. Pour s’imprégner de l’accent sétois et des effluves d’iode, on s’immerge aux halles (1), marché couvert en plein cœur de la ville. Un lieu de vie, où, tous les matins, les Sétois s’alpaguent et s’attablent au café. Pendant qu’on déguste quelques huîtres – tant pis pour l’heure matinale ! – tout juste pêchées à Bouzigues, les enfants courent entre les étals de poissons et de crustacés. Et s’attardent devant la boutique de Giulietta, dont les tielles mettent l’eau à la bouche ; une « tourte » typiquement sétoise, fourrée au poulpe et à la tomate, dont Giulietta propose aussi une version aubergine parmesan, exquise.

11 heures : royal canal. Depuis les halles, par le passage du Dauphin, on arrive le long du canal Royal, où s’alignent des centaines de bateaux de pêcheurs colorés. Les petits en repèrent même un qui a coulé à pic. C’est là qu’en août, à la Saint-Louis, ont lieu les fameux tournois de joutes. Perché sur un bateau, un jouteur protégé par un pavois (bouclier) tente de faire tomber l’adversaire à l’eau avec sa lance. La tradition remonte au Moyen Age, mais continue d’attirer locaux et touristes. La promenade le long du quai de la Marine, bordé de restaurants et de boutiques, est agréable. Au pont de la Savonnerie (2), embarquement immédiat dans l’un des bateaux de Sète Croisières, pour découvrir la ville au fil de l’eau. Le Canauxrama, pour une visite des canaux en passant sous les neuf ponts, ou L’Aquarius, qui sort en mer.

13 heures : boîte à sardines. Mieux vaut éviter les restaurants le long du quai, qui n’ont d’atout que leur terrasse – et encore, la route est passante. On s’installe plutôt face à la criée, chez Oh Gobie. Filets de pêche accrochés au mur, tables et chaises dépareillées, ambiance décontractée… et excellentes sardines grillées. Sous les arcades, près de l’office du tourisme, L’Ultima propose un menu enfant copieux et des pizzas délicieuses. Puis on digère en arpentant le vieux port. Voiliers, yachts et catamarans rivalisent avec chalutiers et thoniers. Le Nouveau Bassin, lui, accueille d’impressionnants paquebots en partance pour l’Algérie ou la Sardaigne.

11 heures : royal canal. Depuis les halles, par le passage du Dauphin, on arrive le long du canal Royal, où s’alignent des centaines de bateaux de pêcheurs colorés. Les petits en repèrent même un qui a coulé à pic. C’est là qu’en août, à la Saint-Louis, ont lieu les fameux tournois de joutes. Perché sur un bateau, un jouteur protégé par un pavois (bouclier) tente de faire tomber l’adversaire à l’eau avec sa lance. La tradition remonte au Moyen Age, mais continue d’attirer locaux et touristes. La promenade le long du quai de la Marine, bordé de restaurants et de boutiques, est agréable. Au pont de la Savonnerie (2), embarquement immédiat dans l’un des bateaux de Sète Croisières, pour découvrir la ville au fil de l’eau. Le Canauxrama, pour une visite des canaux en passant sous les neuf ponts, ou L’Aquarius, qui sort en mer.

16 heures : enchères de la mer. Retour face à la criée (3), devant laquelle une trentaine de chalutiers déchargent des cageots de poissons. De l’extérieur, cet immense hangar ne ressemble pas à grand-chose. C’est à l’intérieur que le ballet se joue, et que défilent bacs de dorades, de rougets, de seiches – il se vend jusqu’à 700 lots par heure aux enchères. Dommage, les acheteurs ne crient plus à l’ancienne, mais appuient simplement sur un bouton pour passer commande – la criée sétoise a été la première d’Europe à être informatisée. 18 h 30 : “La Mamma”. Comme attiré par le clocher de la décanale Saint-Louis (4), qu’on aperçoit depuis les quais, on quitte le bord de l’eau pour rejoindre le Quartier haut. L’ancien fief des pêcheurs « marins » a gardé le charme d’antan, ses ruelles étroites, ses petites maisons de deux étages aux façades roses et jaunes. On s’arrête place de l’Hospitalet, devant l’opulente sculpture de Richard Di Rosa  : La Mamma. C’est face à cette femme pulpeuse aux lèvres charnues que l’on s’arrête pour dîner de quelques tapas, au café Le Social  : un bar de copains, fief d’une des sociétés de jouteurs sétoises, où l’ambiance est à la fois populaire et branchée.

Deuxième jour

10 heures : entre deux eaux. On choisit de commencer la matinée par une balade en minibus, façon « Huit ça suffit ». Yves Bousquet, de Buscapade Languedoc, vient nous chercher tôt pour prendre de la hauteur. Calotte vissée sur la tête, ce Sétois pur jus depuis trois générations raconte la ville avec passion – et accent. En dix minutes, nous voici sur le mont Saint-Clair, qui domine la ville… à 182 mètres. Le quartier est résidentiel, les plus aisés y ont perché des villas. Depuis la terrasse panoramique, on aperçoit d’un côté l’étang de Thau et ses parcs à huîtres, de l’autre, le port côté mer. L’île singulière à 360 degrés.

