Entre Sète et Marseillan : un vignoble unique au monde

Vous êtes, peut-être, déjà passé sur cette route  entre l’étang de Thau et la plage de Marseillan, dans l’Hérault, sans vous apercevoir qu’elle abrite un vignoble unique au monde.
Près de 4.000 cépages différents y sont soigneusement alignés, par rangs de cinq pieds de la même famille. Cette collection botanique inédite a démarré en 1876 avant de s’établir définitivement en 1949 au domaine de Vassal.
Les pieds de vigne s’y enracinent dans le sable, à l’abri de tout risque de contamination et du redoutable phyloxéra dont les ravages il y a deux siècles sont justement à l’origine de ce conservatoire.
Sur 27 hectares s’épanouissent aujourd’hui des cépages oubliés, comme des variétés inédites de Chardonnay, Pinot ou Merlot.
C’est l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique qui veille sur  cette collection d’exception qui n’accueille que de rares visiteurs mais reste accessible à des chercheurs et des vignerons du monde entier.
Quatre cents espèces sortent ainsi chaque année du domaine. Plusieurs grands noms du vin français ont pris l’habitude de venir y débusquer des cépages « oubliés ».
La famille Plageoles de Gaillac, dans le Tarn, s’en est même fait une spécialité. Elle s’applique à redonner vie à des vins d’un autre âge avec des cépages autochtones – Ondenc, Prunelard, Verdanel ou Mauzac –, conservés à Vassal.
En attendant, le domaine de Vassal continue d’enrichir sa propre collection. Près de 80 « échantillons » atterrissent chaque année au domaine dans l’espoir d’être identifiés. Ces boutures sont apportées par des vignerons qui veulent connaître l’origine de quelques pieds atypiques de leurs parcelles. Ou par des scientifiques partis en exploration « sauvage » dans la garrigue ou la montagne.
Elles peuvent aussi avoir été adressées par un institut sud-africain ou géorgien, qui compte sur Vassal pour les conserver.

source : https://www.grandsudinsolite.fr/964-34-herault-collectionneur-de-vignes.html

autre article : https://lesudmakesmehappy.com/wp-admin/post.php?post=2619&action=edit

Et Sète créa la Pointe

La Pointe courte - Film (1956) - SensCritique

Au milieu du XIXe. l’arrivée du chemin de fer et le remblaiement de la ligne Bordeaux-Tarascon laisse derrière eux une butte de terre en bordure de l’étang. Ce terrain est squatté par les pêcheurs pour y stocker leurs filets dans des cabanons de fortune. Leurs familles les rejoignent et ils se sédentarisent.

En 1969, la mairie de Sète décide d’acheter ce terrain au domaine maritime et de leur revendre à prix coutant. Les premiers Pointus sont nés.

« Traverse des barreurs », « traverse des jouteurs », « traverse des pêcheurs » sont quelques noms des ruelles de ce quartier cher à Agnès Varda. La réalisatrice le met d’ailleurs en lumière avec son 1er film en 1954. Aujourd’hui, façon maisons de poupée, les façades colorées et les filets qui sèchent le long de l’étang donnent à ce bout de terre un cachet hors du temps très apprécié des promeneurs.

— “Le cinéma, des fois, c’est juste le fait d’avoir filmé des gens vivants dans un cadre vivant”, Agnès Varda

Cette ou Sète… un peu d’histoire

Vous avez peut-être vu le nom de Sète orthographié de manière différente, entre autre, « Cette ». Ainsi démarre la visite guidée SETE HISTOIRE LA*, commentée par Lisa, Sophie ou Dany l’une des guides l’Office de Tourisme. On y apprend que Cetus, signifie cétacé en latin, devenu Ceta, Cète ou Cette comme on peut lire sur les cartes postales anciennes. Settim désignait également au temps des Phéniciens un emplacement boisé. A vous de voir! Si l’origine du nom reste nébuleuse, tous s’accordent à dire qu’il fait référence au mont qui surplombe la cité : le Mont Saint Clair et sa forme si particulière qui ont inspiré les armoiries de la ville : une baleine ! Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, couvert de pins, entouré de sables marécageux difficilement accessible aussi bien par terre que par mer. Merci à Louis XIV et ses grands travaux d’aménagement qui firent naître la ville (voir encadré). Mais c’est véritablement l’arrivée du chemin de fer en 1839, la 3e de France qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l’activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. Une ville venait de naître avec ses canaux, ses îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal.

en savoir un peu plus?

