Sète,  » île singulière  » de Paul Valéry

 » Je suis né dans un de ces endroits où j’aurais aimé naître.  » Paul Valéry ne tarit pas d’éloges sur Sète, cette  » île singulière  » dans laquelle il vit le jour en 1871. De sa fenêtre, il voit le Canal Royal et les bateaux d’un port qui lui inspirera bien des écrits, dont Variété :  » Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’oeil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. « 

On suivra donc la rampe Paul Valéry, transversale à la grand-rue où se trouvait sa maison, et qu’il empruntait lorsqu’il était enfant pour accéder à ce canal d’où il observait les thoniers :  » Le dégoût que ce charnier me causait le disputait en moi à la sensation de beauté réelle et singulière de ce désordre. « 

De là, il faut, bien sûr, gagner le Cimetière marin, baptisé ainsi après que Valéry l’eut immortalisé dans le poème du même nom :  » Les morts cachés sont bien dans cette terre, Qui les réchauffe et sèche leur mystère.  » Le poète y repose depuis 1945. Juste au-dessus se trouve le Musée Paul-Valéry et la salle qui lui est réservée.

Source ARTICLE https://www.lemonde.fr/archives/article/1996/09/13/sete-ile-singuliere-de-paul-valery_3721959_1819218.html