11 heures : toit tranquille. En quelques minutes, Yves nous descend jusqu’au cimetière marin (5), curiosité de la ville qui domine la grande bleue. C’est là qu’est enterré le poète Paul Valéry – on reconnaît sa tombe au banc posé juste devant, pour les touristes. Ne cherchez pas Georges Brassens, l’enfant du pays, qui lui est enterré un peu plus loin, dans le plus populaire cimetière Le Py. Face au cimetière marin, on devine le joli Théâtre de la mer, qui accueille chaque été festivals de chanson et musiques du monde. Aux tombes, les enfants préfèrent le jardin aux cactus qui surplombe le cimetière.

13 heures : brin de sable. Notre chauffeur propose de nous laisser sur la Corniche, promenade aménagée le long des plages. Certes, ce n’est pas la Croisette, mais, à pied ou à vélo, la balade est revigorante. Sète met peu en avant ses 12 kilomètres de plage, pourtant larges et propres… mais, il est vrai, dépourvues de charme. Lorsque le soleil pointe, y pique-niquer reste agréable.

14 heures : MIAM, un “modeste musée”. Depuis la Corniche, un bus remonte jusqu’au centre-ville, direction le MIAM (6). Derrière ce nom gourmand se cache l’étonnant Musée international des arts modestes. Des objets du quotidien, d’ordinaire laissés-pour-compte – paquets de gâteaux, scoubidous, cadeaux Bonux ou Kinder, soldats de plomb –, que les artistes Hervé Di Rosa et Bernard Belluc ont mis en scène dans des vitrines à thème.

La visite de ce lieu unique a un goût d’enfance. « Oh, les premiers emballages de Malabar ! », « Toi aussi, tu regardais Goldorak ? », « Tu mangeais des Croqu’images ? » Un moment à partager avec les enfants – qui nous trouvent alors tellement vieux. Le week-end et pendant les vacances scolaires, La Petite Epicerie – le service pédagogique du MIAM – organise des ateliers arts plastiques pour les petits. 16 heures : l’île des Pointus. Avant de reprendre le train, on dépasse la gare, puis le pont mobile, pour pénétrer dans un autre monde  : celui de la Pointe courte. Le quartier des pêcheurs de l’étang – dont la plupart ont des noms catalans ou italiens – immortalisé par la réalisatrice Agnès Varda en 1955. Sculptures faites avec des matériaux de récup’, balcons décorés, filets de pêche étendus au soleil, chats errants, barbecues à même la rue… Il règne sur ce bout de l’île une joyeuse anarchie. Un petit paradis figé dans le temps qui a attiré les artistes, et désormais les bobos – des maisons d’architecte commencent à pousser. Puis on s’arrête au Bar du Passage, le seul café du quartier, qui sert plateau de crustacés et tapas à toute heure au bord du canal. Le pont mobile se lève, et Sète redevient pour quelques heures une île. Singulière.

Sète : les endroits à découvrir

 Le long des quais de la Pointe courte, le quartier des pêcheurs quadrillé de ruelles bordées de maisonnettes où sèchent les filets, les barques des Pointus (le nom des habitants du quartier) attendent de partir sur l’étang. En suivant le quai de la Daurade, on découvre la lagune et ses cabanons ostréicoles. Au sud, c’est un autre paysage qui vous attend, du Théâtre de la mer niché dans un ancien fort jusqu’au Lido, en passant par le quartier de la Corniche. La balade présente une vue dégagée sur la Méditerranée, et les couchers de soleil y sont grandioses. En chemin, vous pourrez admirer les eaux turquoise des criques de la Nau et la Vigie. Au bout, le Lido déroule son long ruban de 12 km de sable blond qui rappelle que Sète est aussi une station balnéaire. Pour découvrir pleinement l’âme de la ville, il faut grimper sur le mont Saint-Clair, qui la domine de ses 183 m. C’est là que les Sétois se réfugient en été pour se réunir et prendre le frais dans leur cabanon. C’est également ici que le musée Paul-Valéry rend hommage au poète. Le cimetière marin où il repose juste à côté est à voir absolument. Non loin, l’Espace Georges-Brassens fait revivre la voix du chanteur. Il attire chaque année un nombre record de visiteurs qui se pressent ensuite pour le saluer au cimetière Le Py.

https://www.femmeactuelle.fr/vie-pratique/voyage/sete-les-endroits-a-visiter-lhiver-2072048

à Sète, on tourne!

https://www.midilibre.fr/2018/07/19/demain-nous-appartient-a-sete-grand-succes-sur-petit-ecran,4658452.php

La série tournée à Sète et diffusée sur TF1 fête son premier anniversaire. L’heure d’un bilan plutôt positif. Il y a quasiment un an jour pour jour, le 17 juillet 2017, les Français découvraient pour la première fois sur TF1 Demain nous appartient. Un an plus tard, le programme qui s’annonçait comme une saga estivale est devenu la série quotidienne phare de la chaîne et réunit chaque soir, avant le journal télévisé, 3 à 3,5 millions de téléspectateurs. Si les chiffres des audiences ont encouragé TF1 à prolonger le feuilleton, avec une commande de 260 épisodes supplémentaires qui seront diffusés jusqu’en février 2019, l’engouement des Sétois pour « DNA » a très certainement contribué à sa réussite.