Du côté des livres L’histoire de Sète, par Gustave Brugidou, président de la SEHS (Société d’Études historiques et scientifiques. En vente (20€) dans les bonnes librairies sétoises.

Histoire de Sète, sous la dir. de Jean Sagnes (Privat).

Les Rues de Sète (Ville de Sète).

Saint-Clair et ses baraquettes, par Catherine Lopez- Dréau (éd. Singulières) Un air de Sète, par Jacques Rouré et Michel Descossy (Equinoxe).

la Mamma de Di Rosa à Sète

Située sur la place de l’Hospitalet, qu’on atteint depuis le port par la rue Romp-Cul (ou rue Rapide), cette statue aux formes opulentes et aux lèvres pulpeuses est une œuvre du Sétois Richard di Rosa. Alanguie sur son coussin de granit, elle trône au milieu de la place, semblant veiller sur les voitures du parking et sur les boulistes qui jouent à ses pieds. Dans le quartier, ne pas manquer une visite au Café Social, siège de la Jeune Lance Sétoise, une des grandes sociétés de joutes locales

Deux jours à Sète, la bouillonnante

https://www.lemonde.fr/m-voyage-le-lieu/article/2016/02/16/deux-jours-a-sete-la-bouillonnante_4866317_4497643.html

La mer d’un côté, l’étang de l’autre, entre les deux de jolis canaux… Et pourtant “l’île singulière” n’a rien de balnéaire. Car, même hors saison, le premier port de pêche du littoral français est toujours en effervescence. En descendant au-delà de Montpellier, jusqu’à Sète, on s’attendait à retrouver l’atmosphère des stations balnéaires de notre enfance : du béton, des promenades saturées de marchands de glaces et de manèges, et des plages aménagées. Mais Sète ne ressemble ni à Palavas ni à La Grande-Motte. “L’île singulière”, comme l’avait baptisée Paul Valéry, enserrée entre la mer et l’étang de Thau, est avant tout un port de pêche, le premier du littoral français méditerranéen. Ses chalutiers, ses thoniers, sa criée en font une ville « travailleuse » et vivante. Une ville culturelle aussi, dont les canaux, les vieux quartiers de pêcheurs et les ruelles lumineuses continuent d’inspirer artistes et cinéastes.

Premier jour

10 heures : Tielle matinale. Pour s’imprégner de l’accent sétois et des effluves d’iode, on s’immerge aux halles (1), marché couvert en plein cœur de la ville. Un lieu de vie, où, tous les matins, les Sétois s’alpaguent et s’attablent au café. Pendant qu’on déguste quelques huîtres – tant pis pour l’heure matinale ! – tout juste pêchées à Bouzigues, les enfants courent entre les étals de poissons et de crustacés. Et s’attardent devant la boutique de Giulietta, dont les tielles mettent l’eau à la bouche ; une « tourte » typiquement sétoise, fourrée au poulpe et à la tomate, dont Giulietta propose aussi une version aubergine parmesan, exquise.

11 heures : royal canal. Depuis les halles, par le passage du Dauphin, on arrive le long du canal Royal, où s’alignent des centaines de bateaux de pêcheurs colorés. Les petits en repèrent même un qui a coulé à pic. C’est là qu’en août, à la Saint-Louis, ont lieu les fameux tournois de joutes. Perché sur un bateau, un jouteur protégé par un pavois (bouclier) tente de faire tomber l’adversaire à l’eau avec sa lance. La tradition remonte au Moyen Age, mais continue d’attirer locaux et touristes. La promenade le long du quai de la Marine, bordé de restaurants et de boutiques, est agréable. Au pont de la Savonnerie (2), embarquement immédiat dans l’un des bateaux de Sète Croisières, pour découvrir la ville au fil de l’eau. Le Canauxrama, pour une visite des canaux en passant sous les neuf ponts, ou L’Aquarius, qui sort en mer.

13 heures : boîte à sardines. Mieux vaut éviter les restaurants le long du quai, qui n’ont d’atout que leur terrasse – et encore, la route est passante. On s’installe plutôt face à la criée, chez Oh Gobie. Filets de pêche accrochés au mur, tables et chaises dépareillées, ambiance décontractée… et excellentes sardines grillées. Sous les arcades, près de l’office du tourisme, L’Ultima propose un menu enfant copieux et des pizzas délicieuses. Puis on digère en arpentant le vieux port. Voiliers, yachts et catamarans rivalisent avec chalutiers et thoniers. Le Nouveau Bassin, lui, accueille d’impressionnants paquebots en partance pour l’Algérie ou la Sardaigne.

