Musée de la Romanité à Nimes – On plante le décor!

 » Un écrin pour les exceptionnelles collections de la ville, témoins de l’influence romaine »

Avant d’entamer notre déambulation dans ce musée où fourmille pas moins de 5000 pièces exposées, il faut prendre un peu de temps pour découvrir ce musée de l’extérieur. La première réaction quand on regarde ce batiment c’est tout d’abord la surprise : quand meme faire cohabiter 2000 ans d’histoire sur quelques mètres, il faut oser!

Et celle qui a osé c’est Elisabeth de Portzamparc qui remporte le concours en 2011. « Face aux arènes, masse de pierre au dessin magnifique des arcs que Rome a laissé, le nouveau projet rayonne en une présence claire, lumineuse, une architecture presque fluide et diaphane qui semble en lévitation sur le site et sur le jardin archéologique ». Elizabeth de Portzamparc

Alors, ce batiment il ressemble à quoi?

C’est un parallélépipède élégant, lumineux fait de transparence et de légéreté. Habillé d’une « peau »  constituée de 7000 lames de verre qui évoquent la mosaique romaine – une des richesse du musée – cette façade ondulée aux reflets changeants au cours de la journée fait écho aux Arènes. Vous l’aurez compris l’objectif de cette façade n’est pas de venir en concurrence de l’amphitheatre romain mais c’est de jouer la carte de la complémentarité et de créer un fil « imaginaire » entre ces 2 batiments. Bien vu Elisabeth!

D’ailleurs Nimes est une « habituée » dans le mélange des genres architecturaux : en 93, c’est l’inauguration du Carré d’Art – l’architecte, une pointure! Sir Norman Foster. Son batiment fait face à la Maison Carrée, c’est dire la difficulté!

Vous voilà initiez aux subtilités de la façade, prochain rendez-vous la déambulation muséographique. Le rendez-vous est pris!

 

http://www.elizabethdeportzamparc.com/fr/projet/musee-de-la-romanite/

https://museedelaromanite.fr/

 

le Pont du Gard : 3 étoiles Michelin!

Dans l'édition 2019 du Guide Vert Michelin, le site du Pont du Gard se voit décerner 3 étoiles!
Mais que veulent bien dire cette attribution d'étoiles? le nombre d'étoiles décernées qualifie l'interet de la visite.
Verdict pour le PONT : vaut le voyage! Ah oui, quand meme, 2000 ans d'histoire ça fait toute la différence!
Donc pour tous ceux qui veulent se rafraichir la memoire, rdv au Pont du Gard pour une visite guidée. Je vous y attends!

Voic les 9 critères de visite sur lesquels ces lieux sont évalués
– Ressenti lors de la découverte du site
– Notoriété
– Richesse patrimoniale et richesse de la visite
– Présence de labels
– Valeur patrimoniale ou historique
– Beauté et esthétique
– Authenticité et charme
– Agrément de la visite (aménagement, accessibilité, entretien)
– Qualité de l’accueil

 petit bémol : le cout du parking est lui aussi 3 étoiles ! 

un p’tit air de printemps!

Vous le sentez ? Mais oui, ce petit air de printemps qui commence à pointer le bout de son nez ! Il est partout : dans les champs avec les amandiers en fleurs, dans les collines avec les asperges sauvages qui n’attendent qu’une bonne omelette pour diffuser toutes leurs saveurs et dans les villes avec le retour des hirondelles ? Bref, il est grand temps de prendre l’air.

Demandez nous le programme!

 

Bazille à Aigues-Mortes

On le sait peu mais en mai 1867, Frédéric Bazille se rend à Aigues-Mortes. Le jeune peintre est l’étoile montante d’un mouvement en train d’éclore, l’impressionnisme. C’est un séjour décisif pour cet artiste montpelliérain. Fasciné par ce haut lieu historique, il va y peindre 3 oeuvres majeures une se trouve au Musée Fabre de Montpellier, les deux autres toiles dans des musées americains.

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bazillePar plans successifs, on trouve l’eau, la terre, les reflets dans l’eau, les fortifications, le ciel… et tous les jeux qu’ils permettent.

Frédéric Bazille est né il y a 175 ans tout juste à Montpellier. Etudiant en médecine issu d’un milieu protestant fortuné, il monte à Paris dans les années 1860 mais change vite de voie. Il commence à peindre et côtoie dans différents ateliers Claude Monet, Auguste Renoir ou encore Alfred Sisley. Autant « de jeunes lions qui veulent changer le monde » selon l’expression de Kimberley Jones.

« Bazille est né au bon moment dans ces années 1860 qui furent sans doute parmi les plus décisives de l’histoire de l’art. Mais il est mort trop tôt!  En août 1870, Bazille s’engage au 3e régiment de zouaves. Il est tué trois mois plus tard, le 28 novembre, lors de la Bataille franco-prussienne de Beaune-la-Rolande dans le Loiret, en essayant de protéger héroïquement un groupe de femmes et d’enfants.

A découvrir ou re-découvrir au musée Fabre et en balade à Aigues mortes!

Uzès, confidentielle et élégante

 

Mais Inimitable les jours de marché !
Située à quelques kilomètres du Pont du Gard, Uzès se love dans un vallon verdoyant, c’est en effet à ses pieds que coule le source d’Eure qui ira alimenter le Pont du Gard .
Venir à Uzès, c’est renouer avec le charme d’une petite ville provinciale qui s’anime les jours de marché, le samedi matin et qui nous invite à la flânerie dont la réputation a depuis longtemps franchi les limites de la région. Il se tient de la Place aux Herbes et sous les arcades
Ceinturée par le boulevard Gambetta, la ville médiévale est un dédale de ruelles et de places ombragées bordées d’Hôtels particuliers classiques, c’est auss l’un des plus vastes secteurs sauvegardés de la région. Profitons en…laissez vous bercer par le charme de cette ville secrète!

Musée du Pont du Gard- mode d’emploi

« Le Pont du Gard n’est qu’un maillon. Dans ce musée nous avons voulu restituer le viaduc sur ses 50 kilomètres et raconter le pourquoi du Pont », explique Sonia Sabatier, médiatrice culturelle et responsable du musée.

Nîmes est en bonne place avec ses riches notables romains qui à l’époque de chauffe-eau, baignoire.

« L’eau c’est un fil conducteur, c’est la raison pour laquelle le bruit de l’eau qui coule accompagne le visiteur ».

Et cette semi-pénombre qui surprend ? « Dans les tuyaux qui amenaient l’eau, explique Sonia Sabatier, il faisait sombre. C’est cette ambiance qui a été reconstituée ».

Durant la visite qui dure plus d’une heure, il y a du spectaculaire. Avec la reconstitution grandeur réelle d’une carrière et de deux arches du dernier étage du pont. On s’y croirait !

« Ce qui me frappe, insiste la responsable du musée, c’est la technique surprenante et la fabuleuse organisation mise en place par les gallo-romains pour faire aboutir ce chantier. Tout cela a pu se faire car ils avaient une formidable connaissance de la pierre et de la topographie du terrain. »

Maquettes, dessins, reconstitution d’habitats… l’épopée du Viaduc, dans le musée, s’étale sur 2 500 m2. Une visite ludique et pédagogique. Pourquoi le pont est toujours là. C’est aussi expliqué !

« Simplement parce qu’il a eu, résume Sonia Sabatier, une nouvelle jeunesse. Sa réutilisation en pont routier pour franchir la rivière l’a sauvé. »