un peu de lecture sur le catharisme

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Histoires/Montaillou-village-occitan-de-1294-a-1324

Montaillou : petit village de montagnards et de bergers en haute Ariège, à 1 300 mètres d’altitude. En 1320, Jacques Fournier, évêque de Pamiers, plus tard pape d’Avignon, y déploie ses talents d’inquisiteur. Maigret avant la lettre, Jacques Fournier finit par déterrer tous les secrets du village. Rien n’échappe à cet évêque fureteur, ni les vies intimes, ni les drames de l’existence quotidienne. En s’appuyant sur cet extraordinaire document de Jacques Fournier, sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, Emmanuel Le Roy Ladurie ressuscite, en utilisant les méthodes historiques et ethnographiques les plus actuelles, la réalité occitane et cathare d’il y a six cent cinquante ans.

voir mon article sur Jacques Fournier :

http://lesudmakesmehappy.com/wp-admin/post.php?post=1742&action=edit

Visite Guidée au sein de la merveilleuse cité de Carcassonne

Située sur la rive droite de l’Aude, la Cité, la cité est un village médiéval encore habité qui compte 52 tours et 2 enceintes concentriques qui totalisent 3km de remparts.  Profitez de mes visites guidées tout au long de l’année en journée et en soirée l’été! la magie est au rendez-vous!

Carcassonne

Villerouge-Termenès où mourut le dernier martyr cathare

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Il n’est pas d’exemple d’histoire officielle écrite par les vaincus. Mais il arrive que les peuples se souviennent de la leur et la transmettent. Ainsi en est-il du château de Villerouge-Termenès, entièrement remanié au XIVe siècle, où fut brûlé le dernier Bon Homme cathare : Guilhem Bélibaste, né non loin d’ici dans un village perché là-haut, entre Peyrpertuse et Bugarach. Nous étions bien longtemps après la fin de la croisade contre les Albigeois et l’Inquisition, dans sa soif exterminatrice, traquait les derniers Cathares. C’est de cette histoire vue d’en bas que Claude Marti nous parle : «Le château de Villerouge (XIe – XIIIe) est assurément «un des plus beaux exemples d’architecture militaire de la région». Mais c’est dans la cour de ce château appartenant à l’archevêque de Narbonne que fut mis à mort Guilhem Bélibaste ! Bélibaste, fils de paysans aisés, meurtrier par accident, parfait par repentir, arrêté pour hérésie et enfermé au sinistre «mur» de Carcassonne. Bélibaste évadé, Bélibaste fugitif, traqué, trahi, repris, à nouveau emprisonné, condamné par l’Inquisition et brûlé vif en 1321 à Villerouge-Termenès, à deux pas de Cubières où il était venu à la vie. Bélibaste, le dernier parfait ordonné. Le dernier à porter la parole, à guider les âmes dans l’entendensa del ben, le dernier à pouvoir «consoler». Seul pour aller par les chemins, seul pour résister à l’usure mécanique de la mémoire qui corrode parfois la justesse des propos et fait oublier les mots, trop seul parfois pour discerner le bien du mal. Bien seul pour affronter la trahison. Sur le bûcher de Villerouge, Bélibaste a-t-il eu, l’espace d’un éclair, le sentiment que sa propre fin était aussi celle de sa foi ? Solitude».

https://www.ladepeche.fr/article/2015/07/02/2136721-villerouge-termenes-ou-mourut-le-dernier-martyr.html

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Corbières, des vins de tradition

De pan e de vin, lo rei pòt venir : avec du pain et du vin, nous sommes les plus heureux du monde

Les Corbières sont un massif montagneux (500 à 900 m d’altitude) correspondant au piémont des Pyrénées et qui s’étend de Carcassonne à la mer Méditerranée, ce qui lui confère un climat d’influence à la fois atlantique et méditerranéenne. La superficie du vignoble est de 10 600 ha revendiqués en AOC Corbières.

Les terrasses, formées par les alluvions récentes de l’Aude et de l’Orbieu (Quaternaire) présente un sol formé de galets roulés, très filtrant sensible à la sécheresse. Bien adapté aux Grenache, Carignan et Cinsault, il donne des vins chaleureux dont l’expression est étroitement liée aux conditions climatiques. Les schistes sont les plus anciens sols, formés de fines lamelles d’argile de couleur noir. Ces sols acides et très filtrants se réchauffent rapidement et permettent la production de blancs et rosés, fins et élégants. Les calcaires durs sont des sols du Tertiaire ou Secondaire, adaptés à tous les cépages, donnant des vins très méditerranéens avec des tannins bien marqués. Les marnes grises, proposent un terroir jeune et basique aux sols froids et humide l’hiver, et secs en été.