11 heures : royal canal. Depuis les halles, par le passage du Dauphin, on arrive le long du canal Royal, où s’alignent des centaines de bateaux de pêcheurs colorés. Les petits en repèrent même un qui a coulé à pic. C’est là qu’en août, à la Saint-Louis, ont lieu les fameux tournois de joutes. Perché sur un bateau, un jouteur protégé par un pavois (bouclier) tente de faire tomber l’adversaire à l’eau avec sa lance. La tradition remonte au Moyen Age, mais continue d’attirer locaux et touristes. La promenade le long du quai de la Marine, bordé de restaurants et de boutiques, est agréable. Au pont de la Savonnerie (2), embarquement immédiat dans l’un des bateaux de Sète Croisières, pour découvrir la ville au fil de l’eau. Le Canauxrama, pour une visite des canaux en passant sous les neuf ponts, ou L’Aquarius, qui sort en mer.

16 heures : enchères de la mer. Retour face à la criée (3), devant laquelle une trentaine de chalutiers déchargent des cageots de poissons. De l’extérieur, cet immense hangar ne ressemble pas à grand-chose. C’est à l’intérieur que le ballet se joue, et que défilent bacs de dorades, de rougets, de seiches – il se vend jusqu’à 700 lots par heure aux enchères. Dommage, les acheteurs ne crient plus à l’ancienne, mais appuient simplement sur un bouton pour passer commande – la criée sétoise a été la première d’Europe à être informatisée. 18 h 30 : “La Mamma”. Comme attiré par le clocher de la décanale Saint-Louis (4), qu’on aperçoit depuis les quais, on quitte le bord de l’eau pour rejoindre le Quartier haut. L’ancien fief des pêcheurs « marins » a gardé le charme d’antan, ses ruelles étroites, ses petites maisons de deux étages aux façades roses et jaunes. On s’arrête place de l’Hospitalet, devant l’opulente sculpture de Richard Di Rosa  : La Mamma. C’est face à cette femme pulpeuse aux lèvres charnues que l’on s’arrête pour dîner de quelques tapas, au café Le Social  : un bar de copains, fief d’une des sociétés de jouteurs sétoises, où l’ambiance est à la fois populaire et branchée.

Deuxième jour

10 heures : entre deux eaux. On choisit de commencer la matinée par une balade en minibus, façon « Huit ça suffit ». Yves Bousquet, de Buscapade Languedoc, vient nous chercher tôt pour prendre de la hauteur. Calotte vissée sur la tête, ce Sétois pur jus depuis trois générations raconte la ville avec passion – et accent. En dix minutes, nous voici sur le mont Saint-Clair, qui domine la ville… à 182 mètres. Le quartier est résidentiel, les plus aisés y ont perché des villas. Depuis la terrasse panoramique, on aperçoit d’un côté l’étang de Thau et ses parcs à huîtres, de l’autre, le port côté mer. L’île singulière à 360 degrés.

11 heures : toit tranquille. En quelques minutes, Yves nous descend jusqu’au cimetière marin (5), curiosité de la ville qui domine la grande bleue. C’est là qu’est enterré le poète Paul Valéry – on reconnaît sa tombe au banc posé juste devant, pour les touristes. Ne cherchez pas Georges Brassens, l’enfant du pays, qui lui est enterré un peu plus loin, dans le plus populaire cimetière Le Py. Face au cimetière marin, on devine le joli Théâtre de la mer, qui accueille chaque été festivals de chanson et musiques du monde. Aux tombes, les enfants préfèrent le jardin aux cactus qui surplombe le cimetière.

13 heures : brin de sable. Notre chauffeur propose de nous laisser sur la Corniche, promenade aménagée le long des plages. Certes, ce n’est pas la Croisette, mais, à pied ou à vélo, la balade est revigorante. Sète met peu en avant ses 12 kilomètres de plage, pourtant larges et propres… mais, il est vrai, dépourvues de charme. Lorsque le soleil pointe, y pique-niquer reste agréable.

14 heures : MIAM, un “modeste musée”. Depuis la Corniche, un bus remonte jusqu’au centre-ville, direction le MIAM (6). Derrière ce nom gourmand se cache l’étonnant Musée international des arts modestes. Des objets du quotidien, d’ordinaire laissés-pour-compte – paquets de gâteaux, scoubidous, cadeaux Bonux ou Kinder, soldats de plomb –, que les artistes Hervé Di Rosa et Bernard Belluc ont mis en scène dans des vitrines à thème.

