Sète,  » île singulière  » de Paul Valéry

 » Je suis né dans un de ces endroits où j’aurais aimé naître.  » Paul Valéry ne tarit pas d’éloges sur Sète, cette  » île singulière  » dans laquelle il vit le jour en 1871. De sa fenêtre, il voit le Canal Royal et les bateaux d’un port qui lui inspirera bien des écrits, dont Variété :  » Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’oeil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. « 

On suivra donc la rampe Paul Valéry, transversale à la grand-rue où se trouvait sa maison, et qu’il empruntait lorsqu’il était enfant pour accéder à ce canal d’où il observait les thoniers :  » Le dégoût que ce charnier me causait le disputait en moi à la sensation de beauté réelle et singulière de ce désordre. « 

De là, il faut, bien sûr, gagner le Cimetière marin, baptisé ainsi après que Valéry l’eut immortalisé dans le poème du même nom :  » Les morts cachés sont bien dans cette terre, Qui les réchauffe et sèche leur mystère.  » Le poète y repose depuis 1945. Juste au-dessus se trouve le Musée Paul-Valéry et la salle qui lui est réservée.

Source ARTICLE https://www.lemonde.fr/archives/article/1996/09/13/sete-ile-singuliere-de-paul-valery_3721959_1819218.html

Entre Sète et Marseillan : un vignoble unique au monde

Vous êtes, peut-être, déjà passé sur cette route  entre l’étang de Thau et la plage de Marseillan, dans l’Hérault, sans vous apercevoir qu’elle abrite un vignoble unique au monde.
Près de 4.000 cépages différents y sont soigneusement alignés, par rangs de cinq pieds de la même famille. Cette collection botanique inédite a démarré en 1876 avant de s’établir définitivement en 1949 au domaine de Vassal.
Les pieds de vigne s’y enracinent dans le sable, à l’abri de tout risque de contamination et du redoutable phyloxéra dont les ravages il y a deux siècles sont justement à l’origine de ce conservatoire.
Sur 27 hectares s’épanouissent aujourd’hui des cépages oubliés, comme des variétés inédites de Chardonnay, Pinot ou Merlot.
C’est l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique qui veille sur  cette collection d’exception qui n’accueille que de rares visiteurs mais reste accessible à des chercheurs et des vignerons du monde entier.
Quatre cents espèces sortent ainsi chaque année du domaine. Plusieurs grands noms du vin français ont pris l’habitude de venir y débusquer des cépages « oubliés ».
La famille Plageoles de Gaillac, dans le Tarn, s’en est même fait une spécialité. Elle s’applique à redonner vie à des vins d’un autre âge avec des cépages autochtones – Ondenc, Prunelard, Verdanel ou Mauzac –, conservés à Vassal.
En attendant, le domaine de Vassal continue d’enrichir sa propre collection. Près de 80 « échantillons » atterrissent chaque année au domaine dans l’espoir d’être identifiés. Ces boutures sont apportées par des vignerons qui veulent connaître l’origine de quelques pieds atypiques de leurs parcelles. Ou par des scientifiques partis en exploration « sauvage » dans la garrigue ou la montagne.
Elles peuvent aussi avoir été adressées par un institut sud-africain ou géorgien, qui compte sur Vassal pour les conserver.

source : https://www.grandsudinsolite.fr/964-34-herault-collectionneur-de-vignes.html

autre article : https://lesudmakesmehappy.com/wp-admin/post.php?post=2619&action=edit

la Mamma de Di Rosa à Sète

Située sur la place de l’Hospitalet, qu’on atteint depuis le port par la rue Romp-Cul (ou rue Rapide), cette statue aux formes opulentes et aux lèvres pulpeuses est une œuvre du Sétois Richard di Rosa. Alanguie sur son coussin de granit, elle trône au milieu de la place, semblant veiller sur les voitures du parking et sur les boulistes qui jouent à ses pieds. Dans le quartier, ne pas manquer une visite au Café Social, siège de la Jeune Lance Sétoise, une des grandes sociétés de joutes locales

Escapade Sètoise

La mer d’un côté, l’étang de l’autre, entre les deux de jolis canaux… Et pourtant “l’île singulière” n’a rien de balnéaire. Car, même hors saison, le premier port de pêche du littoral français est toujours en effervescence.