« Une aubaine » Avec plus 600 figurants par mois, un vivier de 800 techniciens dont 180 sont mobilisés tous les jours pour assurer 50 semaines de tournage par an, DNA représente pour l’Île singulière une véritable manne économique. D’un point de vue emplois directs mais également par rayonnement, 500 000 € sont injectés chaque mois dans l’économie locale. « Tous les jours, ce sont 180 personnes qu’on loge sur place, qui achètent et consomment sétois », détaille le producteur, Stéphane Caput. « Pour nous, c’est une aubaine », se réjouit Christelle Espinasse, adjointe à la culture. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la commune s’efforce de faciliter les tournages. Et l’investissement semble porter ses fruits : selon une étude menée par la Ville en octobre dernier, un touriste sur cinq visiterait Sète du fait de l’attrait exercé par les séries et le cinéma. La moitié des restaurateurs attribuent une nette hausse de leur activité au tourisme cinématographique. Grâce à Kechiche, Candice Renoir, Tandem et aujourd’hui DNA, Sète se fait un théâtre de choix pour le cinéma. Pour ne déplaire à personne. « Les Sétois ont témoigné d’une vraie passion pour la série, ses personnages et ses décors », s’enthousiasme le directeur de la production, Stéphane Caput. Certains décors extérieurs, comme le Spoun, le bar du quai de l’Aspirant-Herber ou encore le restaurant de plage La Paillote, créés spécifiquement pour les besoins de la saga, sont devenus des lieux emblématiques dans le paysage sétois. « Les gens se sont appropriés la série et ont fait de ces lieux leurs rendez-vous », poursuit le producteur.

Impliquer les acteurs locaux Mais il n’y a pas que Sète qui brille sous le feu des projecteurs. De Mèze à Balaruc, en passant par Loupian et bientôt Bouzigues, c’est tout l’archipel de Thau que Demain nous appartient met à l’honneur chaque soir, en s’évertuant à mobiliser les entreprises locales dans tous les corps de métiers. Maquilleuses, coiffeuses, costumiers, techniciens de l’image et du son : l’équipe de tournage se veut être la plus héraultaise possible pour sublimer l’île la plus singulière qui soit. Et qui n’en finit pas de charmer la production et les comédiens. « Il se dégage de Sète une atmosphère assez unique dont on ne cesse de se nourrir. La richesse de l’environnement donne plein d’histoires à raconter », précise Stéphane Caput. Alors que la saga souffle sa première bougie, elle offre à ses fans une suite d’aventures qui promet d’être riche en rebondissements, avec l’arrivée au casting de Vanessa Demouy et Bruno Madinier. En poursuivant l’envie que le personnage principal reste la ville.

Sète, une ile singulière?

Sète est comme une île singulière

Parler de Sète, c’est comme parler d’un univers à part entière. Parce que Sète est comme une île singulière. Sur la carte, elle semble reliée à la terre. Mais en vérité elle flotte entre la mer et l’étang de Thau. Sète est une île singulière parce qu’elle est aussi italienne. Voyez les noms de famille sur les monuments du Cimetière Marin. Regardez comment sont appelés les bateaux. Lisez les enseignes sous les halles du marché. Sète est une île qui flotte très haut par-dessus l’horizon de la mer et lorsqu’on grimpe tout en haut du Mont Saint Clair, en tendant un peu l’oreille montent parfois des chants d’Italie. Sète c’est une culture à part entière, un parler succulent au cœur de notre Occitanie Secrète. Et si vous ne comprenez pas tout ce que l’on vous dit là-bas, ce n’est pas que vous « touchez la bombe » ou que vous « débourronnez » : c’est que vous ne maîtrisez pas encore les expressions du parler sétois. « 

https://occitanie-secrete.fr/sete-est-comme-une-ile-singuliere/

Sète est comme une île singulière Parler de Sète, c’est comme parler d’un univers à part entière. Parce que Sète est comme une île singulière. Sur la carte, elle semble reliée à la terre. Mais en vérité elle flotte entre la mer et l’étang de Thau. Sète est une île singulière parce qu’elle est aussi italienne. Voyez les noms de famille sur les monuments du Cimetière Marin. Regardez comment sont appelés les bateaux. Lisez les enseignes sous les halles du marché. Sète est une île qui flotte très haut par-dessus l’horizon de la mer et lorsqu’on grimpe tout en haut du Mont Saint Clair, en tendant un peu l’oreille montent parfois des chants d’Italie. Sète c’est une culture à part entière, un parler succulent au cœur de notre Occitanie Secrète. Et si vous ne comprenez pas tout ce que l’on vous dit là-bas, ce n’est pas que vous « touchez la bombe » ou que vous « débourronnez » : c’est que vous ne maîtrisez pas encore les expressions du parler sétois.