La visite de ce lieu unique a un goût d’enfance. « Oh, les premiers emballages de Malabar ! », « Toi aussi, tu regardais Goldorak ? », « Tu mangeais des Croqu’images ? » Un moment à partager avec les enfants – qui nous trouvent alors tellement vieux. Le week-end et pendant les vacances scolaires, La Petite Epicerie – le service pédagogique du MIAM – organise des ateliers arts plastiques pour les petits. 16 heures : l’île des Pointus. Avant de reprendre le train, on dépasse la gare, puis le pont mobile, pour pénétrer dans un autre monde  : celui de la Pointe courte. Le quartier des pêcheurs de l’étang – dont la plupart ont des noms catalans ou italiens – immortalisé par la réalisatrice Agnès Varda en 1955. Sculptures faites avec des matériaux de récup’, balcons décorés, filets de pêche étendus au soleil, chats errants, barbecues à même la rue… Il règne sur ce bout de l’île une joyeuse anarchie. Un petit paradis figé dans le temps qui a attiré les artistes, et désormais les bobos – des maisons d’architecte commencent à pousser. Puis on s’arrête au Bar du Passage, le seul café du quartier, qui sert plateau de crustacés et tapas à toute heure au bord du canal. Le pont mobile se lève, et Sète redevient pour quelques heures une île. Singulière.

Sète : les endroits à découvrir

 Le long des quais de la Pointe courte, le quartier des pêcheurs quadrillé de ruelles bordées de maisonnettes où sèchent les filets, les barques des Pointus (le nom des habitants du quartier) attendent de partir sur l’étang. En suivant le quai de la Daurade, on découvre la lagune et ses cabanons ostréicoles. Au sud, c’est un autre paysage qui vous attend, du Théâtre de la mer niché dans un ancien fort jusqu’au Lido, en passant par le quartier de la Corniche. La balade présente une vue dégagée sur la Méditerranée, et les couchers de soleil y sont grandioses. En chemin, vous pourrez admirer les eaux turquoise des criques de la Nau et la Vigie. Au bout, le Lido déroule son long ruban de 12 km de sable blond qui rappelle que Sète est aussi une station balnéaire. Pour découvrir pleinement l’âme de la ville, il faut grimper sur le mont Saint-Clair, qui la domine de ses 183 m. C’est là que les Sétois se réfugient en été pour se réunir et prendre le frais dans leur cabanon. C’est également ici que le musée Paul-Valéry rend hommage au poète. Le cimetière marin où il repose juste à côté est à voir absolument. Non loin, l’Espace Georges-Brassens fait revivre la voix du chanteur. Il attire chaque année un nombre record de visiteurs qui se pressent ensuite pour le saluer au cimetière Le Py.

https://www.femmeactuelle.fr/vie-pratique/voyage/sete-les-endroits-a-visiter-lhiver-2072048

à Sète, on tourne!

https://www.midilibre.fr/2018/07/19/demain-nous-appartient-a-sete-grand-succes-sur-petit-ecran,4658452.php

La série tournée à Sète et diffusée sur TF1 fête son premier anniversaire. L’heure d’un bilan plutôt positif. Il y a quasiment un an jour pour jour, le 17 juillet 2017, les Français découvraient pour la première fois sur TF1 Demain nous appartient. Un an plus tard, le programme qui s’annonçait comme une saga estivale est devenu la série quotidienne phare de la chaîne et réunit chaque soir, avant le journal télévisé, 3 à 3,5 millions de téléspectateurs. Si les chiffres des audiences ont encouragé TF1 à prolonger le feuilleton, avec une commande de 260 épisodes supplémentaires qui seront diffusés jusqu’en février 2019, l’engouement des Sétois pour « DNA » a très certainement contribué à sa réussite.

« Une aubaine » Avec plus 600 figurants par mois, un vivier de 800 techniciens dont 180 sont mobilisés tous les jours pour assurer 50 semaines de tournage par an, DNA représente pour l’Île singulière une véritable manne économique. D’un point de vue emplois directs mais également par rayonnement, 500 000 € sont injectés chaque mois dans l’économie locale. « Tous les jours, ce sont 180 personnes qu’on loge sur place, qui achètent et consomment sétois », détaille le producteur, Stéphane Caput. « Pour nous, c’est une aubaine », se réjouit Christelle Espinasse, adjointe à la culture. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la commune s’efforce de faciliter les tournages. Et l’investissement semble porter ses fruits : selon une étude menée par la Ville en octobre dernier, un touriste sur cinq visiterait Sète du fait de l’attrait exercé par les séries et le cinéma. La moitié des restaurateurs attribuent une nette hausse de leur activité au tourisme cinématographique. Grâce à Kechiche, Candice Renoir, Tandem et aujourd’hui DNA, Sète se fait un théâtre de choix pour le cinéma. Pour ne déplaire à personne. « Les Sétois ont témoigné d’une vraie passion pour la série, ses personnages et ses décors », s’enthousiasme le directeur de la production, Stéphane Caput. Certains décors extérieurs, comme le Spoun, le bar du quai de l’Aspirant-Herber ou encore le restaurant de plage La Paillote, créés spécifiquement pour les besoins de la saga, sont devenus des lieux emblématiques dans le paysage sétois. « Les gens se sont appropriés la série et ont fait de ces lieux leurs rendez-vous », poursuit le producteur.