Les Corbières ont le cœur rouge ! Cet AOC dégage toute sa force du Carignan (50%), aux vins tanniques puissants et colorés. La Syrah relève avec son goût d’épices, de fruits rouges… le Grenache noir, quant à lui, confère des touches très sucrées, alors que le Mourvèdre produira des vins plus tanniques mâtinés de notes épicées et de confiture. Enfin, les Rosés des Corbières tirent leur élégance du Cinsault. Quant aux vins blancs, encore trop méconnus, ils étonnent par leur fraîcheur et leur souplesse. Le cœur des Corbières c’est aussi son histoire et son patrimoine ! Au détour des chemins de randonnées, capitelles, casots, garennes, murs à abeille… nous interrogent sur les usages passés et présents de ces terroirs agricoles. Que vous soyez flâneurs ou sportifs, à pied ou à vélo, les chemins des Corbières vous offriront de merveilleux points de vue sur ces terres de traditions viticoles, à moins que vous souhaitiez en découvrir toute leur ampleur, du haut des fameuses citadelles du vertige.

source https://www.tourisme-corbieres-minervois.com/corbieres-des-vins-de-tradition.html

Patrimoine, nature & sérénité à l’Abbaye de Fontfroide

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https://www.narbonne-tourisme.com/patrimoine-nature-et-serenite-labbaye-de-fontfroide

Visitez 1000 ans d’histoire!

FONDATION DE L’ABBAYE DE FONTFROIDE

L’abbaye de Fontfroide voit le jour en 1093, sur les terres données à quelques moines bénédictins par le Vicomte de Narbonne. L’abbaye tire son nom de la source se trouvant à proximité, la Fons Frigidus, la Fontaine Froide. Outre l’eau, les religieux pouvaient trouver dans le massif le bois et la pierre pour la construction du monastère. Mais Fontfroide ne se développe réellement qu’après 1145 et son rattachement à l’Ordre de Cîteaux. Les moines cisterciens, sous la direction de St Bernard de Clairvaux, souhaitent revenir à la pureté de la règle de St Benoît, prônant pauvreté, austérité et sobriété architecturale.

La communauté de l’abbaye sera constituée de 80 moines et environ 250 frères convers. Grâce aux nombreuses donations et rachat de terres, l’abbaye deviendra une des plus riches en Chrétienté, possédant plus de 20 000 hectares de terre.

A la demande du roi d’Aragon, Fontfroide essaimera dans l’actuelle Catalogne en fondant le monastère de Poblet.

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UNE ABBAYE EN PAYS CATHARE

Au XIIème siècle se développe dans le sud de la France une religion chrétienne différente du catholicisme : le catharisme. Cette nouvelle croyance se propage rapidement dans toute l’Occitanie, réclamant le retour au modèle d’Église primitive des premiers temps du Christianisme. Cette ‘hérésie des bons hommes’ est condamnée par le pape Innocent III et devient la cible des catholiques, en premier lieu des cisterciens. Les moines de Fontfroide ne parvenant pas à convaincre les Cathares d’abandonner leurs croyances par le seul usage de la prédication, la papauté décide en 1209 de déclencher contre les Cathares du Midi, la première croisade organisée en terre chrétienne contre les hérétiques et ceux qui les soutiennent. L’assassinat de Pierre de Castelnau, moine de Fontfroide devenu légat du Pape sera l’acte déclencheur de la Croisade contre les Albigeois.

BENOÎT XII, LE PAPE DE FONTFROIDE

En 1311, Jacques Fournier, succède à son oncle Arnaud Novel sur le siège abbatial de Fontfroide. Nommé évêque de Pamiers en 1317, il dirige lui-même le tribunal d’inquisition contre les derniers cathares. Transféré en 1326 à l’évêché de Mirepoix, il est promu cardinal en 1327. Il est élu pape en décembre 1334, succédant à Jean XXII sous le nom de Benoît XII. À peine élu, il révoque toutes les commendes et entreprend la réforme des ordres monastiques, à commencer, dès 1335, par sa propre famille cistercienne de l’Abbaye de Fontfroide . Il fait construire le Palais des Papes à Avignon où il meurt en 1342 et est enterré dans la cathédrale d’Avignon. Avec cette disparition, l’abbaye perd son dernier grand protecteur. Vient ensuite le temps des changements.