En descendant au-delà de Montpellier, jusqu’à Sète, on s’attendait à retrouver l’atmosphère des stations balnéaires de notre enfance : du béton, des promenades saturées de marchands de glaces et de manèges, et des plages aménagées. Mais Sète ne ressemble ni à Palavas ni à La Grande-Motte. “L’île singulière”, comme l’avait baptisée Paul Valéry, enserrée entre la mer et l’étang de Thau, est avant tout un port de pêche, le premier du littoral français méditerranéen. Ses chalutiers, ses thoniers, sa criée en font une ville « travailleuse » et vivante. Une ville culturelle aussi, dont les canaux, les vieux quartiers de pêcheurs et les ruelles lumineuses continuent d’inspirer artistes et cinéastes.Depuis les halles, par le passage du Dauphin, on arrive le long du canal Royal, où s’alignent des centaines de bateaux de pêcheurs colorés. Les petits en repèrent même un qui a coulé à pic. C’est là qu’en août, à la Saint-Louis, ont lieu les fameux tournois de joutes. Perché sur un bateau, un jouteur protégé par un pavois (bouclier) tente de faire tomber l’adversaire à l’eau avec sa lance. La tradition remonte au Moyen Age, mais continue d’attirer locaux et touristes. La promenade le long du quai de la Marine, bordé de restaurants et de boutiques, est agréable. Au pont de la Savonnerie (2), embarquement immédiat dans l’un des bateaux de Sète Croisières, pour découvrir la ville au fil de l’eau. Le Canauxramapour une visite des canaux en passant sous les neuf ponts, ou L’Aquarius, qui sort en mer.

Retour face à la criée (3), devant laquelle une trentaine de chalutiers déchargent des cageots de poissons. De l’extérieur, cet immense hangar ne ressemble pas à grand-chose. C’est à l’intérieur que le ballet se joue, et que défilent bacs de dorades, de rougets, de seiches – il se vend jusqu’à 700 lots par heure aux enchères. Dommage, les acheteurs ne crient plus à l’ancienne, mais appuient simplement sur un bouton pour passer commande – la criée sétoise a été la première d’Europe à être informatisée.

Direction : “La Mamma”. Comme attiré par le clocher de la décanale Saint-Louis (4), qu’on aperçoit depuis les quais, on quitte le bord de l’eau pour rejoindre le Quartier haut. L’ancien fief des pêcheurs « marins » a gardé le charme d’antan, ses ruelles étroites, ses petites maisons de deux étages aux façades roses et jaunes. On s’arrête place de l’Hospitalet, devant l’opulente sculpture de Richard Di Rosa  : La Mamma. C’est face à cette femme pulpeuse aux lèvres charnues que l’on s’arrête pour dîner de quelques tapas, au café Le Social  : un bar de copains, fief d’une des sociétés de jouteurs sétoises, où l’ambiance est à la fois populaire et branchée.

article du Monde https://www.lemonde.fr/m-voyage-le-lieu/article/2016/02/16/deux-jours-a-sete-la-bouillonnante_4866317_4497643.html

Visite VINTAGE à Marseillan

Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec une vieille dame, peut être devrais-je dire avec une Institution. Direction, Marseillan, charmant port en Languedoc situé sur l’étang de Thau. Le site invite à la flânerie le long du quai…

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mais  nous sommes attendus à quelques pas de là. Nous avons rendez-vous chez NOILLY PRAT pour une visite « Vintage ».  Que de charme dans cette vieille bâtisse totalement rénovée qui conserve, depuis 1813, la recette secrète de la fabrication de ce vermouth que nous connaissons tous, le Noilly Prat.

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Cette visite permet de comprendre l’alchimie des éléments naturels qui fait la particularité de ce vin apéritif mais les gourmands l’utilisent aussi pour la confection de certaines sauces.

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La visite se termine par une dégustation commentée.

Différentes visites payantes sont possibles jusqu’à l’organisation d’un atelier Cocktails, à base de Noilly Prat, bien sur!

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