Impliquer les acteurs locaux Mais il n’y a pas que Sète qui brille sous le feu des projecteurs. De Mèze à Balaruc, en passant par Loupian et bientôt Bouzigues, c’est tout l’archipel de Thau que Demain nous appartient met à l’honneur chaque soir, en s’évertuant à mobiliser les entreprises locales dans tous les corps de métiers. Maquilleuses, coiffeuses, costumiers, techniciens de l’image et du son : l’équipe de tournage se veut être la plus héraultaise possible pour sublimer l’île la plus singulière qui soit. Et qui n’en finit pas de charmer la production et les comédiens. « Il se dégage de Sète une atmosphère assez unique dont on ne cesse de se nourrir. La richesse de l’environnement donne plein d’histoires à raconter », précise Stéphane Caput. Alors que la saga souffle sa première bougie, elle offre à ses fans une suite d’aventures qui promet d’être riche en rebondissements, avec l’arrivée au casting de Vanessa Demouy et Bruno Madinier. En poursuivant l’envie que le personnage principal reste la ville.

Sète, une ile singulière?

Sète est comme une île singulière

Parler de Sète, c’est comme parler d’un univers à part entière. Parce que Sète est comme une île singulière. Sur la carte, elle semble reliée à la terre. Mais en vérité elle flotte entre la mer et l’étang de Thau. Sète est une île singulière parce qu’elle est aussi italienne. Voyez les noms de famille sur les monuments du Cimetière Marin. Regardez comment sont appelés les bateaux. Lisez les enseignes sous les halles du marché. Sète est une île qui flotte très haut par-dessus l’horizon de la mer et lorsqu’on grimpe tout en haut du Mont Saint Clair, en tendant un peu l’oreille montent parfois des chants d’Italie. Sète c’est une culture à part entière, un parler succulent au cœur de notre Occitanie Secrète. Et si vous ne comprenez pas tout ce que l’on vous dit là-bas, ce n’est pas que vous « touchez la bombe » ou que vous « débourronnez » : c’est que vous ne maîtrisez pas encore les expressions du parler sétois. « 

https://occitanie-secrete.fr/sete-est-comme-une-ile-singuliere/

Sète est comme une île singulière Parler de Sète, c’est comme parler d’un univers à part entière. Parce que Sète est comme une île singulière. Sur la carte, elle semble reliée à la terre. Mais en vérité elle flotte entre la mer et l’étang de Thau. Sète est une île singulière parce qu’elle est aussi italienne. Voyez les noms de famille sur les monuments du Cimetière Marin. Regardez comment sont appelés les bateaux. Lisez les enseignes sous les halles du marché. Sète est une île qui flotte très haut par-dessus l’horizon de la mer et lorsqu’on grimpe tout en haut du Mont Saint Clair, en tendant un peu l’oreille montent parfois des chants d’Italie. Sète c’est une culture à part entière, un parler succulent au cœur de notre Occitanie Secrète. Et si vous ne comprenez pas tout ce que l’on vous dit là-bas, ce n’est pas que vous « touchez la bombe » ou que vous « débourronnez » : c’est que vous ne maîtrisez pas encore les expressions du parler sétois.

Allons nous oxygéner à Sète

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Anciennement nommée « Cette » jusqu’en 1927, Sète est la troisième plus grande agglomération de l’Hérault derrière Béziers et Montpellier. Une ambiance de petite cité portuaire et une invitation à la poésie s’exhalent des rues de cette commune de 43 620 habitants, à la fois villégiature prisée entre mer, étangs et canaux, et ville populaire à l’âme maritime. On l’appelle également la « Venise du Languedoc » en raison de ses canaux et de son port de pêche. Paul Valéry – qui l’appelait « l’île singulière » -, Georges Brassens, Manitas de Plata et Jean Vilar y sont nés, donnant à Sète une intemporelle âme d’artiste. Sète est enclavée entre la mer Méditerranée, l’étang de Thau, et est célèbre pour la qualité de ses fruits de mer. Plus grand port de pêche de la mer Méditerranée française, Sète s’étire d’ouest en est entre plages de sable fin, de petits quartiers populaires, le port pittoresque et le Mont Saint-Clair.