Benoit 12 pape en Avignon

UNE VIE DE CHÂTEAU DANS UNE ABBAYE

À partir du XVème siècle, l’abbaye tombe en Commende : le Roi de France impose ses abbés, des nobles la plupart du temps, peu soucieux des considérations monastiques. De nouvelles constructions voient le jour donnant un air de château à Fontfroide : cour d’Honneur, frontons, jardins en terrasses… Les moines, peu nombreux, oublient à leur tour la rigueur de la règle et mangent viande et chocolat, certains jouent même au billard ! La Révolution Française met fin à toute vie monastique et à la mise en Commende, Fontfroide sera donnée aux Hospices de Narbonne en 1791.

LE PÈRE JEAN

Jean Léonard naît à Valbonne dans le diocèse de Nîmes en 1815. Ordonné prêtre à Nîmes le 12 décembre 1839, il est nommé professeur de mathématiques au petit séminaire de Beaucaire. En 1865, il entre à l’abbaye de Sénanque et devient maître des novices.
Sa culture littéraire et scientifique, sa piété profonde et rayonnante ainsi que son sens pastoral élevé, font de lui un homme complet très aimé de ses frères. Il sème entre eux un véritable esprit de famille cimenté par la prière.

Devenu prieur (1858) puis abbé de Fontfroide (1889), il fait rayonner l’abbaye comme foyer de charité, lieu de retraite et d’accueil. Ses paroles et ses écrits ont une vaste résonance et ont exercé une grande influence sur des personnalités importantes comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Dom Chautard, ou encore Saint Antoine Marie Claret, qui mourut près de lui. A sa mort, en 1895, une foule innombrable participe à ses obsèques, venue de Narbonne et de toute la région. Son procès de béatification est en bonne voie en cour de Rome

LA RENAISSANCE AVEC GUSTAVE FAYET

Les lois de séparation de l’Église et de l’État provoqueront le départ des derniers moines en 1901. En 1908, Gustave et Madeleine Fayet achètent l’abbaye aux enchères. Artiste et conservateur de Musée, Gustave Fayet est surtout connu pour son talent de collectionneur visionnaire et ses commandes d’œuvres symbolistes  : Gauguin, Van Gogh, Cézanne, et surtout Odilon Redon, dont le Jour et la Nuit viennent décorer la bibliothèque de Fontfroide. Il entreprend également une vaste campagne de restauration et de redécoration de l’abbaye. Aujourd’hui, les descendants de Gustave Fayet entretiennent toujours avec la même passion l’Abbaye de Fontfroide.

Et l’histoire se poursuit encore…

Narbonne : trois étoiles pour l’abbaye de Fontfroide

https://www.midilibre.fr/2017/04/13/narbonne-trois-etoiles-pour-l-abbaye-de-fontfroide,1492278.php

L’abbaye de Fontfroide vient de décrocher le Saint-Graal du tourisme! Une troisième étoile au Guide vert Michelin de la dernière édition Roussillon, Aude, Pays Cathare.

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Le responsable de la collection, Philippe Orain, est ainsi venu remettre la précieuse distinction à l’abbaye en présence de Laure d’Andoque, responsable du site. Une récompense attendue de longue date, la deuxième étoile étant arrivée en 1952. L’abbaye rejoint ainsi le club très restreint des sites qui « valent le voyage », à savoir dans l’Aude la Cité de Carcassonne et le château de Peyrepertuse.

Deux autres sites se voient dotés d’une deuxième étoile dans le département, l’ensemble monumental du Palais des Archevêques avec la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur de Narbonne et le château comtal de la Cité de Carcassonne. A Narbonne, cette distinction est l’aboutissement d’un important travail de restauration et de valorisation du patrimoine, ainsi que d’amélioration de l’accueil des publics, mené par les services municipaux.

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La Ville de Narbonne souhaite poursuivre dans cette voie, afin d’atteindre son objectif : décrocher, à terme, une troisième étoile également! Complémentaire au futur Musée régional de la Narbonne antique, le complexe architectural composé du Palais des Archevêques et de la cathédrale permettra ainsi de faire découvrir au plus grand nombre – et dans les meilleures conditions – les beautés et les trésors du patrimoine narbonnais.

Peyrepertuse et les châteaux cathares (Aude)

Peyrepertuse et les châteaux cathares (Aude)

Les vestiges du château de Peyrepertuse rappellent la guerre qui, au 13e siècle, fut menée contre les Albigeois ou cathares, qualifiés d’hérétiques par l’Église. Implanté au sommet d’une falaise, il fut l’une des places fortes de ces derniers. On y a une très belle vue sur les environs. Une trentaine d’autres « châteaux cathares » sont à découvrir dans la région, dont celui de Montségur en Ariège.

Venir visiter Peyrepertuse c’est vivre une expérience inoubliable au milieu d’une nature encore préservée où souvent vous aurez la sensation d’être privilégié et hors du temps !