1. Visiter le centre-ville

Visiter centre ville de SèteLa ville de Sète fut fondée en 1666 par Louis XIV pour offrir un débouché maritime au canal du Midi : ainsi naquirent le port de Sète et les joutes nautiques. Quiconque vient visiter Sète se trouve charmé par l’atmosphère de la ville, entre les canaux, les petites placettes et les ruelles du centre-ville. En arrivant dans la ville, on profitera du canal royal, des quais Charles Lemaresquier, ou de la Promenade Jean-Baptise Mary, où l’on peut d’ailleurs manger dans des restaurants de fruits de mer en humant les effluves du port et de la criée. Au menu, tielles, macaronade, bourride de baudroie, rouille de seiche, moules et encornets farcis, soupe de poisson, daurade royale, coquillages de l’étang de Thau, zezettes, frescati… Une balade le long du Quai du Mistral à la Pointe Courte vaut le détour.

2. Monter au Mont Saint-Clair

Visiter Mont Saint-Clair, SètePourquoi ne pas visiter Sète en prenant de la hauteur ? Le belvédère du Mont Saint Clair offre un panorama splendide sur la mer, l’étang de Thau et sur la ville quadrillée par ses canaux. Une petite randonnée urbaine – facile, mais cela monte bien quand-même – permet de monter à 175 mètres d’altitude. Il s’agit en fait d’une ancienne île méditerranéenne, avant que ne soit formé le cordon de terre la reliant à ce qui est aujourd’hui la commune de Marseillan. Une forte densité de zones boisées se trouve à l’ouest de l’îlot, dont la forêt domaniale de Sète. A l’est, on trouve le cimetière marin – où sont inhumés Paul Valéry et Jean Vilar – et le phare de Sète. En redescendant, au sud, on ne manquera pas de faire le musée Paul Valéry et le musée de la mer. En redescendant par l’ouest, se dévoilent la plage de la Corniche et la plage des Quilles.

3. L’espace Georges Brassens

Visiter musée Georges Brassens, Sète

Crédit photo: Wikimedia- Fagairolles 34

Que faire à Sète ? Au musée Georges Brassens, les fans inconditionnels du roi des mots tirant sur sa bouffarde seront comblés : l’espace d’un instant, ils auront la voix de leur idole dans les oreilles. Le musée dédié à l’auteur-compositeur-interprète est celui le plus visité de la ville de Sète, avec 50 000 visiteurs par an. Cette visite promet d’être émouvante si vous aimez la poésie, la chanson et les idées de Georges Brassens (1921-1981). On pénètre dans le musée muni d’un casque stéréophonique pour écouter des chansons et des interviews de l’artiste. Des objets, photos, articles de presse retracent la vie de G. Brassens, entre Sète et Paris, des années 1920 à sa mort. Pendant une heure environ, on explore la façon dont il écrivait, ses sources d’inspiration, son caractère, et ses thèmes d’écriture à différentes étapes de sa vie (ses expériences, les femmes, le désir, la religion, la mort, etc.), une immersion poétique dans l’univers du chanteur. En fin de visite, traverser la route pour vous recueillir sur sa tombe au cimetière « Le Py », nommé « cimetière des pauvres » par les locaux, où il réside avec ses parents et sa bien-aimée Joha Heiman, dite Püppchen. Lui qui disait préférer, en chantant, avoir « un petit trou moelleux sur la plage de la Corniche » (Supplique pour être enterré sur la plage de Sète), y passe sa mort en vacances depuis le 29 octobre 1981.

4. Les plages de Sète

Visiter les plages de Sète

Crédit photo: Wikimedia- Christian Ferrer

A l’extrémité ouest de la ville, se trouvent les plages de Sète. Été comme hiver, on peut aller s’y baigner ou flâner sur le sable fin, pour profiter d’un long cordon de plage mouillée par les flots bleus. Sept magnifiques plages se trouvent entre le centre-ville de Sète et Marseillan, avec vue sur le Mont Saint-Clair : la plage du Lazaret, la plage de la Corniche, la plage du Lido, la plage du Castellas, la plage de la fontaine, la plage de la baleine et la plage des 3 digues. De larges parkings à proximité permettent de se garer même en pleine période estivale.

5. Le port de plaisance et le Môle Saint-Louis

Visiter môle Saint Louis, Sète

Crédit photo: Wikimedia- Christian Ferrer

Le Môle Saint-Louis est la jetée qui ferme le port de plaisance de Sète. La première pierre du môle Saint-Louis fut posée le 29 juillet 1666. Une balade le long de cette digue vaut un coup d’œil, pour admirer la ville comme si l’on était dans l’eau. Au bout de la jetée, le phare du Môle Saint-Louis permet une belle vue sur le port de plaisance.

https://generationvoyage.fr/visiter-sete-faire-voir/

Escapade Sètoise

La mer d’un côté, l’étang de l’autre, entre les deux de jolis canaux… Et pourtant “l’île singulière” n’a rien de balnéaire. Car, même hors saison, le premier port de pêche du littoral français est toujours en effervescence.

En descendant au-delà de Montpellier, jusqu’à Sète, on s’attendait à retrouver l’atmosphère des stations balnéaires de notre enfance : du béton, des promenades saturées de marchands de glaces et de manèges, et des plages aménagées. Mais Sète ne ressemble ni à Palavas ni à La Grande-Motte. “L’île singulière”, comme l’avait baptisée Paul Valéry, enserrée entre la mer et l’étang de Thau, est avant tout un port de pêche, le premier du littoral français méditerranéen. Ses chalutiers, ses thoniers, sa criée en font une ville « travailleuse » et vivante. Une ville culturelle aussi, dont les canaux, les vieux quartiers de pêcheurs et les ruelles lumineuses continuent d’inspirer artistes et cinéastes.Depuis les halles, par le passage du Dauphin, on arrive le long du canal Royal, où s’alignent des centaines de bateaux de pêcheurs colorés. Les petits en repèrent même un qui a coulé à pic. C’est là qu’en août, à la Saint-Louis, ont lieu les fameux tournois de joutes. Perché sur un bateau, un jouteur protégé par un pavois (bouclier) tente de faire tomber l’adversaire à l’eau avec sa lance. La tradition remonte au Moyen Age, mais continue d’attirer locaux et touristes. La promenade le long du quai de la Marine, bordé de restaurants et de boutiques, est agréable. Au pont de la Savonnerie (2), embarquement immédiat dans l’un des bateaux de Sète Croisières, pour découvrir la ville au fil de l’eau. Le Canauxramapour une visite des canaux en passant sous les neuf ponts, ou L’Aquarius, qui sort en mer.

Retour face à la criée (3), devant laquelle une trentaine de chalutiers déchargent des cageots de poissons. De l’extérieur, cet immense hangar ne ressemble pas à grand-chose. C’est à l’intérieur que le ballet se joue, et que défilent bacs de dorades, de rougets, de seiches – il se vend jusqu’à 700 lots par heure aux enchères. Dommage, les acheteurs ne crient plus à l’ancienne, mais appuient simplement sur un bouton pour passer commande – la criée sétoise a été la première d’Europe à être informatisée.

Direction : “La Mamma”. Comme attiré par le clocher de la décanale Saint-Louis (4), qu’on aperçoit depuis les quais, on quitte le bord de l’eau pour rejoindre le Quartier haut. L’ancien fief des pêcheurs « marins » a gardé le charme d’antan, ses ruelles étroites, ses petites maisons de deux étages aux façades roses et jaunes. On s’arrête place de l’Hospitalet, devant l’opulente sculpture de Richard Di Rosa  : La Mamma. C’est face à cette femme pulpeuse aux lèvres charnues que l’on s’arrête pour dîner de quelques tapas, au café Le Social  : un bar de copains, fief d’une des sociétés de jouteurs sétoises, où l’ambiance est à la fois populaire et branchée.

article du Monde https://www.lemonde.fr/m-voyage-le-lieu/article/2016/02/16/deux-jours-a-sete-la-bouillonnante_4866317_4497643.html

un p’tit air de printemps!

Vous le sentez ? Mais oui, ce petit air de printemps qui commence à pointer le bout de son nez ! Il est partout : dans les champs avec les amandiers en fleurs, dans les collines avec les asperges sauvages qui n’attendent qu’une bonne omelette pour diffuser toutes leurs saveurs et dans les villes avec le retour des hirondelles ? Bref, il est grand temps de prendre l’air.

Demandez nous le programme!

 

Dégustation en privé d’huitres et de Picpoul de Pinet

Rendez vous aujourd’hui sur l’étang de Thau, magique en cette saison pour une dégustation d’huitres et de Picpoul de Pinet.

Une cabane au bout du chemin de terre, c’est là! Un lieu confidentiel face au Mont St Clair. Magique, tout n’est que luxe, calme et volupté!

Après une balade en bateau pour nous aider à comprendre comment se déroule l’élevage des huitres, retour sur la terre ferme pour notre dégustation privée; un tête à tête avec des produits du terroir d’une qualité exceptionnel!

Juste un très bon moment, hors du temps! IMG_0732-300x225

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Prestation pour groupes uniquement : privatisation de l’espace dégustation et du bateau. N’hésitez pas à me consulter.

 

 

 

Visite VINTAGE à Marseillan

Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec une vieille dame, peut être devrais-je dire avec une Institution. Direction, Marseillan, charmant port en Languedoc situé sur l’étang de Thau. Le site invite à la flânerie le long du quai…

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mais  nous sommes attendus à quelques pas de là. Nous avons rendez-vous chez NOILLY PRAT pour une visite « Vintage ».  Que de charme dans cette vieille bâtisse totalement rénovée qui conserve, depuis 1813, la recette secrète de la fabrication de ce vermouth que nous connaissons tous, le Noilly Prat.

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Cette visite permet de comprendre l’alchimie des éléments naturels qui fait la particularité de ce vin apéritif mais les gourmands l’utilisent aussi pour la confection de certaines sauces.

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La visite se termine par une dégustation commentée.

Différentes visites payantes sont possibles jusqu’à l’organisation d’un atelier Cocktails, à base de Noilly Prat, bien sur!

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Dégustation d’une huitre de luxe …sur l’étang de Thau

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Si l’objectif de la visite, c’est bien sur découvrir et de comprendre comment ici sur l’étang de Thau on élève les huitres, la visite des parcs à huitres de la famille Tarbouriech n’a rien à voir avec les autres producteurs d’huitres.

Déja la visite se fait en bateau éléctrique et ici le parc ostreicole est équipé de panneaux photovoltaiques…Vous l’aurez compris, ici chez les Tarbouriech, tout est différent! et surtout leurs huitres,

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On va donc comprendre toutes les spécificités liées à la production de cette huitre « spéciale Tarbouriech » avant de la déguster, bien sur! car c’est le fruit d’un miracle et de l’obstination d’un homme : Florent Tarbouriech qui suspend les huîtres de son étang à des cordes et qui, tous les jours, prend son canot pour aller les relever, les sortir de l’eau, simulant à la main une marée fictive.

IMG_0732-300x225Le résultat : une huître lisse, assez plate, à la coquille rosie au soleil, tendre, très charnue, légèrement iodée et distillant avec bonheur un léger goût de noisette et de champignon. Un goût unique et subtil que les plus grands chefs s’empressent d’inscrire à leur répertoire.

Le reste suit. Des dizaines de panneaux solaires installés sur son parc, une commande électronique, des marées artificielles gérées du bout de l’iPhone : le miracle se répète. Les huîtres Tarbouriech de l’étang de Thau gagnent leur légitimité. Venez les déguster!

Valmagne : la cathédrale des vignes!

Entre Sète et Pézenas, rendez vous à Valmagne. Aller à Valmagne, c’est se retirer de l’effervescence du monde et de la civilisation.

Valmagne c’est d’abord un site…la grande vallée couverte de vignes…

Valmagne, c ‘est aussi et c’est surtout cette superbe abbaye cistercienne, propriété de la famille D’Allaines qui, active, fait rayonner cette abbaye en l’animant de diverses manières : visites, création du jardin médiéval, concerts, privatisation des lieux pour soirées….sans oublier la production de vin, car on fait du vin à Valmagne depuis le 12 eme siècle…Goutez ce cépage peu connu : le Morastel….

Profitez du cloître et ses jardins au charme florentin. Admirez la salle capitulaire avec sa voûte en anse de panier ainsi que la fontaine, une des rares conservée dans une abbaye cistercienne. Valmagne_abbaye_chapitreVous pourrez également vous promener dans les jardins et visiter le conservatoire de cépages avant de déguster les vins bio de ce domaine viticole du Languedoc Roussillon. Pour finir, savourez un repas champêtre à l’auberge restaurant vigneron où les plats sont à base de produits bio qui sont issus du jardin potager!

Pas d’austérité à Valmagne….que du plaisir, plaisir des yeux et des papilles!